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18 avril 2026La Russie a besoin de 30 000 nouveaux soldats tous les mois pour sa guerre en Ukraine… et a de plus en plus de difficultés à recruter
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Voici notre analyse rapide sur « La Russie a besoin de 30 000 nouveaux soldats tous les mois pour sa guerre en Ukraine… et a de plus en plus de difficultés à recruter ».
Points clés à retenir
Depuis le début de la guerre, d’après certaines estimations de médias russes en exil et de centres d’analyse, au moins 300 000 soldats russes sont morts et jusqu’à un million ont été blessés et sont hors de combat. Pas de quoi encourager les Russes à s’engager pour aller combattre l’Ukraine.
Officiellement, l’armée russe recrute sur la base du volontariat. Pour attirer de nouvelles recrues, elle utilise un argument de poids : l’argent. Les salaires sont très élevés pour la Russie. Un militaire de base touche 200 000 roubles par mois, soit 2 200 euros au cours actuel. À cela s’ajoutent les primes à l’engagement, très importantes, et d’autres primes qui font que sur la première année un soldat peut gagner jusqu’à cinq millions de roubles, soit 55 000 euros. Cela représente 4, 5, 6 fois le salaire moyen dans certaines régions. Jusqu’à maintenant cela semblait suffire, si l’on en croit le ministre de la Défense Andreï Belooussov : « Cela avance plus vite que prévu. Nous sommes dans les plans, nous formons de nouvelles unités, tout particulièrement les unités chargées des systèmes de drones. »
Contrairement à ce que dit le ministre de la Défense, et de l’aveu même des dirigeants russes, les choses ne vont pas si bien. Fin mars 2026, Dmitri Medvedev, l’ancien président qui est en charge de ce dossier, affirmait que l’armée avait recruté 80 000 hommes au premier trimestre, soit 20 % de moins qu’en 2025. Pourtant, il n’y a aucune raison de penser que les besoins de l’armée russe ont faibli.
Une pression accrue sur les entreprises…
On estime qu’il faut environ 30 000 nouvelles recrues russes tous les mois pour remplacer les tués et les blessés. Ces chiffres à la baisse sont confirmés par les travaux d’un chercheur allemand, Janis KlugeOuverture dans un nouvel onglet, qui décortique les budgets des régions russes qui paient les primes d’engagement, et qui montre que le rythme du recrutement s’érode ces derniers mois.
Pour renverser la situation, les autorités russes mettent de plus en plus la pression sur les entreprises, pour qu’elles envoient certains salariés sur le front, comme le montre une vidéo publiée cette semaine par un média interdit en Russie.
Il s’agit d’une réunion entre des chefs d’entreprise et les autorités de la région de Bouriatie, en Sibérie. Un patron essaie d’expliquer qu’il ne peut pas remplir son quota de recrutement pour l’armée. « Depuis le mois de décembre, notre entreprise est en arrêt technique, il n’y a qu’une personne qui assure la surveillance du site. Malheureusement, nous n’avons actuellement ni les moyens matériels, ni les moyens financiers. On peut dire que l’entreprise est en situation de quasi-faillite.«
« Vos justifications ne sont pas valables. »
« Le gouvernement de la République, tout comme l’armée russe, n’accepte ni ne reconnaissent vos problèmes. La mission qui vous a été confiée doit être accomplie« , ajoute le fonctionnaire.
En Bouriatie, une région pauvre de la Russie qui envoie beaucoup de soldats sur le front, les autorités mettent une pression maximale sur ces chefs d’entreprise pour trouver des soldats. Dans une autre région, Riazan, le gouverneur a carrément pris un décret fixant des quotas de soldats par entreprise.
…et sur les étudiants
Les étudiants, aussi, sont de plus en plus sollicités. Sous pression, l’armée recrute dans les universités, avec le concours actif des directions. Il y a quelques semaines, une directrice d’un institut sermonnait ses étudiants, parce qu’aucun d’entre eux ne s’était engagé.
La rumeur d’une relance de mobilisation, comme en 2022, revient à intervalles réguliers en Russie. Elle est alimentée y compris par certains députés qui plaident pour une nouvelle mobilisation de 500 000 hommes. À l’époque, le 21 septembre 2022, pour faire face à la contre-offensive de l’armée ukrainienne, Vladimir Poutine avait décrété une mobilisation partielle. Le Kremlin repousse cette perspective, parce qu’elle est très impopulaire.
En septembre 2022, il y avait des files de voitures aux frontières de la Russie, des centaines de milliers d’hommes fuyaient le pays. Le pouvoir réfute donc, à intervalles réguliers, cette hypothèse.
« Il y a toujours des rumeurs, mais, pour l’instant, il n’y a aucune nécessité à relancer une nouvelle vague de mobilisation. »
« Les personnes ayant signé un contrat dans les forces armées suffisent amplement pour mener à bien toutes les missions de combat dans le cadre de l’opération militaire spéciale« , affirme l’ancien président Dmitri Medvedev. Pas de mobilisation en vue, répète-t-on en boucle à Moscou, sans forcément convaincre tout le monde. En attendant, le pouvoir continue de miser sur l’appât du gain, plusieurs régions qui avaient baissé leurs primes d’engagement à la fin de l’année, parce qu’elles ont des difficultés financières, viennent de les rehausser brutalement.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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