
Céline Dion et la flambée des prix de ses billets de concert se sont invités au Sénat
16 avril 2026
L’Ukraine déclare avoir abattu 31 missiles et 636 drones lors d’attaques russes au cours des dernières 24 heures
16 avril 2026face à l’envolée des prix des engrais, des agriculteurs optent pour des méthaniseurs – franceinfo
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « face à l’envolée des prix des engrais, des agriculteurs optent pour des méthaniseurs – franceinfo ».
À ne pas oublier
Alors que le prix des engrais chimiques a doublé depuis le début de la crise au Moyen-Orient, les fertilisants naturels, rejetés par les méthaniseurs, permettent à des agriculteurs dans l’Essonne de réduire d’un quart leur dépendance aux engrais importés.
Publié
Temps de lecture : 2min
Le tiers de la production mondiale d’engrais chimique transite par le détroit d’Ormuz. Conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient : les prix des engrais s’envolent. Sachant que la France est dépendante à 60 % de ces importations d’engrais, des agriculteurs se tournent vers les fertilisants naturels, rejetés par les méthaniseurs qui servent à produire du gaz à base de résidus agricole. « C’est majoritairement de l’orge, et puis on retrouve aussi du triticale et du seigle », indique Victor Rabier, l’un des sept agriculteurs qui alimentent deux méthaniseurs à Angerville, dans le sud de l’Essonne.
Sur ses 140 hectares de terres situés aux alentours, l’agriculteur produit du blé et des pommes de terre. Sur certaines parcelles, il optimise la période entre la moisson et le semis. « L’objectif, c’est de ne pas perdre l’objectif premier d’exploitation : produire de la nourriture. Mais entre chaque culture, sur une petite partie (7%) de mon exploitation, je produis des cultures qui viennent sur le méthaniseur. » La qualité du gaz produit est contrôlée par le gestionnaire du réseau GRDF. L’installation a de quoi fournir 4 000 foyers pendant un an. Quand les emprunts bancaires contractés pour la construction du site seront remboursés, les agriculteurs en tireront un revenu.
Ce qui les intéresse particulièrement en ce moment, c’est « le déchet » rejeté par les méthaniseurs. « Pendant la fermentation, on enlève toute la partie organique qui permet de produire du gaz. Quand la matière sort, on appelle ça le digestat. » Ce dernier se révèle être un très bon substitut aux engrais chimiques, dont le prix a doublé depuis le début de la crise au Moyen-Orient. Il atteint 500 euros la tonne en ce moment. « Ça représente, à l’échelle globale de mon exploitation, une économie de 15 000 euros tous les ans. »
« Même une année où ça va bien, c’est toujours bon à prendre, mais une année comme celle-ci, c’est indispensable pour maintenir la survie de l’exploitation. »
Victor Rabier, agriculteur utilisant un méthaniseurà franceinfo
« Ce revenu est très important, puisque vu le cours des engrais, c’est une grosse économie », renchérit son collègue agriculteur et associé Bruno Dupuis. Ce digestat leur permet de diminuer d’un quart leur dépendance aux engrais importés, avec une qualité bien meilleure. « En plus, c’est une matière organique, encore plus assimilable, mieux que du chimique parce que pour les plantes, c’est plus facile à assimiler », ajoute l’agriculteur. Un peu plus de 800 sites de biogaz comme celui-ci sont exploités par GRDF en France.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

9999999/2026/04/15/69dfe5e06e74b336001798.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
