
Les Républicains font face à une énorme liste de choses à faire en avril
20 avril 2026
Guerre en Iran : les négociations entre Téhéran et Washington plus incertaines que jamais
20 avril 2026« Nous vivons dans la peur » : les Syriens craignent la création d’une zone tampon par Israël sur le plateau du Golan
Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Un regard éditorial sur « « Nous vivons dans la peur » : les Syriens craignent la création d’une zone tampon par Israël sur le plateau du Golan » pour mieux comprendre l'article.
Les faits essentiels
Depuis le début de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, Damas tente de se tenir à l’écart du conflit. L’armée israélienne a tout de même franchi une nouvelle étape en lançant récemment une mission de reconnaissance vers le Liban depuis le sud syrien. Près du plateau du Golan, les incursions se multiplient. Alors qu’un cessez-le-feu a été décrété avec le Liban, plus d’un an après la chute de Bachar al-Assad, les habitants craignent qu’Israël ne cherche, ici aussi, à établir une zone tampon.
Début avril, un jeune berger syrien a été tué « dans le tir d’un char israélien », dans la province frontalière de Quneitra, a écrit, vendredi 3 avril, l’agence officielle syrienne Sana. Il s’appelait Oussama al-Fahd. Il avait 17 ans, était parti acheter une bouteille de gaz lorsqu’un tir d’obus israélien s’est écrasé sur sa voiture. Son père, Oussama, dit ne pas comprendre pourquoi le jeune berger a été ciblé : « Ils ont choisi leur victime au hasard, sans aucune raison. Ils l’ont tué alors qu’il était innocent. »
Son village, Al-Rafeed, se trouve à la lisière du Golan, que l’armée israélienne occupe depuis 1967. Depuis la chute de Bachar al-Assad, cette dernière avance méthodiquement ses troupes à l’intérieur du territoire syrien. Chez Oussama, des positions se trouvent désormais de l’autre côté du jardin. « Nous vivons dans la peur qu’une guerre éclate ici aussi, demain, ou après-demain », explique-t-il.
« Ils veulent simplement nous occuper »
Le village tout entier vit depuis sous la menace directe des incursions israéliennes. Fadi Al-Mughtairi, un voisin, possède 2 hectares de terres sur lesquels il n’est plus autorisé à se rendre. « Ils ont brûlé l’ensemble des champs près de leurs positions avec du glyphosate, soi-disant pour empêcher les bergers de s’approcher de leur frontière », dénonce l’agriculteur. « Ils veulent simplement nous occuper », lance-t-il.
Dans ces villages reculés, l’armée syrienne n’est pas déployée. Pour les habitants, il y a la solitude, l’exemple de Gaza dévastée, plus récemment le Sud-Liban bombardé. Puis cette question qui revient : qui, aujourd’hui, est en mesure d’arrêter l’État israélien ?
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

9999999