
« Ce qui s’est passé est extrêmement grave », déclare la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon
19 avril 2026
Un cheval embourbé jusqu’aux épaules et sa cavalière secourus par les pompiers au niveau des étangs de Gruissan
19 avril 2026Au Liban, quelle est la mission des Casques bleus français de la Finul, dont l’un a été tué dans une embuscade ?
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Un résumé rapide de « Au Liban, quelle est la mission des Casques bleus français de la Finul, dont l’un a été tué dans une embuscade ? » selon notre rédaction.
Résumé rapide
L’armée française est endeuillée. Un militaire tricolore est mort et trois autres soldats ont été blessés samedi 18 avril, dans le sud du Liban, au cours d’une embuscade attribuée au Hezbollah – qui a nié « avoir un lien avec l’incident ». Tué à l’âge de 40 ans, le sergent-chef Florian Montorio était un Casque bleu, tout comme ses frères d’armes pris pour cible ce week-end.
Tous participaient à une mission pour la Force intérimaire des Nations unies au Liban, la Finul. Régulièrement attaquée, cette dernière a déjà enregistré des pertes dans ces rangs depuis l’embrasement au Moyen-Orient, causé par les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran. Fin mars, ce sont trois Casques bleus indonésiens qui ont été tués au pays du cèdre.
D’après le décompte de l’ONU, le personnel de la Finul s’élève à plus de 8200 personnes dont 7622 militaires, qui viennent de 48 pays différents dont la France, qui compte environ 600 personnes sur place. Cette force a été déployée en 1978 dans le sud du pays, après une première invasion israélienne visant à chasser l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) installée dans la zone.
« Rétablir la paix et la sécurité » dans la région
L’objectif de la Finul est alors, comme l’explique l’ONU sur son site, de « rétablir la paix et la sécurité internationales » et d’« aider le gouvernement libanais à rétablir son autorité effective dans la région ». À partir de 2000 et du retrait total d’Israël du Sud-Liban après 22 ans d’occupation, une ligne de démarcation dite « ligne bleue » est créée par les Nations Unies, qui chargent la Finul de garder cette frontière non-officielle.
Les Casques bleus présents dans ce territoire instable, devenu un fief du Hezbollah, ont récupéré de nouvelles missions à partir de 2006, lorsque l’ONU a adopté la résolution 1701 après une guerre de 30 jours lors de laquelle Israël avait de nouveau attaqué le sud du Liban. Celle-ci a débouché sur la mise en place d’une « zone tampon » entre la « ligne bleue » et le fleuve Litani plus au nord, où seules les autorités libanaises et la Finul peuvent stationner.
AFP
Carte du sud du Liban montrant la zone entre la frontière libano-israélienne et le fleuve Litani, où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de la Finul sont autorisés à être déployés d’après la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Cette dernière est chargée de « contrôler la cessation des hostilités » et « accompagner et appuyer les forces armées libanaises à mesure de leur déploiement dans tout le Sud », indique la résolution 1701. Le texte prévoit aussi que les Casques bleus du Sud-Liban doivent « fournir [leur] assistance pour aider à assurer un accès humanitaire aux populations civiles et le retour volontaire des personnes déplacées dans des conditions de sécurité ».
Une mission qui s’achève le 31 décembre prochain
Ces missions sont ardues pour la Finul, qui est fréquemment touchée par les affrontements persistants entre Israël et le Hezbollah. La situation s’est dégradée à compter d’octobre 2023, lorsque l’État hébreu est entré en guerre contre les islamistes libanais, déterminés à soutenir leurs alliés du Hamas implantés à Gaza. La guerre en Iran a provoqué une nouvelle escalade dans le Sud-Liban début mars, qui a coûté la vie à plusieurs Casques bleus dont le Français Florian Montorio.
– / AFP
Quelle est la mission des Casques bleus français de la Finul qui ont été ciblés au Liban ? (photo d’illustration de soldats membres en octobre 2024)
Avec plus de 340 décès, la Finul est « la mission onusienne recensant le plus de morts depuis le lancement de la première mission de maintien de la paix », comme le rappelait Le Monde fin mars, après le décès de trois Casques bleus. Les jours de la force onusienne au Liban sont comptés : en août 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté à l’unanimité pour mettre fin à la Finul le 31 décembre 2026. Cette décision, sous la pression des États-Unis et d’Israël, met un terme à la mission après cinq décennies d’activité.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

9999999
