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16 avril 2026Analyse : L'équipe éditoriale a examiné cette actualité et partage son point de vue.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Futur TGV : Perpignan veut du fret et du tourisme à grande vitesse » mérite un regard attentif.
Points clés à connaître
Réunis ce 15 avril au palais des congrès de Perpignan, acteurs économiques, élus et habitants ont échangé avec SNCF Réseau sur la future ligne à grande vitesse. Précisément la Phase 2 entre Béziers et Perpignan, ses retombées économiques et touristiques, mais aussi les interrogations sur le tracé, les gares et l’impact environnemental.
La nouvelle ligne doit permettre d’augmenter le nombre de TGV, de libérer des voies pour les TER du quotidien et développer le fret ferroviaire. “Une infrastructure indispensable pour désengorger les axes routiers et répondre aux enjeux de décarbonation », souligne l’adjoint au maire de Perpignan, Xavier Baudry, favorable à une ligne mixte voyageurs-fret.
Sur ce point, le consensus est fort. La mixité voyageurs-fret apparaît comme une évidence pour la majorité des intervenants et des acteurs, notamment pour combler un manque à l’échelle européenne via Perpignan-Montpellier. « Au-delà de l’importante question environnementale, le fret est un message fort de notre développement industriel », affirme le représentant du CESE Occitanie (Conseil économique, social et environnemental) comme d’autres participants. Plusieurs voix appelant aussi à renforcer les liaisons de marchandises pour limiter le recours aux camions.
Un levier pour le tourisme et l’économie avec 3 millions de passagers et 5 000 emplois à la clé
Les projections évoquent 2 à 3 millions de voyageurs supplémentaires selon les scénarios. À Perpignan, la fréquentation pourrait passer de 2,2 à 3,5 millions de passagers par an. Le chantier représente également un enjeu majeur, avec 3 000 à 5 000 emplois mobilisés pendant les travaux et jusqu’à 10 000 emplois directs et indirects à terme : “Il faut que le territoire se prépare à l’arrivée du TGV”, insiste Hermeline Malherbe, présidente du Département, en évoquant les retombées économiques pour les entreprises locales. Pour les acteurs économiques, la LGV pourrait renforcer l’attractivité d’un territoire déjà porté par le tourisme.
Littoral, activités nautiques, cyclotourisme, œnotourisme… plusieurs filières pourraient bénéficier d’un meilleur accès, notamment pour une clientèle nationale et internationale. Le tourisme d’affaires, qui peut représenter jusqu’à 55 % des nuitées selon les territoires en Occitanie, pourrait également profiter de cette nouvelle accessibilité. Le temps de trajet restant un critère déterminant. “L’enjeu, c’est de faire venir du monde toute l’année”, a aussi rappelé Brice Sannac, président de l’Umih 66 et hôtelier-restaurateur sur la côte Vermeille.
Les gares nouvelles cristallisent les tensions
Mais des réserves demeurent. La question des gares nouvelles, à Béziers et Narbonne, cristallise les tensions. “Multiplier les gares, ça peut ressembler à des trophées pour certains élus, plus qu’à une réalité économique”, pointe encore Brice Sanac. L’exemple de Tarragone ou Nîmes, où les gares sont situées à une vingtaine de kilomètres du centre, sont régulièrement cités comme contre-modèle.
À cela s’ajoutent les inquiétudes environnementales, notamment liées à l’artificialisation des sols et à l’impact sur les zones agricoles. Autre préoccupation, les usages du quotidien. Plusieurs participants ont insisté sur la nécessité de développer en parallèle une offre de trains régionaux accessible, avec des tarifs maîtrisés, notamment pour les liaisons transfrontalières avec nos voisins espagnols.
La LGV Béziers-Perpignan s’inscrit dans une réflexion de long terme, qui dure déjà depuis plus de quinze ans. L’intérêt de nombreux habitants et de certains professionnels se serait même émoussé entre-temps, comme l’a avancé Brice Sanac. Mais d’autres réunions sont prévues pour se replonger dans ce (gros) dossier TGV : le 5 mai à Fitou (Aude) et le 6 mai au Soler (Pyrénées-Orientales).
Nouveau recours contre la LGV Toulouse-Bordeaux
L’Occitanie compte deux chantiers de lignes à grande vitesse sur son territoire. La LGV Montpellier-Perpignan à l’est et la LGV Toulouse-Bordeaux à l’ouest. C’est cette dernière qui fait l’objet d’un nouveau recours d’opposants déposé ce 3 avril 2026. Réunies dans un collectif, seize associations contestent la légalité des autorisations environnementales délivrées par les préfets, arguant un vice de procédure.
« Excès de pouvoir »
Pour ces opposants, c’est le choix d’une participation publique par voie électronique (PPVE) qui poserait souci. L’État n’ayant pas réinterrogé directement les habitants, ce qui relèverait « soit d’une volonté de passer outre, soit d’une erreur fort regrettable ». Selon le collectif, « l’enquête publique de 2014 doit être considérée comme obsolète et caduque […] obligeant à une nouvelle enquête publique. Ne recourant pas à une telle enquête publique vous opérez un excès de pouvoir ». Les juges annuleront-ils les autorisations environnementales comme ce fut un temps le cas pour l’autoroute A69, un autre gigantesque chantier régional ?
La LGV Toulouse-Bordeaux, déjà commencée, doit permettre de rallier Paris en 3 heures et 10 minutes à partir de 2032.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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