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Quelques observations clés de notre rédaction sur « pourquoi la plage est devenue une source d’angoisse pour un Français sur deux ».
Points saillants
Faut-il s’assumer tel que l’on est ou céder à l’injonction du corps parfait? Si les discours sur l’acceptation de soi progressent, la réalité des chiffres est plus brutale: 86% des Français préparent leur « summer body » et l’idée même de se mettre en maillot de bain est devenue une source d’angoisse pour une personne sur deux.
Alors que le succès du titre « Summer body » d’Helena célébrait l’an dernier l’acceptation de soi, la réalité des chiffres est plus nuancée. À l’approche de l’été, l’injonction au corps « parfait » continue de peser lourdement sur les Français, transformant parfois les vacances en source d’angoisse.
Le « Summer body », un rituel pour 86% des Français
Selon un sondage de l’IFOP, la préparation du corps avant les vacances estivales reste une norme pour une immense majorité de la population: 86 % des Français déclarent s’y plier. Les méthodes diffèrent selon les sexes: là où les hommes privilégient le sport, les femmes ont davantage tendance à surveiller leur alimentation.
Si ces pratiques ont connu un léger recul entre 2017 et 2023, suggérant que l’injonction perd un peu de terrain, les motivations profondes restent tenaces. L’objectif est clair: avoir un « joli corps » sur le sable pour ne pas se sentir ridicule.
La plage, une source d’angoisse pour un Français sur deux
Derrière la volonté de se « prendre en main » se cachent souvent des complexes persistants. La comparaison avec les amis ou le souhait de rencontrer un partenaire amoureux poussent de nombreux vacanciers à vouloir transformer leur silhouette avant le premier bain de mer.
L’épreuve du maillot de bain reste un moment de grand malaise: 2 femmes sur 3 n’aiment pas leur corps et 4 hommes sur 10 partagent ce sentiment. Au total, 47% des Français disent ne pas apprécier leur image.
Plus inquiétant encore, pour la moitié des personnes sondées (49%), l’idée même d’aller à la plage ou à la piscine est devenue une source d’angoisse. Un chiffre qui, loin de diminuer avec la montée des discours sur l’acceptation de soi, ne cesse d’augmenter ces dernières années.
Le « boom » des consultations avant l’été
Pour Raphaël Gruman, nutritionniste et diététicien, cette période de l’année marque un pic d’activité incontestable: “C’est l’effet de saisonnalité. Les patients viennent me voir en me demandant de perdre entre 5 et 10 kilos”, explique-t-il au micro de RMC.
À trois mois de l’échéance estivale, l’expert rassure: le temps est encore suffisant pour agir sans tomber dans des régimes draconiens. L’objectif n’est pas de réaliser une performance de « sprinter » pour tout lâcher dès la mi-juillet, mais d’amorcer un changement durable.
Gare aux sucres cachés
Pour entamer un rééquilibrage efficace, le spécialiste pointe du doigt un coupable souvent ignoré au profit du gras: les glucides. “Ce ne sont pas forcément les yaourts à 0% ou l’arrêt du beurre qui font la différence. Ce qui fait grossir, ce sont les glucides en général, car on en consomme trop par rapport à nos besoins”, analyse-t-il.
Outre les produits sucrés évidents, Raphaël Gruman alerte sur les “glucides cachés” au goût salé, comme le pain, les féculents ou les gâteaux apéritifs. Non brûlés par l’organisme, ces apports sont directement stockés sous forme de gras.
Le levier de l’alcool est également central. Le nutritionniste conseille de réduire d’abord la fréquence de consommation, notamment le verre de vin quotidien, tout en glissant une astuce pour les plus fêtards:
“L’alcool le moins calorique reste le champagne”.
Au-delà du simple critère esthétique, il rappelle que la quête du « summer body » est aussi une question de confort moteur: “C’est aussi pour se sentir mieux. Quand on a quelques kilos en trop, on n’est pas à l’aise dans ses vêtements ni dans ses mouvements. C’est avant tout se faire du bien à soi, pas seulement pour plaire aux autres”.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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