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20 avril 2026
Le gouvernement espagnol critique la venue à Madrid de la prix Nobel de la paix Maria Corina Machado comme « cheffe d’une faction idéologique »
20 avril 2026Madrid critique la venue en Espagne de l’opposante au gouvernement de Maduro comme «cheffe de faction»
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Ce qu’il est utile de savoir
Le ministre des Affaires étrangères espagnoles critique le choix «d’agir comme une dirigeante idéologique» et de «ne rencontrer qu’une partie du spectre politique espagnol».
L’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado est venue en tant que «cheffe d’une faction idéologique» à Madrid, où elle s’est entretenue uniquement avec les dirigeants de l’opposition de droite et d’extrême droite mais pas avec le premier ministre socialiste Pedro Sánchez, «une erreur», a critiqué lundi le gouvernement espagnol. «Elle a choisi d’agir comme une dirigeante idéologique et c’est pour cela qu’elle a décidé de ne rencontrer qu’une partie du spectre politique espagnol», a fustigé le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares, à la radio publique espagnole.
«Si María Corina Machado veut venir à Madrid comme cheffe d’une faction idéologique, je pense sincèrement que c’est une erreur», a-t-il poursuivi. «Quand il s’agit d’une faction d’extrême droite, c’est une erreur encore plus grande». Maria Corina Machado, qui est arrivée jeudi en Espagne après un passage en France, a refusé de s’entretenir avec le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, jugeant une rencontre «pas opportune».
Le dirigeant espagnol a lui assuré que «les portes du palais de La Moncloa (le lieu de résidence à Madrid du chef du gouvernement) étaient ouvertes» à l’opposante vénézuélienne. «Il n’y avait aucun problème pour la rencontrer à n’importe quel niveau, y compris, bien entendu, avec le chef du gouvernement», a répété lundi José Manuel Albares.
José Manuel Albares a dénoncé des «critiques absolument injustes et gratuites»
Maria Corina Machado, qui a réuni samedi dans le centre-ville de Madrid plusieurs milliers de partisans, avait déploré le manque selon elle de «dénonciation publique des violations des droits de l’homme» au Venezuela de la part du gouvernement espagnol «et de demande de libération des prisonniers politiques». José Manuel Albares a dénoncé des «critiques absolument injustes et gratuites», l’Espagne ayant accueilli ces dernières années des milliers de réfugiés vénézuéliens, y compris des membres de l’opposition: «On ne peut pas demander de l’aide puis venir ensuite (…) dénigrer les institutions espagnoles», a-t-il tancé. Le ministre espagnol a enfin critiqué «les slogans clairement racistes» lancés samedi par certains manifestants à l’encontre de la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez.
Source : www.lefigaro.fr
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