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L'équipe éditoriale a étudié « confrontés à la hausse des coûts, les agriculteurs réfléchissent à la jachère » et partage son avis.
À ne pas oublier
Certains céréaliers envisagent de renoncer aux prochains semis de maïs et de blé, face à la flambée des prix en lien avec la guerre au Moyen-Orient. « Solution extrême : la jachère, c’est évidemment une solution pour ne pas investir trop cher dans nos terres », considère Arthur Portier, exploitant dans les Hauts-de-France.
Face à la hausse des coûts de production liée notamment au contexte international, les agriculteurs vont-ils être contraints de laisser leurs champs en jachère ? Confrontés à la flambée des prix du carburant et des engrais, ainsi qu’à des cours des céréales relativement bas, certains céréaliers envisagent de renoncer aux prochains semis de maïs et de blé. Une décision difficile, alors même que les exploitants doivent dès à présent choisir les cultures à implanter pour les mois à venir.
« On arrive à bout de souffle »
Pour beaucoup, la situation économique est fragile. Faut-il continuer à produire à perte ou limiter les dépenses en laissant certaines terres au repos ? Dans une exploitation des Hauts-de-France, Arthur Portier observe ses pousses de blé, agenouillé au milieu de ses 200 hectares de cultures. Mais pour lui, cette activité pourrait ne pas durer. « On arrive au bout du souffle, à une situation extrême, solution extrême : la jachère, c’est évidemment une solution pour ne pas investir trop cher dans nos terres. »
« Trésories dans le rouge »
Aujourd’hui, la tonne de blé se vend entre 170 et 180 euros, alors qu’elle coûte environ 210 euros à produire. Une équation économique intenable pour de nombreux exploitants. « Nos trésoreries sont déjà dans le rouge depuis l’envolée, depuis la guerre au Moyen-Orient, des coûts de production. Le gasoil non routier, avant le début du conflit, je le payais 700 euros les mille litres. Là, on est aux alentours de 1 400 euros à l’heure actuelle. »
« Année blanche? »
La hausse touche également les engrais, dont certains prix ont augmenté de 50 %. Dans ce contexte, l’agriculteur s’interroge sur ses choix pour l’année à venir. « Que faire de ce champ de colza ? Est-ce qu’on réinvestit dans les céréales ? Est-ce que nous mettons des cultures qui ont moins besoin d’engrais pour moins investir, comme les pois ? Ou est-ce que nous mettons cette terre en jachère, donc année blanche ? »
Si lui n’a pas encore tranché, certains agriculteurs ont déjà fait le choix de ne pas planter de maïs ce printemps. À l’échelle nationale, les surfaces consacrées à cette culture ont déjà reculé de 10 à 15 %.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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