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17 avril 2026Guerre en Ukraine : les premiers tirs « se sont bien passés », la France teste avec succès les roquettes FLPT-150 et Thunderart, futures rivales du HIMARS américain
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Guerre en Ukraine : les premiers tirs « se sont bien passés », la France teste avec succès les roquettes FLPT-150 et Thunderart, futures rivales du HIMARS américain ».
Points essentiels de l’article
Premier succès pour les prototypes FLPT-150 et Thunderart lors des essais du 16 avril. Auditionné hier, Patrick Pailloux table sur une décision rapide pour équiper l’armée de terre. Entre souveraineté chère et alternatives étrangères livrables vite, le choix s’annonce tendu avant 2030.
Le 16 avril 2026, la France a entamé les essais des roquettes FLPT-150 et Thunderart, développées par les consortiums Thales/ArianeGroup et Safran/MBDA, afin de choisir le futur lance-roquettes multiple de l’armée de Terre appelé à remplacer le LRU (lance-roquettes unitaire) dès 2027.
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Lors d’une audition devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale le 15 avril 2026, Patrick Pailloux, délégué général pour l’armement, a indiqué que les premiers tirs « se sont bien passés », tandis que la prochaine série d’essais aura lieu « la semaine prochaine », rapporte le site spécialisé Forces Opérations. Les deux prototypes, fruits de partenariats d’innovation notifiés fin 2024, visent à offrir une capacité de frappe au-delà de 150 km et à terme jusqu’à 1 000 km. Ces essais s’inscrivent dans le programme Long Range Land Strike (FLP-T), pilier du futur de l’artillerie longue portée française.
Le projet mobilise les industriels Thales et Safran autour de technologies de résistance au brouillage GNSS — enjeu crucial des combats modernes. Thales intègre notamment son « TopStar Smart Receiver », un récepteur capable de maintenir la synchronisation des radios tactiques jusqu’à 48 heures sans signal, tandis que Safran exploite l’expérience acquise sur les bombes AASM à autodirecteur laser-infrarouge, produites sur la même ligne que les roquettes Thunderart.
Solution nationale plus coûteuse ou alternatives étrangères plus rapides à livrer
La DGA prévoit de choisir « avant l’été » la solution la plus adaptée, en fonction du rapport capacité/coût/délais. L’objectif : remplacer les LRU retirés du service dès 2027, avec une flotte comprise entre 13 et 26 lanceurs et environ 300 munitions, pour une mise en service opérationnelle d’ici 2030. Mais la contrainte budgétaire pèse : l’armée de Terre devra arbitrer entre une solution nationale plus coûteuse et des alternatives étrangères plus rapides à livrer.
Les industriels français affrontent une concurrence frontale : les lance-roquettes multiples (LRM) HIMARS américains, Lynx israéliens ou Chunmoo sud-coréens dominent déjà le marché européen. Pour préserver sa souveraineté, Paris envisage même, à titre transitoire, l’acquisition du système Pinaka indien, le temps de produire en série son propre matériel. Cette période de transition pourrait s’achever avec le déploiement du système Foudre MLRS, présenté au Bourget en 2025, conçu pour concurrencer HIMARS « en version 100 % française » selon ses concepteurs.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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