
Nathalie Baye est morte de la maladie à corps de Lewy, le même mal qui avait emporté Catherine Laborde
18 avril 2026
Élection de Louis Aliot à la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole : comment le candidat RN a ficelé un vote joué d’avance
18 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Nos rédacteurs considèrent que « Aux origines du hip-hop, puiser dans tous les styles et les inventions » est un article à suivre.
Les points essentiels à retenir
Il était l’un des piliers de la culture hip-hop née dans le Bronx au début des années 1970. Avec des DJ comme Grandmaster Flash, que l’on appelait le Michel-Ange des platines, et Grand Wirzzard Theodore, que l’on dit l’inventeur du scratch, Afrika Bambaataa était celui qui avait unifié toutes les disciplines de ce qui n’était pas encore vécu comme un mouvement. Il lui avait donné le nom de hip-hop, avec l’ambition de réparer les injustices dans le monde et jusque dans la galaxie.
A partir de 2016, plusieurs personnes accusent publiquement Afrikaa Bambaataa d’agression sexuelle sur mineur. Il est écarté de l’Universal Zulu Nation et perd à peu près tous les procès intentés contre lui.
Alors qu’il nous a quittés en ce mois d’avril 2026, l’enjeu est ici de raconter le hip-hop comme un mouvement collectif. A l’heure où les questions d’appropriation et de légitimité continuent de résonner, revenir aux sources nous permet de mieux comprendre le hip-hop des origines : pour ce mouvement et cette culture faisant appel à toutes les musiques, de la pop anglaise à la funk, tout était matière à transformer et à revendiquer.
Un mouvement fédérateur et de tous les styles
Quand ce mouvement culturel qu’est le hip-hop prend forme, entre le début des années 1970 et le tout début des années 1980, le Jamaïcain Herc Cool crée ce que l’on nomme le break beat, basé sur le passage d’un disque à l’autre. C’est l’époque où le métier de DJ est en train de naître. Herc Cool croise la route d’un garçon en quête de lui-même, Lance Taylor, futur Afrika Bambaataa. Lui aussi issu d’une famille originaire de la Jamaïque de la Barbade, élevé seul par sa mère, ce dernier veut rassembler tous les jeunes désœuvrés qui, comme il l’a fait à 12 ans, intègrent les gangs.
Le hip-hop de l’époque se sert de tout ce qui fonctionne pour créer du break : pop anglaise, rock allemand, électro. Les DJ sont de fait des pionniers mais aussi des archéologues du son. Lance Taylor, qui a rejoint le gang des Black Spades à 12 ans, quitte celui-ci avec l’idée de transformer cette énergie de mort en énergie positive. Il organise ses propres soirées, emprunte les vinyles de sa mère et s’improvise DJ, piochant partout, jusque dans des albums les moins connus.
Lance Taylor a alors déjà une vision presque prophétique de ce que le hip-hop est appelé à devenir : se plongeant dans la discothèque de sa mère mais aussi de ses amis, il trouve des influences autant chez James Brown que chez John Lennon ou Kraftwerk pour créer l’univers de L’Universal Zulu Nation, ce groupe visant à fédérer jusqu’à une échelle galactique.
“Planet Rock” (1982), l’entrée en majesté
L’entrée en majesté dans cette culture du hip-hop est le titre “Planet Rock” (1982), qui sample “Trans-Europe Express” et “Numbers”, deux morceaux du groupe allemand Kraftwerk. Une manière d’annoncer le projet de l’Universal Zulu Nation. C’est l’acte fondateur d’un hip-hop futuriste, qui fait exploser ce mouvement jusqu’à une échelle internationale.
L’esthétique du sampling et du fragment fait alors exister tout le monde, avec la reprise de morceaux aussi célèbres que “Funky Drummer” (1986) de James Brown, que l’on retrouve par exemple à la base du titre “Bring The Noise” de Public Enemy en 1987.
Autre figure pionnière, Grandmaster Flash a lui déjà transformé le disque en instrument, ne cherchant pas le beat parfait mais une maîtrise absolue du temps. Avec Grandmaster Flash and the Furious Five, il propose une autre ouverture sur le hip hop, alors lié aux block parties mais aussi à une narration sociale et politique.
Programmation musicale et archives :
- Incredible Bongo Band, « Apache », album Brûle : the Bronx mixtape (1973-1979), 2016
- Herc Cool & Grand Masterflash, “Introl’ – school (hip-hop everyday)”, album Anatomy of a rap crime / An autopsy of hip-hop’s golden age, 2007
- Archive : Afrika Bambaataa sur le terme hip-hop, VladTV, 2015
- Babe Ruth, “The Mexican”, album First Base , 1972
- Dennis Coffey & The Detroit Guitar Band, “Scorpio”, album Arthur Baker presents breaker’s revenge – Original B-Boy and B-Girl breakdance classics 1970-84, 2024
- Archive : Afrika Bambaataa sur les musiques qui ont influencé l’Universal Zulu Nation, Signed media, 2009
- Parliament, “Mothership connection(Star Child)”, album Give up the funk: The best of parliament, 1995
- Archive : Q-Tip sur la création de Universal Zulu Nation, Red Bull Music Academy, 2013
- Kraftwerk, “Trans-Europe Express”, 1977
- Afrika Bambaataa & The Soul Sonic Force, “Planet Rock », 1982
- Archive : Afrika Bambaataa sur l’année 1973, VladTV, 2015
- James Brown, “Funky Drummer”, album In the Jungle Groove, 1986
- Public Enemy, “Bring The Noise”, 1987
- Afrika Bambaataa, “Looking for the Perfect Beat”, album Planet Rock: The Album, 1986
- Archive : Afrika Bambaataa sur la variété du hip-hop, VladTV, 2015
- Egyptian Lover, “Egypt Egypt”, album On the Nile, 1984
- Archive : Grandmaster Flash sur le événement que ce qu’il voulait faire n’existait pas encore, Presenting Reality, 25 nov. 2015
- Grandmaster Flash and the Furious Five, “Message (The Message)”, album The Message, 1982
- Archive : Grandmaster Flash sur le cas que les gens ne comprenaient pas ce qu’il faisait, Presenting Reality, 25 nov. 2015
- Afrika Bambaataa & The Soulsonic Force, “Renegades of Funk”, 1986
- Archive : Afrika Bambaataa souhaite fédérer contre l’injustice, VladTV, 2015
- The Beastie Boys, “Intergalactic”, album Hello Nasty, 1998
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

9999999