
Emmanuel Macron: "C'est une nouvelle ère qui s'ouvre en Hongrie avec l'élection de Péter Magyar, celle-ci va aussi être une nouvelle ère en Europe"
20 avril 2026Reuters.com
20 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Voici les éléments principaux de « En Allemagne, la dernière usine Playmobil fermera ses portes fin juin » pour nos lecteurs.
Éléments essentiels
“Les figurines Playmobil, qui peuplent les chambres d’enfants depuis 1974, ne seront bientôt plus fabriquées qu’à l’étranger”, annonce Der Spiegel. Les négociations entre salariés et représentants du fabricant de jouet se sont achevées mi-avril, et la dernière usine allemande Playmobil, située à Dietenhofen, en Bavière, fermera ses portes le 30 juin.
“Une société de transfert sera constituée pour les 350 salariés employés en Allemagne”, précise l’hebdomadaire allemand. Des indemnités de départ sont également prévues. Quant à la production des célèbres figurines, elle se poursuivra “dans des usines étrangères, à Malte et en République tchèque, par exemple”.
Cela fait déjà plusieurs années que le fabricant de jouet, autrefois “symbole de l’inventivité et de la qualité allemandes”, est en difficulté, rappelle le Spiegel. Mises à mal par l’essor du numérique et la concurrence d’entreprises comme le danois Lego, les ventes de Playmobil ont drastiquement chuté, menant à une perte, pour le groupe Horst Brandstätter, d’“un tiers de son chiffre d’affaires en deux ans”, indiquait, en 2024, le magazine allemand.
L’espoir de ventes relancées par la Coupe du monde
Si Playmobil justifie la fermeture de l’usine de Dietenhofen “par l’augmentation du coût de l’énergie et de la main-d’œuvre”, qui rendraient impossible le maintien de la production en Allemagne, le 2 avril le Spiegel révélait que le “déclin” du fabricant de jouets allemand s’explique également par un “mauvais management”.
Une douzaine d’employés, anciens salariés et cadres de Playmobil, ont confié à l’hebdomadaire allemand l’existence d’une culture d’entreprise “toxique”, “marquée par la méfiance, les luttes de pouvoir et l’incompétence” et “alimentée par les restructurations et un réseau de sociétés opaque”.
De son vivant, Marianne Albert, ex-secrétaire générale de Horst Brandstätter, l’ancien patron de Playmobil, aurait fait régner la “terreur” au sein de l’entreprise familiale tout en s’enrichissant à ses dépens. Quant au comité d’entreprise de Playmobil, en conflit avec la direction depuis des années, il n’aurait appris la fermeture de l’usine de Dietenhofen qu’“une vingtaine de minutes avant l’annonce officielle”, rapporte le Spiegel. Des allégations toutes réfutées par le fabricant de jouets.
D’ici à la fermeture effective de l’usine bavaroise, Playmobil espère que ses “figurines représentant de célèbres joueurs de football”, vendues à l’occasion de la Coupe du monde de football, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet, lui permettront de redynamiser ses ventes, indique le Spiegel.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

9999999
