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16 avril 2026« On ne sait pas où on va » : au salon du BTP de Narbonne, les professionnels tirent la sonnette d’alarme
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
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À ne pas oublier
Jusqu’à ce vendredi 17 avril, le salon du BTP de Narbonne se tient dans un climat préoccupant, sur fond de conflit au Moyen-Orient. Entre la hausse du pétrole et les marges en berne, les professionnels redoutent des licenciements et réclament des mesures d’urgence.
Le salon du BTP a ouvert ce jeudi 16 avril à Narbonne dans un contexte particulier pour les professionnels du secteur. Pensé comme une vitrine du BTP, l’événement est marqué par des inquiétudes liées à la crise que traverse le secteur du bâtiment et des travaux publics. Un salon, inauguré ce jeudi, qui va servir à mettre en valeur le secteur du BTP où l’Occitanie figure au 3e rang.
Depuis plusieurs semaines, la situation se dégrade en raison des tensions géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient, où la fermeture du détroit d’Ormuz depuis le 28 février 2026 a entraîné une flambée des prix du pétrole. Les entreprises sont désormais confrontées à une hausse rapide des coûts. « Depuis trois à quatre semaines, on a des augmentations de 5 à 8 % chez nos fournisseurs. Le PVC a pris 5 %, tout augmente », témoigne Emmanuel Mouton, administrateur à la CAPEB de l’Aude. D’autres évoquent des hausses encore plus importantes : « On tourne entre 5 et 20 % sur certains matériaux comme les produits plastiques ou l’aluminium. »
Le carburant pèse également lourd dans les dépenses. « Le gasoil a pris 30 % », souligne Xavier Levy, président de la FFBTP de l’Aude. Une inflation qui impacte directement les chantiers, y compris ceux déjà engagés. « Quand les prix augmentent en cours de chantier, ça réduit nos marges », explique le président.
Les conséquences sont déjà visibles. De nombreuses entreprises voient leur rentabilité chuter, certaines étant contraintes de revoir leur organisation. C’est notamment le cas de Jérôme Fontan, gérant d’une entreprise de menuiserie comptant cinq salariés. Confronté à la crise, il va devoir prendre des décisions à contrecœur. « Je vais peut-être devoir envisager des licenciements pour réduire les charges. Les charges patronales restent les plus élevées pour mon entreprise », confie le chef d’entreprise.
Au-delà de l’impact économique, la crise affecte aussi le moral du gérant. « On ne sait pas où on va, il y a une vraie inquiétude quand on reçoit les hausses de nos fournisseurs. »
« Ce sont des mesurettes »
Face à ces difficultés, les professionnels réclament des mesures adaptées. « On a demandé des allégements sur le gasoil dans le BTP », explique Grégory Roures, président de la CNATP de l’Aude. Mais les réponses actuelles sont jugées insuffisantes. « Ce sont des mesurettes, ça ne nous aide pas », regrette le président. Tous appellent à des solutions ciblées, à la fois au niveau régional et national.
Dans ce contexte, des actions pourraient voir le jour. « Si ça continue, on organisera des mobilisations au niveau départemental », prévient Grégory Roures. En attendant, l’avenir du secteur semble suspendu à l’évolution de la situation internationale. « On espère surtout une fin du conflit au Moyen-Orient. » Malgré tout, la filière tente de tenir. « On est une profession résiliente, on continue d’avancer », résume Emmanuel Mouton.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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