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20 avril 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Voici notre analyse rapide sur « la transition vers la voiture électrique accélère avec la crise du carburant ».
À retenir absolument
Les ventes de voitures électriques cartonnent chez les Français alors que les prix du carburant ne baissent pas. Les installations de bornes de recharge dans les copropriétés ont explosé et nombreux sont les récalcitrants à franchir le pas et délaisser leur voiture thermique pour un véhicule électrique.
La voiture électrique comme roue de secours à la flambée du carburant? C’est une tendance qui accélère depuis le début de l’année selon le patron de Citroën. La demande de voitures électriques représente 40% des commandes chez le constructeur depuis le début du mois d’avril, a confirmé le directeur général de la marque la semaine dernière sur BFM Business. Des commandes dopées par la hausse des prix du carburant sur fond de guerre au Moyen-Orient.
Et qui dit voitures électriques dit bornes de recharges. Là aussi l’engouement se confirme, notamment pour en installer dans les copropriétés. Les demandes d’installation de bornes de recharges électriques ont explosé. Chez un des leader du secteur elles ont même ont doublé en un mois.
Chez Watt, opérateur de bornes de recharge, les devis s’enchaînent: « Il va falloir qu’on prépare et qu’on expédie plus vite », assure à RMC Zakaria, qui supervise toute la logistique.
Tout s’est accéléré début avril assure Jacques-Alexis Bon, directeur général adjoint de cet opérateur de bornes de recharges: « Il y a plus d’appels et on fait plus de devis là où il y avait souvent des reports. Aujourd’hui, les automobilistes prennent des décisions ».
« Un message positif pour inciter »
Une décision boostée par la hausse des prix du carburant et la hausse de la prime de l’Etat pour installer des bornes qui vient de passer à 12.500 euros par immeuble. Les demandes ont doublé en moins d’un mois chez Zeplug, leader du secteur: « On avait 500 demandes par semaine, aujourd’hui on en a 1.000 », explique à RMC Story son directeur général Nicolas Blanchet.
« Il y a une réflexion sur le prix du carburant qui pèse sur le portefeuille et un message positif pour inciter à l’équipement: rouler en électrique est encore plus avantageux », ajoute-t-il.
Car grâce à une recharge lente la nuit chez soi, 100 kilomètres d’autonomie ne reviennent qu’à 3 euros selon EDF.
Et « c’est de plus en plus facile » d’installer une borne de recharge alors que les solutions techniques se diversifient, assure sur le plateau d’Apolline Matin Clément Molizon, délégué général d’Avere-France qui regroupe les acteurs de l’électrique dans le pays: « Il y a des accompagnements financiers qui permettent un reste à charge nul pour la copropriété, pour que seuls les utilisateurs paient et pas le voisin », détaille-t-il.
Un nouveau marché de l’occasion de l’électrique qui se développe
« Sébastien Lecornu l’a dit, importer du gaz et du pétrole, c’est importer les crises des autres donc il faut faire en sorte d’électrifier notre pays pour le rendre le plus indépendant possible », poursuit Clément Molizon.
Les ventes de voitures aussi explosent. En mars, les ventes de véhicules électriques neufs ont égalé leur record historique de parts de marché établi en janvier, avec 28 %, selon les données du cabinet AAA Data: « C’est un véhicule sur 3 si on ajoute les hybrides rechargeables ».
Les ventes d’occasion ont en parallèle bondi de 47 % sur un an: « Auparavant il y avait moins de véhicules électriques d’occasion alors que c’est là où une majorité de Français se fournit. C’est là où on va avoir et la vraie démocratisation et surtout les gens qui vont être les plus menacés par la crise actuelle ».
« Les déçus sont peu nombreux »
Résultat, les modes de consommation changent: « J’habite en ruralité, j’étais contre l’électrique, et on a franchi le pas, on a acheté une Dacia Spring d’occasion à 7.900€ », témoigne Thierry qui vit en Charente. « On est passé de 260€ de gasoil par mois à 60€ d’électricité pour notre usage quotidien parce qu’on fait 90km par jour. On va franchir la deuxième marche, vendre notre voiture familiale pour acheter une familiale électrique », confesse-t-il assurant ne pas avoir eu à installer une borne spécifique chez lui. « L’économie est réelle et la conduite est agréable », conclut-il.
« C’est complètement le nouvel acheteur qui achète pour son deuxième véhicule une petite électrique et passe le principal en électrique également. Les déçus sont très peu nombreux, le taux de satisfaction de l’électrique est de 93% », complète Clément Molizon.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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