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16 avril 2026Reuters.com
16 avril 2026Stellantis annonce que la dernière usine produisant des voitures en Île-de-France va cesser cette activité
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Stellantis annonce que la dernière usine produisant des voitures en Île-de-France va cesser cette activité ».
Les faits essentiels
SIMON WOHLFAHRT / AFP
Le constructeur automobile Stellantis mettra fin à la production automobile dans son usine historique de Poissy (Yvelines) après 2028.
Le même destin que Renault à Flins. Le constructeur Stellantis va cesser la production d’automobiles dans son usine historique de Poissy, dans les Yvelines, après 2028, a annoncé le groupe ce jeudi 16 avril. Elle sera reconvertie en un centre de fabrication de pièces et de déconstruction de véhicules, en conservant 1 000 postes ouvriers sur 1 500.
Le groupe italo-franco-américain (marques Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Chrysler…), cinquième constructeur mondial, va investir 100 millions d’euros pour reconvertir ce site et assure que les réductions d’effectifs s’effectueront essentiellement par des départs « naturels ou volontaires ».
« Le site ne fermera pas, il aura un futur industriel pérenne », a voulu rassurer Stellantis dans un communiqué.
Le syndicat Sud appelle à la grève
Après 2028, le site va progressivement intégrer « quatre nouvelles activités industrielles, pleinement opérationnelles d’ici à 2030 » pour « maintenir 1 000 postes ouvriers », à savoir « la production de pièces automobiles, la valorisation de pièces dans une logique d’économie circulaire, la préparation et la transformation de véhicules et l’impression 3D de pièces pour des petites séries ». La fabrication de pièces correspond à un nouveau besoin étant donné le vieillissement continu du parc roulant, avec 40 millions de véhicules de 12 ans en moyenne, explique le groupe.
Stellantis précise que le site compte aujourd’hui 1 925 ouvriers « sur le papier », mais qu’en réalité 1 580 personnes travaillent réellement sur le site, « compte tenu des absences pour formation, congés, ou maladie ». « À horizon 2030, avec les départs naturels, dont les mesures d’âge, le site comptera autour de 1200 ouvriers actifs », ce qui correspond bien à « 1 000 postes ouvriers », car « dans l’industrie, il faut environ 1,2 personne pour tenir un poste », selon le groupe.
« Cette décision est le résultat d’une co-construction efficace avec des partenaires sociaux responsables qui ont toujours défendu l’emploi et la pérennité du site, en collaborant activement aux groupes de travail sur ces nouvelles activités », a assuré le directeur du site, Éric Hann, cité par BFMTV.
Le syndicat Sud Stellantis Poissy dénonce au contraire à nos confrères « une véritable saignée » alors que « les promesses de nouvelles activités industrielles annoncées ne représentent que 2 à 300 emplois sans aucune garantie de pérennité sur les 2 000 emplois actuels et c’est sans compter les milliers d’emplois d’équipementiers et de sous-traitants ». L’organisation syndicale appelle à faire grève le 23 avril.
Série noire et marché ralenti
Dernière usine d’assemblage automobile d’Île-de-France, le site de Poissy, l’une des cinq usines françaises de Stellantis et l’une des onze usines françaises d’automobiles, produisait 400 véhicules par jour, des Opel Mokka et des DS3. À son apogée, vers 1976, elle a employé jusqu’à 27 000 personnes.
L’arrêt de la production automobile à Poissy, usine née en 1938, vient clore une série noire pour les autres grandes usines automobiles franciliennes : les usines Renault de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) ont fermé en 1992, puis l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014. À Flins (Yvelines), l’usine Renault a cessé la production automobile en 2024 pour se reconvertir dans le reconditionnement automobile.
Considérablement réduit de taille ces dernières années, le site de Poissy était en sursis depuis octobre et l’annulation par Stellantis du projet de DS3 électrique sans attribuer de nouveau modèle à l’usine. En 2025, des rapports internes montraient un taux d’utilisation de la capacité de seulement 58 %.
La fermeture de Poissy s’inscrit dans le recul continu de l’emploi automobile en France depuis deux décennies, sous l’effet des délocalisations, puis de la transition vers l’électrique et maintenant de la concurrence chinoise. En outre, les marchés français et européen comptent un quart de ventes de voitures neuves en moins depuis la pandémie de Covid-19. Selon l’Insee, la filière automobile française (constructeurs et fournisseurs) a perdu un tiers de ses effectifs en 20 ans, passant de 425 500 emplois en 2010 à 286 800 en 2023.
Source : www.huffingtonpost.fr
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