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19 avril 2026Reuters.com
19 avril 2026Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Dans son domaine audois, moutons d’Ouessant et cochons se baladent dans les vignes ».
Points importants
Dans la série 30 millions d’amis, on peut dire qu’à Bram il y a de l’originalité. C’est sur la propriété viticole d’Eva Munch que cette drôle de rencontre s’est faite. Son domaine familial de Villarzens ne fait pas que produire du vin bio de très belle qualité, il donne à manger entre les ceps à des moutons d’Ouessant.
Ça pluviote à Bram, quand nous allons à la rencontre, en compagnie d’Eva Munch, de la bande laineuse qui arpente les allées de ceps qui entourent le Domaine. Tranquilles, allongés sous un bosquet, les moutons d’Ouessant sont des tondeuses naturelles qui laissent une herbe aussi rase que celle de la pelouse du Stade de France. Écologiques, ne nécessitant pas de carburant et donc ne polluant pas, les moutons d’Ouessant apportent de plus un fumier précieux pour fertiliser la terre.
Une race rustique et robuste
C’est en 2021 qu’Eva Munch eut cette riche idée en achetant les quatre premiers moutons d’Ouessant. Une race rustique, robuste, mais qui oblige à ne pas mélanger mâles et femelles, car les mâles trop impétueux, à l’image des humains, se mettaient sur la tronche pour enlever le cœur de l’heureuse élue. Autre problème se posant au printemps dans les vignes, les moutons gourmands se ruent sur les bourgeons à peine éclos, nécessitant ainsi un déménagement forcé sur une autre parcelle.
Mon animal et moi
Entre eux, les relations sont fortes. Des hommes et des femmes nous racontent les liens qui les unissent à leurs animaux.
Le grognement des cochons
Plus loin, le grognement des cochons nous interpelle. Car en plus des moutons, Eva Munch a entrepris d’installer à demeure des cochons de race néo-zélandaise, les Kunekune. Eux, labourent tout sur leur passage, de vrais motoculteurs bios. Ils mangent en permanence, les escargots, limaces, restes alimentaires de la famille, insatiables. En contrepartie, la terre est parfaitement retournée et, à l’arrivée du printemps, pour éviter aux bourgeons d’être engloutis, on les change de crèmerie.
Le cri sur la bouteille
Une viticultrice pas comme les autres cette Eva Munch. Arrière-petite-nièce du peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944) célébré à travers le monde pour son tableau « Le Cri » que l’on retrouve aujourd’hui étiqueté sur une de ses cuvées – mais en noir et blanc et légèrement détourné par le street artist de Montpellier, Sunra – comme un hommage à son illustre ancêtre. Son domaine propose des cuvées en bio, (rouge, rosé, blanc de 8 à 15 euros) du vinaigre et du gin, qu’elle ne distille pas sur place. Avec une production de 1 000 litres de gin (il faut 4 000 litres de vin pour faire 1 000 litres de gin) à 45 euros la bouteille, nécessitant deux jours de macération, où infusent du citron, de l’orange, du fenouil, du romarin, du thym de la baie de genièvre de la Montagne Noire… C’est un produit singulier qui tranche avec le reste de la production et qui cartonne en bouche.
Dans le chai du Domaine, une amphore de 700 litres s’impose sur son piédestal. Façonnée dans l’Aveyron, massive et moins poreuse que les fûts en bois, le vin dans cette gigantesque jarre ressent moins les perturbations extérieures. Les moutons d’Ouessant par contre, les subissent quelquefois ces perturbations. L’hiver dernier, deux chiens errants s’étaient rués de nuit sur cinq brebis. Un traumatisme pour Eva Munch. Mais il en faut plus pour entamer la capacité d’adaptation et d’innovation d’Eva et de sa famille, dans ce Lauragais finalement pas si tranquille, mais qui offre encore de belles promesses entre animaux, humains et viticulture.
Source : www.lindependant.fr
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