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16 avril 2026Vrai ou faux. L’Italie finance-t-elle la baisse des prix des carburants avec des coupes dans les budgets de la Santé et de la Sécurité ? – franceinfo
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Vrai ou faux. L’Italie finance-t-elle la baisse des prix des carburants avec des coupes dans les budgets de la Santé et de la Sécurité ? – franceinfo ».
Points clés à connaître
L’Italie a fait baisser le prix des carburants en réduisant les taxes qui leur sont appliqués. Mais, selon le ministre français Laurent Panifous, cela s’est fait aux dépens de plusieurs ministères.
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Alors que les prix à la pompe sont toujours élevés, certains automobilistes aimeraient que le gouvernement réduise les taxes sur les carburants, à l’image de l’Italie. Interrogé sur le sujet mercredi 15 avril sur franceinfo, le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a expliqué qu’il n’y avait pas d’argent magique. « En Italie, il faut dire quand même qu’il y a eu des coupes dans les budgets de la Santé, dans les budgets de la Sécurité, a-t-il affirmé. Si nous prenions le modèle italien pour l’accompagnement de la crise en France, il faudrait que je vienne ici vous dire sur quelle enveloppe de notre budget en France nous coupons des crédits pour financer l’essence que nous mettons dans nos voitures. » Vrai ou Faux ?
L’Italie a en effet rogné sur les budgets de ses ministères pour pouvoir financer la baisse de la taxe d’accise sur les carburants, qui s’est traduite par une baisse de 25 centimes par litre. La mesure d’urgence a été mise en place par un décret paru au Journal officiel italien le 18 mars et devait durer jusqu’au 7 avril initialement, pour un coût de 527 millions d’euros.
La première annexe du décret précise les montants qui doivent être amputés des budgets des ministères. Le plus impacté est le ministère de l’Économie, avec une baisse de 127,5 millions d’euros. Le ministère des Infrastructures et des Transports est le deuxième qui est le plus mis à contribution, avec une baisse de 96,5 millions d’euros. Le ministère de la Santé suit avec une baisse de 86 millions d’euros, puis celui de l’Intérieur avec 30,1 millions de moins.
Les ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture, des Affaires étrangères et de la Culture voient chacun leur budget baisser de 25 millions d’euros. Les autres ministères connaissent aussi des réductions mais d’une plus petite ampleur. Le service d’études et le bureau du budget du Sénat italien ont tous les deux regretté, dans des documents différents (ici et ici), que les critères de calcul de ces baisses de budget et que les projets qui seront moins financés n’aient pas été précisés. Le média italien Il Post affirme que plusieurs événements culturels se sont vus couper leurs subventions.
La mesure a finalement été prolongée au-delà du 7 avril pour durer jusqu’au 1er mai, ce qui coûtera 500 millions d’euros supplémentaires.
Cette fois, l’Italie ne le financera pas en amputant les budgets des ministères. Le ministre italien de l’Économie Giancarlo Giorgetti a affirmé que « 200 millions d’euros sont autofinancés grâce à l’augmentation des recettes de TVA [liées à la hausse du prix des carburants] et 300 millions d’euros supplémentaires sont récupérés grâce aux ressources non utilisées du marché européens des quotas carbone », ce système européen qui oblige les entreprises les plus polluantes à payer pour leurs émissions de dioxyde de carbone, relate Il Post.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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