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19 avril 2026Reuters.com
19 avril 2026L’Iran adopte le Bitcoin comme actif stratégique, mais l’USDT domine les paiements pétroliers
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Quelques points clés à retenir concernant « L’Iran adopte le Bitcoin comme actif stratégique, mais l’USDT domine les paiements pétroliers ».
Points essentiels de l’article
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L’Iran introduit le bitcoin dans ses mécanismes liés au pétrole. Sous l’effet des sanctions internationales, le pays explore cet actif comme levier stratégique pour ses transactions énergétiques. Cette orientation marque une évolution notable, même si, dans les faits, les flux reposent encore largement sur d’autres instruments numériques, notamment les stablecoins. Entre affichage politique et contraintes opérationnelles, une stratégie hybride se dessine.

En bref
- L’Iran intègre le Bitcoin comme actif stratégique pour ses transactions liées au pétrole.
- Cette décision s’intègre dans une volonté de contourner les sanctions internationales et de renforcer sa souveraineté financière.
- Malgré cette adoption, aucune transaction pétrolière en Bitcoin n’a été observée sur la blockchain.
- En pratique, les paiements reposent majoritairement sur des stablecoins, notamment l’USDT, ainsi que sur le yuan chinois.
Le bitcoin, un outil stratégique face aux sanctions
L’Iran franchit un cap en intégrant le bitcoin (BTC) dans ses mécanismes de paiement liés aux péages pétroliers, notamment dans le détroit d’Ormuz. Cette décision s’intègre dans une logique de contournement des sanctions financières internationales, avec une vision claire portée par les acteurs du secteur :
- Le bitcoin est considéré comme un actif stratégique dans la politique iranienne ;
- Il est perçu comme un outil résistant à la censure financière ;
- Il s’intègre dans une stratégie crypto initiée dès 2018 ;
- Il vise à réduire la dépendance aux systèmes financiers traditionnels.
Sam Lyman, directeur des politiques publiques au Bitcoin Policy Institute, résume cette approche sans détour : « personne ne peut geler le bitcoin. Personne ne peut arrêter le réseau Bitcoin ». Cette déclaration illustre la promesse centrale du BTC dans ce contexte : offrir une alternative aux infrastructures bancaires exposées aux pressions géopolitiques.
Une telle orientation s’insère dans une stratégie globale de souveraineté financière. L’Iran cherche à sécuriser ses flux critiques en s’appuyant sur des technologies décentralisées, capables d’échapper aux mécanismes classiques de contrôle. Ainsi, le bitcoin devient un levier politique autant qu’un outil technologique.
L’USDT, un pilier discret des flux pétroliers iraniens
Malgré cette reconnaissance officielle du bitcoin, les données on-chain montrent une réalité bien différente sur le terrain. Aucune transaction liée à ces paiements pétroliers n’a été identifiée en BTC.
En pratique, les flux passent majoritairement par des alternatives plus stables, notamment les stablecoins indexés sur le dollar comme l’USDT, ainsi que le yuan chinois. Cette domination s’explique par des considérations opérationnelles : stabilité des prix, liquidité immédiate et acceptation dans les échanges internationaux.
Les volumes en jeu confirment cette tendance. Depuis 2022, environ 3 milliards de dollars auraient transité via des canaux crypto liés à l’Iran, dont seulement 600 millions ont été gelés par les autorités américaines. Le reste, soit près de 2,4 milliards de dollars, a échappé aux restrictions. Malgré le risque inhérent aux stablecoins, certains acteurs semblent prêts à prendre ce pari. Comme le souligne Lyman : « ils jouent leur va-tout ».
À mesure que ces mécanismes se développent, une dynamique hybride émerge. Le bitcoin incarne une vision stratégique de long terme, fondée sur la résistance à la censure, tandis que les stablecoins dominent les usages concrets à court terme. Cette dualité pourrait préfigurer une évolution du commerce international, où différents cryptos coexistent selon leurs avantages respectifs. Reste à savoir si le bitcoin parviendra à dépasser son rôle symbolique pour s’imposer comme une infrastructure véritable de paiement dans les échanges énergétiques mondiaux.
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Diplômé de Sciences Po Toulouse et titulaire d’une certification consultant blockchain délivrée par Alyra, j’ai rejoint l’aventure Cointribune en 2019.
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Source : www.cointribune.com
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