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17 avril 2026Le site audois du cimentier Lafarge reçoit et « montre tout » pour verdir son blason et exposer ses ambitions environnementales
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Le site audois du cimentier Lafarge reçoit et « montre tout » pour verdir son blason et exposer ses ambitions environnementales ».
Récapitulatif des informations
L’affaire des financements du terrorisme en Syrie par le cimentier Lafarge est très loin des préoccupations quotidiennes des Nouvellois et des Sigeanais. Ce vendredi, une quarantaine d’entre eux, curieux de connaître ce qu’il se fait à la cimenterie et les impacts directs sur leur cadre de vie, ont pu bénéficier d’une visite guidée.
La cimenterie Lafarge de Port-La Nouvelle, 5e site du groupe en France, est en pleine mutation avec pour objectif d’une décarbonation complète à l’horizon 2035.
Depuis toujours, le site audois accueille les habitants, des étudiants et des scolaires pour faire découvrir le process de fabrication du ciment et ce, affirment les dirigeants, « avec une volonté réelle de transparence ». Il s’agit en effet, aussi, de tordre le cou aux rumeurs. Par exemple, voici une dizaine de jours, les voitures des habitants de La Nouvelle ont été recouvertes d’une fine couche de poussière noire. Or, contrairement à ce que pensent les riverains, la cimenterie n’est pas directement en cause. « Il y a eu un problème sur le port lié au vent lors du chargement d’un bateau en clincker à destination de Dunkerque. Nous avons l’assurance d’EuroPorts que ce type d’incident ne se reproduira pas. Par ailleurs, ce désagrément est sans impact pour la santé », explique le directeur du site, Olivier Raïa.
Des poussières sans conséquences pour la santé
Il ajoute que les incidents représentent, sur un an, 0,1 % du temps de fonctionnement de l’unité de production. Audrey Trioli, chargée de recherche et développement, précise en outre, « que les abords de l’usine et l’entrée de la ville sont équipés de détecteurs de pollution en temps réel ».
La mutation du site vers le zéro CO2 s’accompagne d’attentes locales. Les riverains dénoncent régulièrement des retombées de poussières noires affectant leur quotidien. La direction reconnaît donc des incidents ponctuels, liés à des pannes ou événements exceptionnels, mais assure que les émissions restent majoritairement maîtrisées et composées de poussières inertes.
Pour limiter ces nuisances, l’entreprise investit notamment dans l’entretien de ses filtres à manches, à hauteur de 400 000 € par an. « Ce sont de grandes chaussettes qui captent les résidus des cheminées. Elles sont remplacées annuellement ou dès que c’est nécessaire », souligne Audrey Trioli. Dans l’entourage du maire de Port-La Nouvelle, on nous précise par ailleurs qu’un renouvellement plus fréquent serait souhaitable.
La décarbonation du transport : un fort enjeu
La stratégie de Lafarge à Port-La Nouvelle pour reverdir son blason repose sur plusieurs leviers : substitution des combustibles fossiles par des alternatives issues de l’économie circulaire (biomasse, déchets, pneus usagés), avec un taux visé de 90 % en 2030 ; réduction de l’utilisation du calcaire cuit ; et, à plus long terme, captation du CO₂ après 2035. La carrière locale, dont les réserves sont estimées à au moins 50 ans, garantit la continuité de l’activité. La décarbonation concerne aussi la logistique. Le transport ferroviaire permet déjà d’éviter l’équivalent de 120 camions par semaine, et un changement du fret maritime vers Dunkerque est prévu, accompagné de nouvelles infrastructures portuaires.
Avec un bémol toutefois pour ce qui est du ferroutage. « Le réseau SNCF est si contraint que l’on ne peut pas mettre autant de trains que l’on voudrait », explique Gilles Torregrosa, responsable administratif et moyens généraux du site.
Un site emblématique, mais inesthétique
Pour ce qui est des visiteurs du jour, ils ont posé peu de questions, émis peu de remarques, si ce n’est quant à la sécurité et à la fréquence des tirs d’explosifs à la carrière et sur l’aspect visuel du site. « On la voit de très loin la cheminée, elle est emblématique, mais au niveau esthétique, ce n’est pas fou », lancent deux messieurs à l’attention du directeur Olivier Raïa. « Vous n’avez pas tort. Mais peindre une telle cheminée de 80 mètres de haut n’est pas une mince affaire, techniquement et financièrement », répond-il. « Repeindre tout le site, ça coûterait autant que de peindre la tour Eiffel », plaisante Gilles Torregrosa. Pour autant, le « non » n’est pas catégorique…
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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