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20 avril 2026« Des films faciles à consommer, comme la malbouffe » : les scénaristes s’adaptent au manque d’attention des spectateurs
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Quelques points clés à retenir concernant « « Des films faciles à consommer, comme la malbouffe » : les scénaristes s’adaptent au manque d’attention des spectateurs ».
Analyse rapide
Il est de plus en plus difficile de se concentrer devant un film ou une sérieOuverture dans un nouvel onglet, tant la tentation de « scroller » avec son téléphone portable est grande. Selon le mensuel américain The AtlanticOuverture dans un nouvel onglet, les étudiants en cinéma sont, eux-aussi, victimes de ce phénomène : seulement un étudiant sur cinq va jusqu’au bout des œuvres que les professeurs leur demandent de regarder. « Honnêtement, ça m’arrive de temps en temps de regarder des films tout en faisant quelque chose d’autre en même temps, admet, en ce mois d’avril, Jules, 21 ans, lors d’un ciné-club qu’il anime sur le campus parisien d’une grande école de cinéma, l’Eicar. Ça m’est déjà arrivé de mettre des films en fond. Je ne vais pas vous mentir et faire comme si notre génération n’avait pas un problème d’attention généralisée. »
« Quand je suis dans une salle de cinéma, je trouve que c’est quelque chose de sacré. Chez-moi, ce n’est pas le cas », renchérit Antoine, 25 ans, qui anime, lui aussi, ce ciné-club. Si les sources de distractionOuverture dans un nouvel onglet ne sont pas les mêmes, le manque d’attention touche également les parents des adolescents. « Ma mère a énormément de mal à terminer un film parce qu’elle joue à Candy Crush ou regarde des contenus liés à la F1 sur son portable ou son ordinateur, ajoute Jules_. Nous, on va être accros aux réseaux sociaux. C’est un autre rapport. »_
**>>Quand Netflix fabrique des blockbusters… algorithmiquesOuverture dans un nouvel onglet
** »S’amuser avec la contrainte »
Les scénaristesOuverture dans un nouvel onglet sont donc contraints de s’adapter, confirme Jérôme Chouraqui, président du Media Club, une association de professionnels de l’audiovisuel. « Il faut tout le temps être attirant pour être le média qu’on regarde parmi les autres médias qu’on est en train de regarder, explique celui qui organise également un séminaire sur l’avenir de la fiction française au sein de l’Eicar. Non seulement les contenus doivent être faciles à consommer, mais ils doivent être aussi comme des petits bonbons. On veut consommer le prochain. Exactement comme la malbouffe, en fait. »
« Les plateformes de streaming commencent à demander aux producteurs de rendre leurs scènes beaucoup plus descriptives. »
« Nous découvrons toujours des contraintes quand on se frotte à un nouvel exercice », reconnaît Alexandre Galien, « passionné de cinéma, auteur de polar », qui travaille sur deux scénarios. « L’un unitaire pour la télévision et l’autre est une adaptation d’un roman de Zola », explique-t-il. « À partir du moment où on a un spectateur qui appuie sur play, qui nous fait déjà assez confiance pour regarder notre série parmi une multiplicité d’autres choix, il ne faut pas le décevoir, ajoute-t-il, sur le toit-terrasse du cinéma Le Méliès, à Montreuil, une ville où Georges Méliès a fait construire le tout premier studio de cinéma en France, en 1897_. Qu’il soit en train de faire autre chose sur son téléphone ou qu’il soit en train de faire une omelette avec un air fryer, c’est la même chose. »_
L’Américain Matt Damon se plaignait récemment des règles imposées par les plateformes comme Netflix, nocives selon lui pour la qualité des films. « De toute façon, il faut s’amuser avec la contrainte, estime Alexandre Galien. Je pense que quand on est sujet à la frustration, il ne faut pas faire ce métier. Ce n’est pas la faute du spectateur s’il est absent. C’est notre job à nous de faire en sorte qu’il reste attentif. »
En Chine, le succès des micro-séries
D’autres scénaristes ont décidé de prendre le problème autrement, avec le « duanju », importé de Chine, « un nouveau format, entre 40 secondes et trois minutes, adapté aux personnes qui ont envie de regarder de la fiction sur téléphone », résume Guillaume Sanjorge, l’un des pionniers en France. Il joue lui-même, dans les « duanju ».
Cette nouvelle tendance est, selon lui, de meilleure qualité « que ce qu’on trouve actuellement sur les réseaux. On construit des clans aujourd’hui entre le cinéma, les séries, la télévision, mais je ne veux pas les opposer, reprend ce spécialiste. J’espère que les artistes et les meilleurs créateurs vont rejoindre la filière et permettront d’avoir du contenu de qualité, d’avoir des super-comédiens de séries du duanju, et des super-réalisateurs de séries, avec un regard artistique. C’est ça mon rêve. » En Chine, les micro-séries, pourtant jugées bas de gamme, ont rapporté plus d’argent que le cinéma en 2025.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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