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19 avril 2026Vincent Bolloré justifie l’éviction d’Olivier Nora de la maison d’édition malgré les nombreux départs
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Un regard éditorial sur « Vincent Bolloré justifie l’éviction d’Olivier Nora de la maison d’édition malgré les nombreux départs » pour mieux comprendre l'article.
Points clés à retenir
Après le départ d’Olivier Nora de la maison d’édition, 115 auteurs dont Bernard-Henry Lévy ou Virginie Despentes avaient annoncé ne plus vouloir être publiés par Grasset, tenant le milliardaire français pour responsable de la situation.
La crise chez Grasset semble parfaitement assumée par Vincent Bolloré. Ce dimanche 19 avril, le milliardaire français, actionnaire majoritaire du groupe Bolloré, s’est exprimé auprès du Journal du dimanche qui a publié son point de vue sur le départ d’Olivier Nora, directeur de la maison d’édition depuis 26 ans.
« Bien que n’ayant aucune fonction chez Hachette mais étant qualifié par certains, responsable d’un ‘séisme’, il me paraît intéressant de résumer ce que j’ai appris sur ce sujet », dit-il en préambule.
Pour rappel, le « séisme » dont parle Vincent Bolloré concerne la lettre commune signée par plus d’une centaine d’auteurs qui ont décidé de ne plus vouloir être édités par Grasset après le départ d’Olivier Nora.
Olivier Nora attaqué sur sa rémunération
Ainsi, l’industriel déclare que « le dirigeant de Grasset » souhaitait sortir le nouveau livre de Boualem Sansal « à la fin de l’année », « ce qui est contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset ». Le livre sortira finalement le 6 juin prochain.
« En entreprise comme en démocratie, la majorité décide in fine », constate-t-il.
Par la suite, Vincent Bolloré parle d’un « différend » qui s’est produit « sur fond de performances économiques de la Maison Grasset très décevantes ». Il rappelle ainsi que l’entreprise a perdu 4,5 millions de chiffre d’affaires entre 2024 et 2025, et a subi une baisse de moitié de son résultat opérationnel l’an dernier.
Avant d’attaquer directement le directeur mis sur la touche. « Pendant ce même temps, la rémunération annuelle d’Olivier Nora est passée de 830.000 euros à 1,017 million d’euros, et cette rémunération payée par Hachette n’a été facturée que pour moitié à Grasset, améliorant ainsi les charges apparentes de Grasset et donc son résultat ainsi présenté », est-il écrit.
« Une petite caste qui se croit au-dessus de tout »
Le chef d’entreprise s’étonne ainsi du « bruit médiatique extraordinaire » provoqué par le départ d’Olivier Nora, « alors que la situation financière et sociale de millions de Français est, elle, actuellement réellement préoccupante ».
« Comment cette affaire peut-elle faire tant de vacarme? Simplement parce que cela touche une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient, et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup », critique-t-il vigoureusement.
« N’ayons pas peur! », poursuit-il. Il soutient que « Grasset continuera » et que le départ de certains va « permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés ».
À ses adversaires qui critiquent son « idéologie« , il se décrit en tant que « chrétien démocrate » et assure que « les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent ».
L’affaire était remontée jusqu’aux oreilles du président de la République, Emmanuel Macron, qui avait adressé ses « pensées pour tous ces auteurs et à monsieur Nora ». « La propriété ne doit pas prendre le dessus sur la liberté », avait-il ajouté.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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