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16 avril 2026Pernod ricard : Le retour à la croissance de Pernod Ricard a déjoué les pronostics, mais la Bourse reste concentrée sur la potentielle fusion avec le propriétaire de Jack Daniel’s
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
L'article « Pernod ricard : Le retour à la croissance de Pernod Ricard a déjoué les pronostics, mais la Bourse reste concentrée sur la potentielle fusion avec le propriétaire de Jack Daniel’s » a retenu l'attention de notre équipe.
Ce qu'il faut retenir
(BFM Bourse) – Le groupe de spiritueux a dégagé une légère croissance en données comparables sur le troisième trimestre de son exercice 2025-2026. Mais la société a révisé ses perspectives en raison du conflit au Moyen-Orient. Surtout les investisseurs ont en tête les risques liés à un potentiel mariage avec l’américain Brown-Forman.
Pernod Ricard reste en convalescence. Le groupe de spiritueux évolue dans un secteur où la consommation s’est effondrée sur deux grands marchés, à savoir les États-Unis et la Chine.
À l’euphorie de la reprise post-Covid a succédé une période de hausses des stocks chez les détaillants, se traduisant par une chute des revenus des groupes de spiritueux. Le secteur fait par ailleurs face à une mutation, comme l’a d’ailleurs expliqué le directeur général du britannique Diageo, Dave Lewis, en février.
Le patron du numéro un du secteur relevait « que les consommateurs consomment à davantage d’occasions des spiritueux mais dans de moindres quantités » rapportait alors à BFM Bourse, Pierre Tegner, analyste chez Oddo BHF .
« Par ailleurs, c’est la fin du tout premium, avec du ‘trading down’ du consommateur qui baisse en gamme dans sa consommation. Le marché américain, par exemple, fait plus de place au ‘ready to drink' » et aux petits formats », poursuivait l’expert.
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Retour à la croissance
Dans ce contexte, pour le moins délicat, Pernod Ricard a tout de même réussi à dégager une croissance positive sur le troisième trimestre de son exercice 2025-2026, qui sera clos en juin prochain, marquant ainsi une amélioration par rapport aux trois mois précédents (les revenus s’étaient repliés de 5% en données comparables).
Sur la période, le chiffre d’affaires de la société a dégagé des revenus de 1,95 milliard d’euros en baisse de 15% en données publiées, mais en très légère hausse de 0,1% en données comparables (c’est-à-dire hors effets de changes et de périmètre).
Si la zone « Amériques » est restée en repli de 8% en données comparables, le groupe a dégagé une croissance de 6% en « Asie-reste du monde », portée par l’Inde (+11%) et une légère progression de ses revenus en Europe (+1%).
Le propriétaire des marques Absolut, Jameson et Ricard a dépassé les attentes. Le consensus (la prévision moyenne des analystes) tablait sur une baisse des revenus de la société de 0,5%, selon Citi.
D’après Barclays, la direction de Pernod Ricard a par ailleurs indiqué durant la conférence téléphonique qu’en éliminant les impacts directs du conflit au Moyen-Orient, la croissance se serait davantage rapprochée de 0,5%-0,6% en données comparables.
« Pour le futur, Pernod souligne que sa large présence géographique la protège largement, même si des impacts directs dans les régions touchées devraient persister », poursuit la banque britannique.
L’Iran pèse sur l’exercice
Toutefois, Pernod Ricard a précisé ses perspectives pour l’ensemble de son exercice 2025-2026 en raison de la guerre contre l’Iran.
L’entreprise table désormais sur un repli de ses revenus en données comparables compris entre 3% et 4%, alors que le consensus retient une baisse de 3,1%. La société prévoyait auparavant d' »améliorer » ses tendances en termes de croissance au second semestre par rapport au premier.
Le marché reste de marbre face à cette publication. L’action Pernod Ricard abandonne 0,45% vers 17h, ce jeudi 16 avril.
« Compte tenu de l’absence de surprises majeures et de la faible valorisation, nous prévoyons que le cours de l’action restera stable », anticipait, à juste titre, Citi dans une note publiée avant l’ouverture du marché.
Le marché a surtout l’esprit ailleurs. Lundi, dans une note écrite en amont de la texte, Barclays soulignait que « la grande majorité des conversations des investisseurs portent actuellement sur la fusion Pernod/Brown-Forman ».
Le mois dernier, Pernod Ricard a annoncé être entré en négociations exclusives avec ce groupe américain en vue d’une opération qui prendrait la forme d’une fusion entre égaux.
Fondé en 1870, Brown-Forman est basé à Louisville dans l’État américain du Kentucky. Le groupe détient les marques Jack Daniel’s, Jimador, Gin Mare ou encore Diplomatico et est présent sur de nombreuses catégories dans les spiritueux (whiskys, tequilas, rhum, gins, liqueurs, ready-to-drink).
L’entreprise a dégagé sur son dernier exercice complet des revenus de 4 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) soit trois fois moins que Pernod Ricard (un peu moins de 11 milliards d’euros).
Un mariage semé d’embûches
Les analystes s’accordent à penser que ce mariage présenterait des synergies opérationnelles, les marques de Brown-Forman tirant parti du large réseau commercial de Pernod, notamment en Europe, Chine et en Inde. Le groupe français lui renforcerait son exposition aux whiskies américains, une catégorie sur laquelle sa présence s’avère modeste.
Par ailleurs l’union des deux groupes permettrait de gagner en taille et de se rapprocher du leader du secteur, Diageo.
« Cela revêt une importance particulière car la taille reste un facteur déterminant du pouvoir de négociation face aux principaux distributeurs américains, dont la consolidation a structurellement favorisé les entreprises disposant de portefeuilles plus vastes et d’un volume de ventes plus important », expliquait Barclays.
Mais des risques non négligeables pour les actionnaires de Pernod Ricard existent. Plusieurs analystes redoutent que les termes de de la fusion leur soient défavorables et que le groupe se retrouve, in fine, à payer une prime de contrôle sur Brown-Forman. Un peu comme cela avait été le cas avec Peugeot SA lors de sa fusion avec Fiat Chrysler pour donner naissance à Stellantis.
Autre point: les deux groupes restent avant tout contrôlés par des familles, la famille Ricard pour Pernod et la famille Brown pour Brown-Forman. Ce qui signifie que l’une des deux devra accepter de renoncer au contrôle.
« Bien qu’il soit difficile de se prononcer sur la création de valeur potentielle sans connaître les termes de l’opération, nous serions surpris qu’une telle opération puisse générer une valeur significative pour les actionnaires de Pernod », tranchait en une phrase Deutsche Bank.
‘Les fusions entre égaux sont rares pour une bonne raison et nous voyons des difficultés à l’horizon, qui doivent être prises sérieusement en compte, si cette opération devait se concrétiser », prévenait de son côté Barclays, le mois dernier.
Un autre prétendant qui complique tout
Surtout Pernod n’est peut-être pas le seul à convoiter Brown-Forman. Le 9 avril, le Wall Street Journal a rapporté que Sazerac (Sazerac de Forge, Imperial Scotch) avait approché le groupe américain.
Le quotidien des affaires a ensuite écrit, mercredi, que Sazerac avait proposé de racheter Brown-Forman pour 15 milliards de dollars. Interrogées par le Wall Street Journal et Reuters, les entreprises n’ont pas commenté ces informations ou n’ont pas répondu à une demande de commentaire.
Barclays juge toutefois qu’un rapprochement entre Pernod Ricard et Brown-Forman possède une logique industrielle plus prononcée que celui entre Brown-Forman et Sazerac, car le nouvel ensemble donnerait naissance à un acteur plus puissant.
« L’intérêt manifesté par Sazerac pourrait être sincère, dans le but de se défendre et d’empêcher qu’une telle conclusion (une fusion Pernod-Brown, NDLR) ne se concrétise, ou sa principale motivation pourrait être simplement de faire grimper le prix à payer par Pernod Ricard (…) » , a écrit la banque américaine.
Dans tous les cas, les rumeurs autour de Sazerac ont poussé le cours de l’action Brown-Forman plus haut à Wall Street, si bien qu’à de tels prix, une fusion serait « dilutive (elle ferait perdre de la valeur) pour les actionnaires de Pernord Ricard« , avertit UBS.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
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Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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