
Donald Trump fait pression sur l’Iran avant de nouvelles négociations
20 avril 2026Nouveau recul des marchés européens, le conflit moyen-oriental entretient le flou
20 avril 2026« Les salles qui l’invitent mettent en danger les femmes »: faut-il déprogrammer Patrick Bruel?
Analyse : Voici une vue d’ensemble des faits selon notre équipe.
Quelques points clés à retenir concernant « « Les salles qui l’invitent mettent en danger les femmes »: faut-il déprogrammer Patrick Bruel? ».
Éléments essentiels
Visé par plusieurs plaintes pour agressions sexuelles et tentative de viol, le chanteur et acteur Patrick Bruel continue son activité professionnelle. Une décision logique alors qu’aucun jugement n’est prévu jugent les Grandes Gueules. Mais un auditeur déplore que le principe de précaution s’applique dans beaucoup d’autres situations en France et rarement pour les artistes.
Accusé d’agressions sexuelles, d’une tentative de viol et visé par plusieurs plaintes en France et en Belgique, Patrick Bruel continue de se produire. Le chanteur et acteur, idole d’une génération joue tous les soirs dans « Deuxième partie », une pièce qui rencontre un grand succès au théâtre Edouard VII à Paris.
Patrick Bruel doit également repartir en tournée pour les 35 ans de son album culte « Alors regarde ». Une tournée des Zénith qui irrite certaines associations qui craignent de voir la parole des femmes qui se disent victimes du chanteur, invisibilisée. Le collectif #NousToutes demande notamment sa déprogrammation du festival des Grandes Marées de Jullouville (Manche) du 18 au 26 juillet 2026.
S’en tenir à « l’Etat de droit »?
Des appels qui font réagir les Grandes Gueules ce lundi 20 avril: « Il ne faut pas balayer ce que ces femmes racontent », assure la fonctionnaire Zohra Bitan. « Il y a eu des plaintes mais pas de jugement et interdire, c’est juger avant. Les féministes doivent soutenir les victimes et tant que tout ça ne s’est pas produit, on doit marcher sur ses deux jambes. Ce n’est pas à nous de juger », poursuit-elle estimant que le chanteur doit continuer à se produire.
« En France on marche sur la tête sur la question des viols et des agressions sexuelles. Des violeurs prennent 8 mois, d’autres sont acquittés, on a un panel de punitions abjectes », ajoute-t-elle.
« On a une justice lente et dysfonctionnelle mais on est un Etat de droit et on doit s’y tenir », abonde l’avocat des Grandes Gueules Charles Consigny sur RMC. « Je ne peux pas soutenir qu’on censure qui que ce soit sur la base de quelque chose qui n’a pas été établi par la justice ».
« L’an prochain on va fêter les 10 ans du mouvement #MeToo qui a révolutionné le compte-rendu à tous ces sujets-là », note sur RMC Story l’entrepreneure militante Flora Ghebali. « Mais le débat ayant eu lieu, la présomption d’innocence reste notre seul rempart quand on veut être un état de droit. Le débat ayant eu lieu, on a conscience des enjeux », salue-t-elle.
« Les changements adviennent, ils sont trop longs, les femmes sont dans une situation d’injustice mais je pense que l’on doit respecter la présomption d’innocence », insiste Flora Ghebali.
« Le principe de précaution pas valable pour les artistes »
« Pour moi il faut le déprogrammer », appelle de son côté Azzedine, auditeur qui vit dans le Bas-Rhin. « J’ai l’impression que dans ce pays, le principe de précaution est valable pour tous les sujets, les manifestations, les rassemblements mais jamais pour les artistes qu’on accuse de viols et de pédophilie« , déplore-t-il.
« Je ne pense pas qu’on se lève le matin en se disant ‘je vais accuser quelqu’un de puissant’. Patrick Bruel ça reste un puissant avec du réseau qui est reconnu pour son art », poursuit Azzedine. « Il est maintenu dans des festivals tout l’été mais si il est condamné l’année prochaine, quelle image renverront ces festivals? », interroge-t-il.
Même son de cloche pour Emmanuel Dancourt, présidente de #MeTooMedia dont l’une des victimes présumées de Patrick Bruel appartient à son association:
« La présomption d’innocence c’est pour laisser les gens faire ce qu’ils veulent », déplore-t-elle sur le plateau d’Estelle Midi. « Il y a beau avoir 19 femmes qui ont parlé, les gens n’en ont rien à faire car il faut « laisser faire la justice »…
« La justice va mettre 10 ans à passer et pendant ce temps-là, on ne protège pas les femmes dans l’entourage de Patrick Bruel », regrette-t-elle.
« La présomption d’innocence, il ne faut pas y toucher mais il y a aussi le droit du travail, des affaires, des contrats. Et les salles qui programment Patrick Bruel mettent en danger les femmes autour de lui alors qu’elles sont dans l’obligation de les protéger, c’est le droit du travail », insiste-t-elle.
Patrick Bruel se défend
Patrick Bruel, bientôt 67 ans, est la cible d’investigations sur deux plaintes. L’une est instruite à Saint-Malo lui reprochant un viol en octobre 2012 en marge d’un festival de cinéma. L’autre a été déposée en mars à Paris pour tentative de viol et agression sexuelle. Ces derniers faits dénoncés par une responsable de la promotion des films français à l’étranger remonteraient à 1997 au Mexique.
Enfin, une enquête judiciaire a été ouverte en Belgique après une plainte enregistrée fin mars dénonçant une présumée agression sexuelle commise à Bruxelles par le chanteur et acteur français Patrick Bruel, a indiqué mercredi le parquet de la capitale belge.
Le 18 mars, Patrick Bruel avait assuré à l’AFP, par la voix de son avocat Christophe Ingrain, n’avoir « jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel ». Le chanteur « affirme n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un note sexuel », selon son conseil.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

9999999
