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18 avril 2026Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Un regard de nos journalistes sur l'article « À défaut d’une loi pour le grand âge, le plan (au rabais) du gouvernement ».
Points saillants
Jose Luis Pelaez Inc / Getty Images
A défaut d’une loi pour le grand âge, le plan (au rabais) du gouvernement (photo d’illustration)
• La ministre chargée des personnes âgées a annoncé ce samedi qu’une conférence nationale sur l’autonomie se tiendra en septembre puis tous les trois ans.
• La conférence sur l’autonomie vise à aborder le vieillissement, mais ne satisfait pas les attentes du secteur qui réclame une loi pluriannuelle.
Avant d’être préoccupé par les courbes de la natalité, Emmanuel Macron l’était par celles du vieillissement démographique. À peine élu, le président de la République avait promis une loi « Grand âge » qui n’a jamais vu le jour. Il faudra finalement se contenter d’une conférence nationale sur l’autonomie, annoncée ce samedi 18 avril par le gouvernement.
« La priorité, c’est d’institutionnaliser toutes les initiatives à travers une mobilisation et l’installation de la Conférence nationale de l’autonomie », a déclaré la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées Camille Galliard-Minier sur franceinfo. Cette conférence « va nous doter d’un cap clair pour les prochaines années pour agir sur tous les champs du vieillissement : la prévention, la place de nos EHPAD demain, le domicile, les habitats partagés, le rôle des métiers du soin et surtout le soutien également aux aidants », selon elle.
La conférence sur l’autonomie, pensée sur le même modèle que celle sur le handicap, a vocation à se tenir tous les trois ans, après son lancement en septembre prochain. Mais pas sûr qu’elle réponde aux attentes du secteur qui réclame très clairement depuis des années une loi « grand âge » de programmation pluriannuelle.
Sur les seniors, le bilan raté de Macron
En 2022, la profession de foi d’Emmanuel Macron pour sa réélection ne faisait pas mention de cette promesse de son premier mandat. Le président candidat s’engageait seulement à faciliter le maintien à domicile des seniors et à « des contrôles accrus sur les maisons de retraite pour les rendre plus humaines », alors que le livre Les Fossoyeurs avaient mis en lumière la maltraitance des aînés au sein du groupe Orpea. Mais ce sont finalement les députés qui se sont ressaisis du dossier.
En avril 2023, une proposition de loi sur le « bien vieillir » a été déposée par la majorité de l’époque (Renaissance, Horizons, MoDem) après avoir été travaillée avec le gouvernement. Mais le texte a rapidement montré ses limites. Monique Iborra, députée Renaissance co-rapporteuse de la proposition de loi, avait ainsi quitté ses fonctions en dénonçant des mesures insuffisantes face aux besoins et aux attentes exprimées. Pour autant, le texte présenté comme un « premier jalon » avant une vraie loi « grand âge » avait été adopté au Parlement et promulgué en avril 2024. Deux ans plus tard, selon le baromètre de l’application des lois, 28 décrets d’application ont été pris sur les 37 nécessaires (76 %).
Au printemps 2025, le gouvernement a annoncé un « plan Grand âge » censé concrétiser les promesses d’Emmanuel Macron. La tenue d’une conférence nationale de l’autonomie était alors déjà évoquée par la ministre de l’époque Charlotte Parmentier-Lecocq. Mais la présentation du plan n’a cessé d’être repoussée, d’abord à l’automne puis en février 2026. Avant d’être reporté sine die avec l’annonce du départ du gouvernement de Charlotte Parmentier-Lecocq.
Des reports successifs « inquiétants » pour la Défenseure des droits
Ce report a été déploré par une grande partie des professionnels du secteur et jugé « inquiétant » par la Défenseure des droits dans un contexte de déficit d’attractivité des métiers du soin et de vieillissement de la population. Selon les projections démographiques et épidémiologiques, le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie devrait atteindre près de quatre millions en 2050, contre un peu plus de deux millions en 2015. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), il faudra alors entre 150 000 et 200 000 emplois supplémentaires pour « prodiguer des soins de base » aux personnes âgées en perte d’autonomie.
Interrogée sur ces reports successifs, Camille Galliard-Minier a botté en touche faisant valoir que le plan était « déjà en train de s’appliquer dans les territoires ». « Aujourd’hui c’est d’un plan d’action dont on a besoin », a-t-elle assuré. Une façon de fermer la porte à une loi d’ampleur, peu probable à un an de la fin du quinquennat, dans une Assemblée nationale sans majorité (même si ce sujet est l’un des rares à faire relativement consensus) et un Parlement déjà embouteillé, avec des projets de loi en souffrance comme celui sur la fin de vie ou encore les réformes institutionnelles sur la Corse ou la Nouvelle-Calédonie.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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