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17 avril 2026VIDEO. Déposer des brevets aux quatre coins du monde, attaquer les contrefaçons… le chemin de croix des inventeurs – franceinfo
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« Envoyé spécial » a suivi le parcours du combattant de plusieurs inventeurs. Avoir une idée de génie et trouver les moyens de la faire fabriquer ne suffit pas, il faut aussi la protéger des contrefaçons…
Peu importe l’âge, le milieu social, le parcours professionnel, ils sont tous animés du même rêve : trouver l’idée qui révolutionnera notre quotidien… et les fera vivre. Mais seulement 5% des inventeurs parviennent à vivre de leurs trouvailles.
Avant de gagner de l’argent avec leur innovation, de toute façon, il leur faut en dépenser. Déposer un brevet (obligatoire pour la protéger) revient, en France, à un peu plus de 600 euros. Une dépense à multiplier par le nombre de pays où l’on souhaite le faire. Et pour s’assurer que personne ne va s’emparer de l’idée, il faut verser des annuités pour chacun, pendant vingt ans.
L’investissement peut se chiffrer à une ou deux centaines de milliers d’euros, comme c’est le cas pour l’entreprise de Jacques Pitoux. Pour son extincteur en forme de boule, ce « Géo Trouvetou » multiprimé au concours Lépine a déposé un brevet dans 58 pays. A charge, pour lui et son équipe, de vérifier chaque mois qu’il est bien à jour de ses paiements pour chacun, car le moindre oubli peut être lourd de conséquences.
Pour un jour de retard, l’invention n’est plus protégée sur le territoire pour lequel l’annuité n’a pas été versée. Elle tombe alors dans le domaine public, et n’importe qui peut la fabriquer et la commercialiser… Grâce à toutes ces précautions, la société de Jacques a réussi à atteindre 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025.
Mais parfois, un brevet ne suffit pas à vous protéger de la contrefaçon. Benjamin Rimajou a dûment breveté en France son enfile-couette, et pourtant, les copies illégales se multiplient. Il s’en est procuré un exemplaire. L’objet, vendu 5 euros de moins que le sien, est bien imité… mais de mauvaise qualité. Il ne passe pas le test comparatif entre l’original et la copie auquel le soumet l’inventeur.
Sur les réseaux sociaux, celui-ci part en croisade contre « un pillage complet » et des « pratiques à bannir absolument ». Des pratiques qui font du tort à son image de marque, car c’est lui qui reçoit les plaintes des acheteurs bernés et mécontents : « cinq par jour à peu près sur notre service client », affirme-t-il, regrettant de devoir « faire de la pédagogie » pour expliquer que lui aussi est victime de cette contrefaçon.
« Si on laisse faire, on meurt, on met la clé sous la porte directement. »
Benjamin Rimajou, inventeur d’un enfile-couettedans « Envoyé spécial »
Qui sont les contrefacteurs ? Ils ne se sont pas gênés pour s’approprier des éléments visuels du site de Benjamin ou ses vidéos de démonstration, n’ont pas hésité non plus à apposer frauduleusement sur leur site le logo du concours Lépine. Ils ont aussi modifié certains montages publicitaires originaux à l’aide de l’intelligence artificielle… avec plus ou moins de réussite.
En quelques clics, l’inventeur découvre que le site abrite une société basée à Hong Kong, et que les enfile-couettes de contrefaçon sont fabriqués en Chine. Comme il ne peut pas se permettre une procédure judiciaire aussi lointaine, il va mettre en place ce qu’il appelle un « plan de feu » : « Contacter la DGCCRF (la direction de la répression des fraudes), la direction départementale de la protection des personnes, les avocats, les huissiers de justice, parce que c’est hyper important d’aller très, très vite. (…) Dix ans qu’on travaille sur cette entreprise-là, ce n’est pas pour la voir disparaître en quelques jours ! »
Extrait de « Ils plaquent tout pour devenir inventeurs », un reportage à voir dans « Envoyé spécial » le 16 avril 2026.
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Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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