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20 avril 2026
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20 avril 2026« Il ne faut pas simplement aider celles et ceux qui peuvent bloquer le pays, il faut aider celles et ceux qui le font vivre aussi », souligne Yannick Jadot – franceinfo
Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « « Il ne faut pas simplement aider celles et ceux qui peuvent bloquer le pays, il faut aider celles et ceux qui le font vivre aussi », souligne Yannick Jadot – franceinfo ».
Récapitulatif des informations
Le sénateur écologiste revient dans les « 4V » du lundi 20 avril sur la hausse du carburant à la pompe, préconisant notamment de « multiplier par trois le chèque énergie » pour « les plus vulnérables ».
Invité des « 4 Vérités » ce lundi 20 avril, le sénateur écologiste Yannick Jadot détaille les propositions de son groupe en matière d’économie, prônant « une réponse de court terme » pour répondre à la crise énergétique, et un appui sur le leasing social pour relancer l’industrie automobile en France. Concernant la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle de 2027, il déclare également vouloir « sortir la gauche de l’entre-soi. »
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Gilles Bornstein : Le vice-président américain J.D. Vance serait en route vers Islamabad pour négocier avec l’Iran. Faut-il négocier avec l’Iran ?
Yannick Jadot : Permettez-moi d’abord de rendre hommage au sergent-chef Montorio, soldat français tué, casque bleu, au service des Libanaises et des Libanais, assassiné dans une embuscade. Est-ce qu’il faut négocier ? Oui, on a absolument besoin d’un cessez-le-feu, on a besoin de sortir de cette situation absolument dramatique, qui à la fois génère des milliers de morts un peu partout dans la région et puis cause une crise économique majeure, partout aussi. Les Françaises et les Français payent le prix aujourd’hui très lourdement, la station-service, leur électricité, leur gaz, de cette crise. Et c’est d’ailleurs pour moi un des grands sujets sur lesquels aujourd’hui on doit apporter des solutions, sortir de notre dépendance aux énergies fossiles. Il faut savoir quand même que ce sont les automobilistes et nous-mêmes qui finançons des régimes pétroliers, qui finançons des groupes pétroliers qui font des milliards de profits…
Mais ça, ça n’aide pas l’automobiliste qui va faire son plein ce matin.
Vous savez, il y a un chèque énergie dans notre pays, qui est en moyenne 250 euros, de 48 à 277. Il n’a pas été réévalué depuis 2019, malgré l’inflation. Donc, il faut multiplier par trois ce chèque énergie pour les six millions de ménages qui en ont terriblement besoin. Vous savez, on a dans notre pays, vous prenez une auxiliaire de vie ou une infirmière libérale. Dans certains déserts médicaux aujourd’hui, c’est 150 km par jour. Ça signifie 300 euros de carburant par mois. Eh bien, si on remplace par une voiture électrique en leasing, sa voiture, c’est 100 euros d’économisés par mois. Ça, c’est la réponse structurelle. Mais la réponse conjoncturelle, c’est ce chèque énergie pour les plus impactés, les plus vulnérables. Aujourd’hui, cette crise du pétrole, cette flambée des prix, c’est de la liberté en moins pour les plus vulnérables dans leur liberté de déplacement. Et ça, c’est inacceptable. Donc il faut une réponse de court terme. Il faut aider les agriculteurs, les transporteurs routiers, les pêcheurs, mais il ne faut pas simplement aider celles et ceux qui peuvent bloquer le pays, il faut aider celles et ceux qui le font vivre aussi, les Françaises et les Français les plus vulnérables. Un enjeu majeur. Et puis, reconnaissez que si on fait du leasing social en matière automobile, notre plan un million de voitures en leasing social, c’est la fin des fermetures des usines automobiles dans notre pays. Ce sont des techniciens, des ouvriers, des ingénieurs au service de notre pays…
C’est un peu volontariste…
L’automobile perd 100 000 emplois toutes les décennies. Faire un grand plan sur la voiture électrique, c’est sortir, nous libérer des énergies fossiles. C’est bon pour le climat, mais c’est au cœur de notre réindustrialisation et de notre pays. Il n’a pas simplement besoin de services publics. Sur beaucoup de territoires, nous avons besoin d’usines. L’usine, c’est la fierté, l’usine, ce sont des métiers que tout le monde comprend. L’usine, c’est l’aménagement des territoires. Donc, c’est essentiel, il nous faut des usines.
Je constate que sur cette réindustrialisation, sur l’électrification, vous ne dites pas des choses très différentes du président de la République.
Il fait 50 000 voitures en leasing social, 50 000, c’est 1 % de celles et de ceux qui en ont besoin, ce n’est absolument pas à la hauteur.
Il faut que les voitures existent.
Mais il faut les produire, il faut avoir le plan. Vous savez, je suis toujours stupéfait, quand je suis sur le terrain, tout le monde dit que la France va mal. Et c’est vrai que pour beaucoup de personnes, dans certains secteurs, ça va mal. Mais je vois des Françaises et des Français, des travailleurs, des ingénieurs, des bâtisseurs, des chercheurs, des éducateurs, des soignants qui ont une ambition extraordinaire pour notre pays. C’est la France, bon sang ! On peut réindustrialiser, on peut avoir un beau projet autour de ça.
Vous avez passé votre samedi avec Boris Vallaud et Raphaël Glucksmann, entre autres, pour essayer de bâtir un projet. Faut-il désormais arrêter de tergiverser et dire qui est le mieux placé pour représenter la gauche non-LFI à la présidentielle de 2027 ?
Notre ambition, c’est de sortir la gauche de l’entre-soi. La gauche qui se bat contre la gauche. On est dans la clarification, c’est sans Jean-Luc Mélenchon. J’ai déjà dit sa relation dégradée à la démocratie et sa dernière saillie contre vous relève toujours du même registre antisémite. Point. Nous, on ne veut pas une compétition entre des personnes, on veut d’abord se mettre d’accord sur une plateforme commune, justement, pour s’occuper du logement, pour nous réconcilier avec les classes populaires.
Ça ne fonctionne pas comme ça en France…
Mais si, vous allez voir que ça va fonctionner comme ça.
Les écolos peuvent toujours concilier avec l’incarnation, ça ne compte pas. Les Français ont élu Nicolas Sarkozy parce que c’était lui, Emmanuel Macron parce que c’était lui. Les Français veulent un candidat ou une candidate.
Non, je pense qu’il y aura une candidate ou un candidat, c’est essentiel, c’est une élection présidentielle. Là, ce n’est pas les écologistes, ça va des communistes jusqu’à Place publique, les socialistes… Ce que nous disons, c’est que vu le niveau de défiance des Français pour la politique, nous allons nous occuper d’eux. Sur le logement, les déserts médicaux, l’école, la santé, sur l’industrie, sur la sécurité, nous allons travailler avec elles et avec eux, leur proposer des solutions. Deuxième étape, une nos rédacteurs. Vous savez, dans le système britannique, on appelle ça un gouvernement fictif, c’est-à-dire que vous ne gouvernez pas, mais vous mettez déjà en place l’équipe qui va gouverner le pays pour montrer que, comme sous l’ère Jospin, des personnalités crédibles d’horizons politiques différents travaillent au service de la France. Nous verrons, à la fin de l’été, quelle sera la personnalité, sur la base de ce programme, de cette équipe, qui est la mieux placée pour gagner. Parce que notre sujet, ce n’est pas de décider quel sera le meilleur opposant à Bardella ou à Édouard Philippe, c’est de gagner l’élection présidentielle.
Il a un déjeuner très commenté aujourd’hui entre une délégation du RN conduite par Jordan Bardella et le Medef, le mouvement des entreprises de France. Est-ce que ça vous choque ?
Lamentable. C’est lamentable. Poutine et Trump mettent le monde en chaos et les entreprises considèrent que c’est avec ces gens-là, avec les amis de Trump et de Poutine qu’il faut faire leurs affaires… Vous savez, j’ai relu il n’y a pas longtemps, Éric Vuillard, L’Ordre du jour, où il raconte comment dans l’histoire, trop d’industriels se sont acoquinés avec l’extrême droite. Ça a toujours été un désastre pour la démocratie, y compris un désastre pour l’économie. Peut-être pas pour certaines entreprises, mais pour l’économie. Quand l’extrême droite attaque l’État de droit, la démocratie… Vous savez, Geoffroy Roux de Bézieux, c’est un zadiste en comparaison. Lui, il avait mis une frontière.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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