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20 avril 2026La guerre au Moyen-Orient « fait mal au luxe », affirme Olivier Abtan, spécialiste du secteur
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
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Récap des faits principaux
La guerre au Moyen-Orient « fait mal au luxe », estime, lundi 20 avril, sur France Inter, Olivier Abtan, directeur associé du cabinet de conseil en stratégie AlixPartners et spécialiste du luxe. Il précise que le Moyen-Orient concentre une clientèle qui est consommatrice de produits de luxe, à hauteur de « près 6 % du marché mondial ».
Olivier Abtan concède que « les deux principaux moteurs de ce marché, sont la Chine et les États-Unis », mais rappelle qu’il ne faut pas seulement prendre en compte la consommation locale. Le directeur associé explique que les consommateurs et consommatrices de produits de luxe font souvent des achats en voyage à l’étranger. « On voyait beaucoup de gens du Moyen-Orient en Europe et notamment à Londres et ces clientèles, aujourd’hui, avec la guerre, elles voyagent moins », ajoute-t-il. Pour les maisons de luxe, cette clientèle du Moyen-Orient représente « quelque chose de significatif », affirme-t-il.
Contexte « pas favorable au luxe »
Par ailleurs, le contexte économique « n’est pas favorable au luxe », avec « la hausse des prix de l’énergie, éventuellement une hausse de l’inflation derrière et une non-baisse des taux d’intérêt », poursuit Olivier Abtan. « La mode et maroquinerie sont des catégories qui souffrent un petit peu plus que d’autres », contrairement à la joaillerie, note le spécialiste.
La guerre au Moyen-Orient et les effets de change ont par exemple affecté les ventes du groupe français Hermès, dont l’action a plongé certains jours à la Bourse de Paris. Au premier trimestre 2026, les ventes du sellier-maroquinier ont reculé sur un an de 1,4% à 4,1 milliards d’euros. Pour autant, le directeur associé ne s’attend pas à des « suppressions massives », dans les quelque 600 000 emplois directs ou indirects que représente le luxe. Il penche plutôt vers un ralentissement de l’expansion et de la création d’emplois.
Le spécialiste estime que depuis « le post-Covid », le luxe est « dans une sorte de crise un peu latente ». « Cela fait près de trois ans que le marché est soit stable, soit plutôt en légère décroissance. C’est la première fois depuis la création de cette industrie qu’on a une période de non-croissance aussi longue », observe Olivier Abtan. L’année 2026 ne sera « très probablement » pas l’année du redémarrage, conclut l’expert.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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