
Décret d’études judiciaires qui a conduit à la crise de la banque centrale colombienne
18 avril 2026
Le camée Prime Video d’Eric Swalwell refait surface au milieu d’allégations de mauvaise conduite
18 avril 2026Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Selon nos experts, « la vie de Philippe Croizon, adaptée au cinéma avec « Pour le meilleur » » mérite une attention particulière.
Récapitulatif des informations
La réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar adapte la vie de Philippe Croizon au cinéma avec « Pour le meilleur », en salles mercredi. L’athlète amputé de tous ses membres et sa compagne Suzana Sabino ont raconté ce samedi sur RMC l’émotion de voir leur parcours sur grand écran, bien loin toutefois du « pathos ».
Avec « Pour le meilleur », en salles le 22 avril, la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar signe un biopic mais surtout une histoire d’amour et de résilience. Le film narre l’histoire de Philippe Croizon, devenu athlète après l’amputation de tous ses membres, ainsi que celle de Suzana Sabino, sa compagne.
« On a pleuré du début à la fin »
Ils l’admettent, se voir incarnés au cinéma a été une épreuve aussi intense qu’inattendue. « C’était un moment d’émotion incroyable », confie ce samedi au micro de RMC Philippe Croizon, encore marqué par la première projection. « On a pleuré du début à la fin. » Suzana Sabino évoque elle aussi une expérience intime: « Ça me fait drôle de voir mon histoire, je la livre à tout plein de gens. Je me suis détaché de l’acteur et on a revu notre parcours de vie sur l’écran », poursuit-il. A l’écran justement, c’est Pierre Rabine qui campe Philippe Croizon tandis que Lilly-Fleur Pointeaux incarne Suzana Sabino.
Une rencontre… sur une application
L’histoire de cet homme, aujourd’hui âgé de 58 ans, ancien ouvrier, certains la connaissent, du moins dans les grandes lignes: l’accident de 1994, les amputations, puis les exploits sportifs, dont la traversée de la Manche à la nage. « Pour le meilleur » raconte surtout une rencontre. Celui qui unit Philippe Croizon à Suzana Sabino, rencontrée sur une application de rencontre après une série d’échecs.
« Ça faisait plus de dix mois que je ne me ramassais que des râteaux », se souvient-il. Jusqu’à ce qu’il tombe sur le profil de Suzana et décide de lui faire une blague, sur sa calvitie. Elle lui répond. Une complicité naît, avant même la rencontre physique : « On s’est même dit je t’aime au téléphone. »
« Dépassement de soi » et conditions des aidants
Le film insiste sur ce que Suzana Sabino appelle « le dépassement de soi » et « le don de soi ». Elle revendique aussi une autre dimension, plus politique : la visibilité des aidants. « On est 11 millions en France d’aidants, on n’en parle jamais », rappelle-t-elle. « Aujourd’hui, on les met en lumière. » Un rôle souvent invisible, mais central dans leur histoire. « Sans Suzana, y’a rien. Y’a rien, c’est pas possible », reconnaît Philippe Croizon.
Deux années d’entraînement intensif, une vie familiale mise entre parenthèses, une fatigue permanente. « L’entraînement m’a complètement engloutie », reconnaît Suzana Sabino. « Ça a été un sacrifice de deux ans où j’ai pas connu une journée de repos. » Une réalité que le film ne cherche pas à adoucir, au contraire.
« On a rajouté des vannes, c’est hyper important »
Le film n’oublie pas l’humour, bien au contraire. « C’est pas un film pathos, c’est un film bourré d’énergie », insiste Philippe Croizon. Une énergie qui passe aussi par la manière dont le handicap est abordé, sans détour ni solennité excessive. « On a rajouté les vannes parce que c’est hyper important », explique-t-il. La famille est très présente dans le film. Cinq enfants, aujourd’hui rejoints par des petits-enfants. « On les aime très très fort. »
Lors des avant-premières, « les premiers qui posaient des questions, c’était les enfants », observe Philippe Croizon. « Ils venaient de voir un truc de dingue. » Comme une démonstration concrète que les limites peuvent être repoussées.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

9999999
