Dans son logement HLM qui prend l’eau à Narbonne, une dame âgée attend des travaux depuis de longs mois
Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Dans son logement HLM qui prend l’eau à Narbonne, une dame âgée attend des travaux depuis de longs mois ».
Récapitulatif des informations
Depuis les fortes pluies du début d’année 2026, l’appartement et le balcon d’une locataire sont en proie aux infiltrations d’eau. Elle tente d’alerter le bailleur social mais se désole de la lenteur de son intervention.
Déjà 30 ans que Palmyre (*), bientôt 76 printemps, occupe un logement social situé rue de la Briquetterie, dans le quartier Anatole-France. Elle a fait de son appartement un petit nid douillet dans lequel il fait bon vivre. Jusqu’au début de cette année 2026.
« Lors des fortes pluies de janvier et février, de l’eau s’est infiltrée dans la chambre à coucher de ma petite-fille. À tel point que toute la tapisserie qui recouvrait un mur s’est mise à dégringoler ! J’ai à peine tiré dessus, et le papier peint est venu d’un seul coup. Tout était trempé, le mur, le lit, le sol, l’interrupteur de la lumière », explique-t-elle. Un dégât des eaux classique ? « Dès qu’il se remet à pleuvoir un petit peu, l’eau continue à s’infiltrer dans cette pièce. Des traces d’humidité apparaissent désormais à d’autres endroits de l’appartement », déplore-t-elle. Sans parler de son petit balcon : « De l’eau coule tout le temps depuis la terrasse du niveau supérieur et ruisselle sur la façade. Je place des seaux qui se remplissent en quelques jours. Mon balcon est devenu le plus pourri de l’immeuble ! »
Les infiltrations s’agravent. Independant – PHILIPPE LEBLANC
Signalement en janvier, pétition en février
Palmyre a bien sûr alerté le bailleur social, « depuis le mois de janvier ». Les parties communes et d’autres appartements seraient concernés et la situation s’aggraverait : « Une pétition signée des locataires a été adressée à la direction en février 2026. Un agent du bailleur social a pris des photos des dégâts, mais rien ne bouge. Quand on se rend à la permanence, on est mal reçu, on se fait rabrouer. On m’a même répondu que je n’avais qu’à passer du vinaigre blanc sur les traces d’humidité ! ».
Nous n’avons jamais vu personne monter sur le toit de l’immeuble depuis 30 ans
« Mon balcon est le plus pourri » se désole Palmyre. Independant – PHILIPPE LEBLANC
Une voisine manifeste également son inquiétude : « Excepté un peu de mastic et de peinture sur les balcons, nous n’avons jamais vu personne monter sur le toit de l’immeuble depuis 30 ans. Peut-être que de l’eau stagne sur la toiture ? Faut-il la réparer ? Ou réviser l’étanchéité de l’immeuble et des terrasses ? Malgré les années qui passent, le soleil, les intempéries, aucune rénovation n’a été effectuée. » Quant à Palmyre, elle est bien embarrassée : « Mon assurance voudrait faire des rénovations à l’intérieur de l’appartement. Mais c’est impossible tant que des réparations n’ont pas été faites à l’extérieur. En attendant, je chauffe et j’aère pour éviter que la moisissure s’installe ». Désolée et désemparée, « j’ai épuisé tous les recours », confie-t-elle, en se demandant si elle ne ferait pas mieux « de séquestrer les charges, qui ne cessent d’augmenter, sur un compte à part ».
Des locataires difficiles à joindre ?
Karim Zoundari, directeur de l’exploitation et de la qualité de service chez Domitia habitat, assure que « nous avons tenté à plusieurs reprises de joindre la locataire afin de faire le indication sur sa demande, mais sa disponibilité a été limitée. De plus, le locataire du dessous a également rencontré des difficultés pour se rendre disponible… Après avoir identifié l’origine du sinistre en février, nous avons mandaté une entreprise spécialisée pour une intervention prévue en mars, suite à l’établissement de son devis. À ce jour, l’entreprise a fixé une date d’intervention au jeudi 16 avril (la locataire précise que personne n’est intervenu à cette date, NDLR). Une fois la cause du sinistre réparée, nous procéderons, comme à notre habitude, à la reprise des embellissements dans le cadre de nos contrats d’assurance ». Le directeur de l’exploitation et de la qualité de service indique au passage que « la tempête Nils a causé plus de 150 sinistres au sein de notre organisme, rendant la coordination des interventions parfois complexe ».
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