L’armée libanaise accuse Israël d’avoir violé le cessez-le-feu juste après son entrée en vigueur
17 avril 2026
le trafic toujours bloqué dans le détroit d’Ormuz
17 avril 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Voici notre analyse rapide sur « Cinq choses à savoir sur l’édition explosive du Festival du Livre 2026 – franceinfo ».
Récapitulatif des informations
Voyage, bande dessinée et pays divers et variés… Le festival s’apprête à accueillir une édition peu commune, sans les maisons d’édition du groupe Hachette et en pleine crise du limogeage du PDG de Grasset, Olivier Nora.
C’est dans un contexte particulièrement tendu que s’ouvre vendredi 16 avril jusqu’au dimanche 19 avril le Festival du Livre, à Paris. Le monde de l’édition est sous le choc de l’annonce du départ d’Olivier Nora, limogé par Vincent Bolloré de la tête des éditions Grasset, fleuron du groupe Hachette. Hachette avait d’ores et déjà annoncé déserter cette édition du festival avec ses dizaines de maisons, pour célébrer entre-soi, les 200 ans du groupe racheté en 2023 par le milliardaire breton.
Pas de Grasset, donc mais une programmation tout de même chargée : plus de 450 maisons d’édition sont réunies sous les verrières du Grand Palais. Quelque 1 200 autrices et auteurs sont attendus. Près de 300 rencontres avec « les plus grandes autrices et auteurs français, mais aussi les talents émergents » sont organisées, selon Pierre-Yves Bérenguer, directeur du Festival du Livre – anciennement « Salon ».
En 2025, la manifestation dédiée au livre avait accueilli 114 000 visiteurs, dont près de 43% avaient moins de 25 ans. Cette année encore, l’édition s’annonce riche : le prix Goncourt Laurent Mauvignier, l’écrivain ukrainien Andreï Kourkov, Amélie Nothomb, Jacques Attali, le réalisateur et dessinateur Ugo Bienvenu, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne ou encore le chef étoilé Philippe Etchebest dédicaceront leurs œuvres sur place. Le contexte, lui, est particulièrement tendu après le départ d’Olivier Nora, limogé par Vincent Bolloré de la tête des éditions Grasset, fleuron du groupe Hachette.
Les maisons d’édition du groupe Bolloré font bande à part
Le groupe Hachette avait d’ores et déjà remué le Festival du Livre pour cette édition 2026. Pour la première fois de l’histoire du rassemblement, seules trois maisons de l’écosystème de publication de Hachette seront présentes du 17 au 19 avril au Grand Palais : Calmann-Lévy, Le Livre de Poche et les Éditions BMR, la branche « romance » de l’entreprise Lagardère, rachetée en 2023 par le groupe du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
« Je ne peux que déplorer leur absence cette année, c’est dommage d’abord et avant tout pour leurs auteurs » confiait Pierre-Yves Bérenguer, à franceinfo Culture mercredi 11 mars. C’est donc un certain vide laissé sous les verrières du Grand Palais alors qu’Hachette à sous son joug plus d’une soixantaine de maisons et demeure le numéro un français de l’édition.
Ce départ s’explique par l’organisation en parallèle, des Grandes rencontres d’Hachette, à l’occasion des 200 ans du groupe – un mois avant le Festival du Livre – du 13 au 15 mars 2026 au Palais Brogniart à Paris. Un rendez-vous qui devrait s’annualiser où le groupe Bolloré y expose ses fleurons de l’édition : Grasset, Le Livre de poche, Larousse, Fayard ou encore JC Lattès.
Amazon fait ses valises
Amazon a annoncé mercredi 4 mars 2026 son retrait du Festival du livre de Paris, pour ne pas contribuer à une « polémique absurde » avec le Syndicat de la librairie française (SLF). Ce dernier a déclaré ne pas y participer en raison du partenariat entre le festival et le géant de l’e-commerce. Deux jours plus tôt le principal syndicat des libraires indépendants déclarait « Amazon n’est pas un ami du livre« , tout en estimant « il constitue, par sa puissance et ses visées prédatrices et hégémoniques, un risque majeur pour les auteurs et autrices, les éditeurs, éditrices et les libraires ».
Entre le secteur du livre et l’entreprise de Jeff Bezos les tensions sont vives depuis plusieurs années. Notamment depuis la loi octobre 2023 selon laquelle toutes les expéditions de livres neufs à un particulier en France, jusqu’à 35 euros, s’accompagnent obligatoirement de frais de port de 3 euros minimum. Une obligation qu’est parvenue à contourner Amazon en proposant une livraison gratuite dans ses casiers, présent un peu partout. Un détournement qui continue à défavoriser les librairies, selon les acteurs du milieu.
Après l’annulation du Festival d’Angoulême, la bande dessinée invitée d’honneur
Annulé pour la première fois de son histoire en décembre 2025, le Festival International de la Bande Dessinée 2026 n’a pas eu lieu, à la suite d’un boycott historique de l’institution par de nombreux auteurs, autrices et maisons d’édition. Le Festival du Livre a donc annoncé dès le mois de février que la Bande Dessinée, sans grand festival pour l’honorer cette année, serait l’invitée d’honneur de cette édition.
« Cette invitation nous a semblé indispensable dans le contexte actuel, a expliqué Vincent Montagne, Président du Syndicat national de l’édition, auprès de Livre Hebdo. Elle répond autant à la situation particulière du secteur avec des ventes en retrait dans toutes les catégories qu’à la regrettable annulation du festival d’Angoulême ». Une invitation qui relève également de l’urgence, à la suite de la désertion du groupe Hachette, ses maisons et ces auteurs.
D’ores et déjà présente au Salon depuis 2023, les grandes maisons d’éditions telles que Glénat (également présente aux Grandes rencontres d’Hachette en mars), Dargaud ou encore Delcourt seront présentes. On y retrouvera également des éditions indépendantes plus spécialisées, telle que l’Association ou la maison Studio 619. La bande dessinée sera également mise à l’honneur à travers deux expositions : l’une autour de la romance, Crush, et l’autre autour de la figure du héros voyageur, qui a si longtemps caractérisé les œuvres franco-belges.
Une invitation au voyage
Le Festival du Livre de Paris 2026 a choisi le voyage comme thème central pour donner une cohérence à une édition très tournée vers l’international. Ici, le livre et la bande dessinée donc, sont les vecteurs du voyage, à travers les pays, les langues et surtout les imaginaires. Une quatorzaine de pays est invitée, que le festival présente comme autant de portes d’entrée vers d’autres littératures.
Ce choix se retrouve en filigrane dans sa programmation placée sous le signe d’un voyage « littéraire, intérieur, géographique ou amoureux », ce qui permet de faire tenir sous une même bannière des rencontres sur l’exil, les récits de déplacement, la littérature de voyage, mais aussi des animations plus transversales comme La Grande Dictée ou une fresque participative autour du déplacement physique, émotionnel et spirituel. Mot-clé assez large et omniprésent dans la littérature, le voyage ouvre des horizons, tant dans ses évènements, qu’auteurs et autrices invitées. Comme le rappelait Vincent Montagne à l’annonce de ce thème, en citant l’écrivaine anglaise Emilie Dickinson : « Il n’est pas de Frégate comme un Livre. Pour nous emmener en Pays lointains « .
Parmi les pays invités, la Géorgie et ses 1700 ans de « tradition littéraire interrompue »
Comme c’est rarement le cas, le Festival n’a pas cette année un invité d’honneur (l’année dernière le Maroc) mais bien plusieurs acteurs « spéciaux » mis en avant : Abu Dhabi, l’UNESCO ou encore la Géorgie. Présente pour la première fois en 2022 au Festival, la Géorgie fait partie des pays invités et mis à l’honneur cette année par la présence de sa Maison des écrivains. Si la Géorgie occupe une place particulière cette année, c’est aussi parce que 2026 revêt une forte portée symbolique pour le pays.
La programmation officielle du festival rappelle qu’elle correspond au 1700e anniversaire de la proclamation du christianisme comme religion d’État en Géorgie, une commémoration également mise en avant par les autorités géorgiennes. « La vision chrétienne du monde, ainsi que le cadre philosophique qui en découle, a façonné les traditions culturelles géorgiennes, les coutumes et les modes de pensée. Par conséquent, il est difficile de comprendre pleinement la littérature géorgienne en dehors de son contexte chrétien », explique le Festival.
Stand dédié, partenaires officiels et plusieurs rencontres consacrées au pays montrent que le festival a choisi de s’appuyer sur cette séquence pour mettre en lumière la littérature et la culture géorgiennes, assez méconnue en France.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

9999999/2026/04/16/69e0a29c0230f433440815.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
