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20 avril 2026le tireur avait des problèmes de santé mentale et des pensées suicidaires, selon ses proches
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Un regard éditorial sur « le tireur avait des problèmes de santé mentale et des pensées suicidaires, selon ses proches » pour mieux comprendre l'article.
Ce qu’il est utile de savoir
Identifié comme l’auteur présumé de la fusillade qui a tué huit enfants dimanche en Louisiane, Shamar Elkins, 31 ans, a été abattu par la police. Ses proches évoquent sa santé mentale fragile et les idées noires dont il leur avait fait part.
Sous le choc, les proches de Shamar Elkins tentent en vain de comprendre. Cet homme de 31 ans a été identifié comme le suspect de la tuerie dans laquelle huit enfants ont été tués dimanche 19 avril à Shreveport, en Louisiane (Etats-Unis). Celui-ci avait exprimé des pensées suicidaires auprès de sa famille, qui a souligné ses problèmes de santé mentale.
Auprès du New York Times le beau-père du tireur, Marcus Jackson, a expliqué que lors d’un appel le dimanche de Pâques, le trentenaire avait semblé « abattu ». En larmes, il lui avait confié vouloir mettre fin à ses jours car son épouse, Shaneiqua Pugh, souhaitait divorcer.
Selon le bureau du médecin légiste, « trois garçons et cinq filles âgés de 3 à 11 ans ont été abattus ». Sept d’entre eux, frères et sœurs, étaient les enfants du tireur présumé, tandis que le dernier était un cousin des victimes. Shamar Elkins est soupçonné d’avoir tiré sur 10 personnes au total: deux femmes, dont l’épouse du suspect, ont aussi été grièvement blessées par balle.
« Je lui ai dit: ‘Tu peux surmonter n’importe quoi, mec. Peu importe ce que tu traverses, tu peux y arriver’. Puis je me souviens qu’il m’a dit: ‘Certaines personnes ne se remettent jamais de leurs démons' », raconte Marcus Jackson.
La mère de Shamar Elkins, Mahelia Elkins, a quant à elle indiqué au journal américain qu’elle n’était pas très proche de son fils. Devenue mère alors qu’elle était adolescente et dépendante au crack, elle avait confié son enfant à une amie, Betty Walker. Mère et fils ont renoué des liens par la suite, il y a plus de dix ans.
Elle a dit ignorer quelle était la nature exacte des problèmes de Shamar Elkins et son épouse mais reconnaît avoir été inquiète pour le couple. Mahelia Elkins raconte avoir envoyé un sms à son fils mardi, puis un autre jeudi. Il a répondu « tout le monde va bien » au premier, mais a laissé le second sans réponse.
« Mes bébés sont partis »
Shamar Elkins et sa famille avaient dîné chez Betty Walker le week-end dernier. Aux policiers, cette dernière a assuré qu’elle n’avait rien remarqué d’anormal à ce moment-là. « Ce matin, je me levais pour me faire un café quand j’ai reçu l’appel. Mes bébés… mes bébés sont partis », a-t-elle témoigné dimanche, auprès de nos confrères américains.
Willie Vasher, qui a travaillé avec Shamar Elkins par le passé, se souvient de son côté d’un père ordinaire mais souvent stressé. Il explique que son ancien collègue avait tendance à « s’arracher les cheveux nerveusement » tout au long de la journée. Un « tic » confirmé par Mahelia Elkins.
Selon la police, Shamar Elkins avait déjà été arrêté en 2019 pour détention d’armes. Les autorités ont toutefois précisé n’avoir connaissance d’aucun antécédent de violences intrafamiliales le concernant. Dimanche, il a pris la fuite à bord d’un véhicule volé après la fusillade et a été pris en chasse par les forces de l’ordre, avant d’être abattu.
Lors d’une conférence de presse, le caporal de police Chris Bordelon a assuré que l’enquête se poursuit « pour tenter de déterminer les motifs » de ces crimes. Selon les données de l’ONG Gun Violence Archive, qui font autorité, il s’agit du pire bilan d’une tuerie par arme à feu aux États-Unis depuis la mort de huit personnes dans une banlieue de Chicago en janvier 2024.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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