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L'équipe met en lumière les points essentiels de « L’autoroute française, une “vaste galerie d’art à ciel ouvert” ».
Résumé des éléments principaux
Ils arborent des “tons marron” et, depuis plus de cinquante ans, “font bien plus qu’indiquer le chemin”. Le long des autoroutes françaises, ces panneaux illustrés se comptent aujourd’hui par milliers, rapporte la BBC. Ceux-ci exposent, “en quelques secondes, l’histoire, la culture et l’identité du pays”, indiquant aux automobilistes monuments historiques, vignobles ou encore spécialités locales. Une “vaste galerie d’art à ciel ouvert”, qui permet d’en apprendre davantage sur les lieux “qui défilent par la fenêtre”.
Le premier panneau a été installé en 1972 et, en sept ans, plus de 500 s’ensuivront. “À une époque où les automobilistes portaient rarement la ceinture de sécurité et fumaient souvent au volant, et où il y avait très peu de radars pour prévenir les excès de vitesse, ils encourageaient aussi les conducteurs à ralentir”, détaille la correspondant de la radiotélévision britannique Anna Richards.
“L’artiste anonyme le plus connu de France”
Les premiers designs ont été élaborés par le couple Jean Widmer et Nicole Sauvage, “un duo dont le travail a également façonné certains des symboles visuels les plus reconnaissables de la France moderne”, à l’instar du logo du Centre Pompidou. Leurs panneaux étaient “simples” et “graphiques” : trois avions pour représenter Toulouse, des maisons à colombages pour l’Alsace. Le tout dans une “palette simple de marrons et de blancs”, bien visible à la lumière des phares. Car avec une vitesse limitée à 130 km/h sur l’autoroute, “les automobilistes n’ont que quelques secondes pour absorber ce qu’ils voient”, ajoute la BBC.
En 1984, les panneaux connaissent une modernisation, et gagnent en détails. Cette fois, “les collectivités locales [ont] leur mot à dire sur ce qu’elles [veulent] mettre en avant”, relève Anna Richards. Pour chaque commande, le graphiste Philippe Collier “se rendait sur le site, rencontrait les habitants”. Au cours de sa carrière, il en a créé environ 950. “C’est devenu l’œuvre de sa vie”, souligne le site de la radiotélévision britannique, qui précise qu’il n’était pas autorisé à signer son travail, “ce qui faisait sans doute de lui l’artiste anonyme le plus connu de France”.
Aujourd’hui, les panneaux Widmer-Sauvage ont quasiment disparu. Ceux de Philippe Collier, en revanche, sont encore visibles. Et depuis 2014, de nouvelles pancartes apparaissent, réalisées par “une staff de huit illustrateurs”. La palette de couleurs reste quasiment inchangée, allant désormais “du sable à l’acacia”. Contrairement à leurs prédécesseurs, les nouveaux artistes peuvent signer, “montrant ainsi leurs différents styles” aux voyageurs, conclut la BBC.
Source : www.courrierinternational.com
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