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deux nouvelles médailles pour les Bleus avec l’argent pour Melkia Auchecorne et le bronze pour Maxime-Gaël Ngayap Hambou – franceinfo
18 avril 2026Élection de Louis Aliot à la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole : comment le candidat RN a ficelé un vote joué d’avance
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Élection de Louis Aliot à la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole : comment le candidat RN a ficelé un vote joué d’avance ».
Ce qu’il faut garder en tête
Ce samedi 18 avril 2026, Louis Aliot a remporté la présidence de la communauté urbaine de Perpignan, six ans après son échec à ce même scrutin. Une victoire qui n’a rien d’une surprise. Mais, fait plus surprenant, le maire RN n’a rencontré presque aucune opposition. Explications.
Pas un accroc. Le plan de Louis Aliot s’est déroulé sans une entorse, ni le moindre incident. Le maire de Perpignan, nouvellement élu à la tête de Perpignan Méditerranée Métropole en fut presque lui-même étonné. « Mais c’est le résultat d’un long travail de discussions« , confie-t-il à l’issue du vote.
Ce samedi matin, à 10 h 24 précisément, le premier vice-président du RN est annoncé grand gagnant de la présidence de la communauté urbaine de Perpignan. Un plébiscite signé à la majorité absolue dès le premier tour avec 60 voix, bien au-delà des 36 bulletins qui lui étaient acquis par le vote des siens du groupe majoritaire de Perpignan et de ses alliés, les RN Canohès, Rivesaltes, l’opposition de Cabestany mais aussi Baixas et Montner. Avec ses 18 voix, Edith Pugnet, la maire communiste de Cabestany, la seule à oser se présenter – sans grande illusion – face au rouleau compresseur, n’aura rien pu faire. Car le vote de ce samedi était joué d’avance. Les esprits qui auraient pu encore en douter l’ont finalement compris quelques minutes plus tard, lors du vote des vice-présidences.
Si pour beaucoup d’élus et observateurs, le vrai match de ce scrutin devait se jouer sur le vote des vice-présidences et surtout de la première d’entre elles, il n’en fut finalement rien. Première vice-présidence, Louis Aliot demande qui sont les candidats. Une seule main se lève : celle du maire Les Républicains de Canet-en-Roussillon, Stéphane Loda. Qui d’autre ? Personne. L’édile est élu à la majorité. Deuxième vice-présidence, qui sont les candidats ? « Moi, monsieur le président ». La voix est celle de Robert Vila, le président sortant. Qui d’autre ? Personne. Troisième vice-présidence, qui sont les candidats ? « Mes chers collègues, je suis candidat », annonce solennellement et debout Gilles Foxonet, premier magistrat de Baixas. Qui d’autre ? Personne. Nous pourrions continuer comme cela jusqu’à la 15e vice-présidence. Chaque poste a été sollicité par une seule candidature. À peine croyable. Dans une assemblée réputée pour ses alliances, ses tractages et ses trahisons, strictement aucune opposition n’a émané du boulevard Saint-Assiscle.
Laurence de Besombes Singla (4e, Saint-Laurent-de-la-Salanque), Alain Dario (5e, Peyrestortes), François Dussaubat (6e, adjoint à Perpignan), Alain Ferrand (7e, Le Barcarès), Armelle Revel Fourcade (8e, Le Soler), Jean-Charles Moriconi (9e, Pollestres), Nicolas Barthe (10e, Toulouges), Jacqueline Irles (11e, Villeneuve-de-la-Raho), Carla Muti (12e, Canohès, RN), Julien Potel (13e, Rivesaltes, RN), Frédéric Guillaumon (14e, adjoint à Perpignan, RN) et Franck Rémi (15e, adjoint à Perpignan) ont tous été élus sans aucune difficulté.
Un rouleau compresseur à droite
Une liste très ficelée qui ne doit rien au hasard. Louis Aliot s’est entouré de sa garde rapprochée. Six vice-présidences sont occupées par la majorité RN de Perpignan, les deux maires RN de Rivesaltes et Canohès, sans oublier le soutien historique de Louis Aliot, Gilles Foxonet. Les siens sont aussi renforcés au bureau des maires. Dans cette instance siègent l’ensemble des édiles de la communauté urbaine, en plus des vice-présidents, mais aussi quatre noms proposés directement par Louis Aliot : André Bonet, son adjoint à la culture à Perpignan, Alain Cavalière, son conseiller municipal à Perpignan chargé de la prospective et des relations avec les chambres consulaires. Mais aussi Jean-Marie Porté, élu à Canet et l’ancien sénateur François Calvet, qui avait assumé de faire son retour dans l’arène politique pour se présenter à la présidence de PMM avant de faire volte-face pour soutenir la candidature de « la ville-centre ».
Ce samedi, en assurant à ses pairs « une gestion partagée de la communauté urbaine » – un pacte de gestion dont les contours n’ont toujours pas été dévoilés – Louis Aliot a plus que réussi l’union des droites. Et si, dans les couloirs de Perpignan Méditerranée Métropole, pléthore de nouveaux élus assurent à cor et à cri que cette assemblée n’est pas politicienne, PMM devient bien la plus importante intercommunalité de France aux mains du RN.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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