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18 avril 2026Scrutin en ligne, primaire, possible désignation de Bruno Retailleau… Tout ce qu’il faut savoir sur le vote des adhérents LR pour la présidentielle 2027 – franceinfo
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Un regard éditorial sur « Scrutin en ligne, primaire, possible désignation de Bruno Retailleau… Tout ce qu’il faut savoir sur le vote des adhérents LR pour la présidentielle 2027 – franceinfo » pour mieux comprendre l'article.
Ce qu’il faut observer
Les adhérents LR vont-ils choisir Bruno Retailleau comme candidat de la droite pour l’élection présidentielle du printemps prochain ou opteront-ils pour une primaire ? La question doit être tranchée par un vote en ligne, samedi et dimanche.
C’est un week-end crucial pour Les Républicains. Les adhérents du parti de droite sont appelés à se prononcer, samedi 18 et dimanche 19 avril, lors d’un vote en ligne, sur la désignation de leur candidat pour la présidentielle du printemps 2027. Trois choix vont leur être soumis. Souhaitent-ils une primaire interne réservée aux seuls adhérents, une primaire semi-ouverte avec des sympathisants LR qui pourraient y participer ou tout simplement désigner directement le président du mouvement, Bruno Retailleau, comme leur candidat ?
« S’ils choisissent une primaire, je me plierai à la primaire », a assuré sur France Inter, le 8 avril, l’ancien ministre de l’Intérieur. En réalité, les observateurs politiques mais aussi des sources internes au parti s’attendent à ce que le Vendéen remporte ce scrutin, ce qui lui permettrait de lancer une dynamique dans la course présidentielle. Il a d’ailleurs d’ores et déjà annoncé sa candidature à l’élection suprême, dès le 12 avril. Franceinfo vous résume tout ce que vous devez savoir sur ce vote interne aux Républicains.
Trois options proposées aux adhérents lors d’un vote en ligne
Les adhérents LR doivent donc trancher entre trois options, détaillées dans un communiqué de presse du parti : soit « une primaire fermée », c’est-à-dire un « vote ouvert aux seuls adhérents des Républicains » ; soit « une primaire ouverte », c’est-à-dire un « vote ouvert aux adhérents des Républicains ainsi qu’aux sympathisants dans le cadre d’un nouveau statut créé » ; soit « la désignation directe du président du mouvement, élu au mois de mai 2025 ».
Il n’y a pas de bureau de vote physique, tout se passe en ligne. « Il s’agit d’un vote 100% électronique. Le scrutin sera ouvert samedi à 8 heures et sera clos dimanche à 18 heures, pour une promulgation des résultats le soir même à 19 heures », a détaillé dans une interview au Figaro Othman Nasrou, le secrétaire général des Républicains. Pour l’organisation de ce scrutin, le parti fait appel à « l’entreprise française Paragon », « un prestataire présentant toutes les garanties de sécurité et de fiabilité », poursuit ce fidèle de Bruno Retailleau.
Moins de votants que lors de l’élection du président du parti
Dans le détail, ce sont très exactement 76 653 personnes qui pourront prendre part au vote, selon Othman Nasrou au Figaro. C’est moins qu’en mai dernier, où 98 110 électeurs avaient préféré Bruno Retailleau à Laurent Wauquiez pour diriger le parti. « Le corps électoral en mai dernier comprenait les adhérents 2024 et 2025. Pour le vote de ce week-end, ce sont seulement les adhérents 2026 qui voteront », précise le secrétaire général de LR. Les ministres Annie Genevard et Nicolas Forissier, suspendus de LR en octobre après leur entrée au gouvernement, ont, par ailleurs, essayé de réadhérer au parti, en ligne, afin de pouvoir voter, selon des sources concordantes à France Inter. Ces demandes d’adhésion ont été refusées par Bruno Retailleau, selon ces mêmes sources.
Le choix du corps électoral est tout sauf anodin, et pourrait avantager l’ancien ministre de l’Intérieur, à en croire Politico. Le choix des questions est aussi tout sauf neutre, selon plusieurs sources contactées par franceinfo. « Il a été malin. Glisser sa candidature directe parmi d’autres propositions, ça la rend crédible, explique un cadre francilien. Surtout qu’il ne prend pas trop de risques, car notre adhérent de base déteste a priori l’idée de primaire. » « Les trois options sont des options Retailleau », raille encore un des ministres LR du gouvernement. « Bruno Retailleau sera, je pense, conforté mais par un parti en grande partie verrouillé », analyse le politologue et constitutionnaliste Benjamin Morel.
« Le risque pour Bruno Retailleau, c’est d’être candidat mais seul… comme le furent Valérie Pécresse, en 2022, et, à la fin de la campagne de 2017, François Fillon. »
Benjamin Morel, politologueà franceinfo
Mais d’autres restent plus légitimistes. « Sauf retournement qui me paraît très improbable, je pense qu’effectivement ça sera une victoire sans appel pour la troisième option [celle de Bruno Retailleau]. Quand on est chef du parti, on est le candidat naturel à la présidentielle », confie à franceinfo un député LR.
Un vote très critiqué par les opposants LR de Bruno Retailleau
Les rivaux internes du président du parti sont plusieurs à dénoncer le scrutin et les questions posées. « C’est un non-sens absolu (…), un vote biaisé, un vote truqué », a, par exemple, fustigé David Lisnard, le 25 mars. Selon le président de l’Association des maires de France, cela revient en effet de facto à entériner la candidature de Bruno Retailleau et à faire croire que LR « joue encore en première division et peut imposer un candidat au second tour ». Lui-même candidat potentiel, le maire de Cannes, largement réélu et qui ne cache pas sa proximité avec son voisin niçois Eric Ciotti, défend « une grande primaire ouverte » de toute la droite, y compris extrême, avec une participation d’Eric Zemmour ou de Nicolas Dupont-Aignan. Il a finalement quitté formellement LR, le 31 mars, et annoncé dans la foulée sa candidature à la présidentielle.
Le patron des députés LR, Laurent Wauquiez, est lui aussi très critique. « C’est un scrutin pour rien », a-t-il dénoncé, à la veille du vote, auprès du Figaro. L’ancien adversaire de Bruno Retailleau à la présidence du parti avait déjà qualifié, le 25 mars, « d’options de boutiquier » les choix proposés aux adhérents LR. Il veut une primaire allant d’Edouard Philippe à Sarah Knafo, comme il l’a dit à RTL. Une proposition qui suscite ironie et sarcasme dans le camp Retailleau. « Le périmètre de Philippe à Knafo de Wauquiez est une escroquerie, même lui n’y croit pas. Vous voyez Marlène Schiappa [ancienne ministre macroniste] et Jean Messiha [soutien d’Eric Zemmour] dans les mêmes meetings pour soutenir le vainqueur ? Tout ça n’a aucun sens », glisse auprès de France Télévisions un soutien du patron de LR.
Le 15 avril sur France Inter, Laurent Wauquiez a révélé qu’il voterait « blanc » au scrutin interne à LR « car c’est un choix de dupes qui est proposé« . Pour le député, « la seule question qui n’est pas posée aux militants, c’est la plus importante », c’est celle de savoir s’ils préfèrent « un candidat LR, quoi qu’il arrive, au risque de perdre la présidentielle », ou « un rassemblement de la droite ». Une désignation de Bruno Retailleau comme candidat de LR sonnera-t-elle le glas des ambitions présidentielles de l’ex-patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes ? « Avec lui, rien n’est jamais certain », glisse à franceinfo l’une de ses fidèles.
Le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui affiche une ligne diamétralement opposée à celle de Bruno Retailleau, a lui aussi fustigé les questions retenues lors de ce scrutin. Il s’agit de dire aux candidats : « Dites-nous ce que vous voudriez et nous au final, on choisira le système le plus favorable à Bruno Retailleau », a-t-il cinglé, lors d’une interview sur France Inter, le 23 février. L’ancien ministre « se prépare », lui, à la présidentielle, comme il l’a déclaré à franceinfo le 1er septembre. Mais il ne souhaite pas passer par une primaire, échaudé par sa quatrième place à celle organisée fin 2021. Tous les ténors des Républicains se rangeront-ils derrière Bruno Retailleau s’il est désigné candidat par les adhérents ? La question reste sans réponse à cette heure.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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