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Quelques points clés à retenir concernant « Elon Musk convoqué lundi par la justice française ».
Résumé synthétique
Dans le viseur de la justice française, Elon Musk et Linda Yaccarino sont convoqués en audition libre ce lundi 20 avril par le parquet de Paris. Cette convocation intervient dans le cadre d’une vaste enquête judiciaire visant la plateforme X pour des infractions graves, allant de la diffusion de deepfakes sexuels et de contenus pédopornographiques au négationnisme.
La plateforme X (ex-Twitter) est au cœur d’une enquête judiciaire ouverte en janvier 2025 par le parquet de Paris pour diverses infractions, de la diffusion de deepfakes sexuels à la contestation de crimes contre l’humanité. Une perquisition a eu lieu le 3 février 2026 dans ses locaux français, et ses dirigeants, Elon Musk (propriétaire) et Linda Yaccarino (ex-DG de la plateforme), sont convoqués en audition libre demain, lundi 20 avril 2026.
L’enquête initiale, puis élargie
L’enquête a été ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris à la suite de deux signalements sur la base de l’article 40 du CPP reçus le 12 janvier 2025 par un député français et un « haut responsable d’une institution publique française », dénonçant « l’utilisation supposée de l’algorithme de X (ex-Twitter) à des fins d’ingérence étrangère », explique le parquet. Les infractions visées sont à ce moment-là sont:
- Altération du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée;
- Extraction frauduleuse de données d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée.
Les investigations, confiées à la gendarmerie nationale le 9 juillet 2025, se sont élargies en novembre de la même année à d’autres infractions, à la suite de diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel par l’IA Grok (intégrée à X), pour:
- Complicité de détention d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique;
- Complicité de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée d’image de mineurs présentant un caractère pédopornographique;
- Atteinte à la représentation de la personne (deepfake à caractère sexuel);
- Contestation de crime contre l’humanité (négationnisme);
- Extraction frauduleuse de données d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée;
- Falsification du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée;
- Administration d’une plateforme en ligne illicite en bande organisée.
Le parquet cite en exemple plusieurs « production d’images visant des victimes non-consentantes, notamment de jeunes enfants, et plus récemment des victimes de l’incendie de Crans-Montana, en Suisse ».
Coopération européenne
Des infractions qui auraient pu être évitées avec des règles de modération plus strictes, poursuit le parquet, en citant l’exemple de l’outil SAFER. « Lors de l’enquête préliminaire (…) il apparaît qu’en 2025, la plateforme X a cessé de financer l’outil SAFER, conçu pour lutter contre la diffusion de contenus pédopornographiques. Ce changement d’outil, au profit de l’outil propre à X, a entraîné une baisse significative des signalements effectués par la plateforme. »
« Entre juin et octobre 2025, on a constaté une diminution de 81,4% des signalements concernant la France transmis par X au Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC) en lien avec la pédopornographie », poursuit le ministère public.
Le parquet de Paris explique travailler en collaboration avec plusieurs experts et institutions dans le cadre de cette enquête. Une coopération européenne via Europol, qui fournit des expertises techniques. Europol qui a également demandé aux 27 États membres de partager toute « information criminelle sur le fonctionnement de X », informations partagées par la procureure de Paris ;
En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a été saisie pour analyser le traitement des données personnelles par X.
Perquisition et convocation des dirigeants
Le 3 février 2026, une perquisition est menée dans les locaux français de X par l’UNCyber (unité cyber de la gendarmerie nationale) et Europol. Dans le même temps, Elon Musk (propriétaire de X depuis octobre 2022) et Linda Yaccarino (DG de X de mai 2023 à juillet 2025), sont convoqués pour audition le 20 avril 2026. Les employés de X seront également entendus comme témoins entre le 20 et le 24 avril.
« Les auditions libres des dirigeants doivent leur permettre d’exposer leur position sur les faits et, le cas échéant, les mesures de mise en conformité envisagées », nous explique le parquet de Paris, qui précise également que « la conduite de cette enquête s’inscrit à ce stade dans une démarche constructive, dans l’objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises, dans la mesure où elle opère sur le territoire national.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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