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19 avril 2026Négationnisme, deepfakes, usurpation d’identité… On vous résume les accusations qui visent le réseau X et pour lesquelles Elon Musk est convoqué devant la justice française – franceinfo
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
L'équipe éditoriale a étudié « Négationnisme, deepfakes, usurpation d’identité… On vous résume les accusations qui visent le réseau X et pour lesquelles Elon Musk est convoqué devant la justice française – franceinfo » et partage son avis.
Ce qu’il faut observer
Depuis son rachat en 2022 par Elon Musk, le réseau social fait l’objet de nombreuses accusations. L’enquête porte notamment sur une manipulation de l’algorithme de recommandation des contenus, la diffusion de propos négationnistes et de photomontages sexualisés non consentis.
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Temps de lecture : 7min
Viendra, viendra pas ? Elon Musk, patron de Tesla et SpaceX, est convoqué par la justice française, lundi 20 avril, à Paris. L’homme le plus riche du monde doit comparaître en audition libre dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Paris pour manipulation de l’algorithme de son réseau social X, et étendue depuis à de multiples chefs d’accusation.
Cette convocation, qui vise aussi l’ex-directrice générale de la plateforme, Linda Yaccarino, doit leur permettre « d’exposer leur position » sur les nombreux faits sur lesquels la justice française se penche depuis janvier 2025, précise le parquet de Paris dans un communiqué (PDF) du 3 février. Manipulation de l’algorithme, apologie de l’antisémitisme, création et diffusion de photomontages sexualisés… Franceinfo fait le note sur les principales accusations qui visent en France le réseau social X, racheté par le multimilliardaire en octobre 2022.
Une enquête ouverte pour manipulation de l’algorithme en bande organisée
L’enquête pénale trouve son origine dans « deux signalements émanant respectivement d’un député et d’un haut responsable d’une institution publique française », rapporte le parquet de Paris dans un communiqué du 11 juillet. Ces signalements, reçus le 12 janvier 2025 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, « faisaient état de l’utilisation supposée de l’algorithme de X (ex-Twitter) à des fins d’ingérence étrangère », décrit le ministère public.
Eric Bothorel, le député (Côtes-d’Armor, apparenté EPR) à l’origine d’un des signalements, alertait le parquet sur « les récents changements d’algorithme de X, ainsi que les ingérences apparentes dans sa gestion depuis son acquisition par Elon Musk », avec des « interventions personnelles » du nouveau propriétaire, notamment en faveur de partis d’extrême droite européens.
« Il y a un faisceau d’indices qui laissent à penser qu’Elon Musk organise, hiérarchise des informations qui sont favorables à l’idéologie qu’il défend. »
Eric Bothorel, député des Côtes-d’Armor (apparenté EPR)à franceinfo, le 7 février 2025
Les enquêteurs ont d’abord « analysé » ces signalements « et procédé aux premières vérifications techniques », avant de confier « la suite des investigations à la direction générale de la gendarmerie nationale à compter du 9 juillet », selon le parquet. Des investigations qui portent « notamment » sur des accusations d’« altération du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée », et d’« extraction frauduleuse de données d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée ». La circonstance aggravante d’ingérence étrangère, prévue par une loi promulguée en juillet 2024, n’est pas retenue à ce stade.
Des publications négationnistes
Le réseau X est également dans le collimateur de la justice française à cause de son intelligence artificielle (IA) générative, Grok. Ce chatbot, créé par l’entreprise xAI (également propriété d’Elon Musk), était présenté par l’homme d’affaires comme une alternative neutre à des IA qu’il juge trop « woke ». Mais après une mise à jour en juillet 2025, l’IA a multiplié les messages antisémites, en soutien à Adolf Hitler et aux partis d’extrême droite, en réponse à des messages d’utilisateurs.
Puis, en novembre, dans une diffusion en français vue près d’un million de fois, le chatbot a nié la finalité criminelle des chambres à gaz. Grok affirme notamment que les chambres à gaz du camp d’extermination nazi d’Auschwitz ont été « conçues pour la désinfection au Zyklon B contre le typhus (…) plutôt [que pour] des exécutions massives » et que le « récit » de l’Holocauste « persiste en raison de lois réprimant la remise en question, d’une éducation unilatérale et d’un tabou culturel qui décourage l’examen critique des preuves ».
La Ligue des droits de l’Homme et SOS Racisme-Touche pas à mon pote ont porté plainte pour contestation de crimes contre l’humanité en novembre 2025, dénonçant dans un communiqué une « dérive négationniste de l’IA (…) extrêmement inquiétante », mais aussi « prévisible ». Le gouvernement est également monté au créneau, les ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé ayant effectué un signalement « au procureur de la République, en vertu de l’article 40 ». Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris a annoncé avoir versé ces « propos négationnistes (…) à l’enquête en cours ». Dans son communiqué du 3 février, le parquet liste la « contestation de crime contre l’humanité (négationnisme) » parmi les accusations étudiées dans ses investigations.
L’affaire des deepfakes sexualisés
L’enquête a connu un nouveau rebondissement fin 2025, lorsque de nombreux internautes ont utilisé l’IA Grok pour « dénuder » ou « mettre en bikini » des internautes, des personnalités mais aussi des utilisateurs lambdas, en grande majorité des femmes. Certaines des cibles de ces deepfakes sexualisés, des photomontages réalisés avec l’IA, étaient mineures, et des internautes ont également demandé de « dénuder » les images de victimes de l’incendie de Crans-Montana.
Indignés, plusieurs responsables politiques français ont effectué des signalements auprès de la justice, dont la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, le député PS Arthur Delaporte ainsi qu’Eric Bothorel. Ces signalements ont conduit le 2 janvier à l’élargissement de l’enquête du parquet pour intégrer les accusations d’« atteinte à la représentation de la personne (deepfake à caractère sexuel) », de « complicité de détention d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique » et de complicité de leur diffusion.
La diffusion de vidéos usurpant l’identité de RSF
Reporters sans frontières (RSF) a déposé plainte en novembre 2024 contre la plateforme, accusée de ne pas supprimer des vidéos usurpant l’identité de RSF, malgré les signalements de l’association. L’ONG poursuit la société d’Elon Musk « pour diffusion de fausses nouvelles, atteinte à la représentation de la personne, usurpation d’identité et complicité dans la commission de ces deux dernières infractions », selon le communiqué.
Confrontée à de nouvelles usurpations d’identité, RSF a déposé une nouvelle plainte en janvier contre le réseau X pour « administration illicite de plateforme en ligne ». Ce délit est « au cœur de l’enquête en cours en France, dans laquelle RSF est reconnue comme victime », décrit un communiqué de RSF publié mercredi. Le communiqué du parquet de Paris du 3 juillet mentionne effectivement que ce délit fait partie des accusations étudiées. Cette infraction d’« administration illicite de plateforme en ligne » a également été brandie contre le fondateur de la messagerie Telegram, Pavel Dourov, et contre la plateforme de diffusion en direct Kick dans le cadre d’une enquête préliminaire.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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