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21 avril 2026Apple : « L’heure est venue de montrer ses muscles »… John Ternus, le successeur de Tim Cook, devra sortir Apple de l’anonymat dans l’IA pour satisfaire Wall Street
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Apple : « L’heure est venue de montrer ses muscles »… John Ternus, le successeur de Tim Cook, devra sortir Apple de l’anonymat dans l’IA pour satisfaire Wall Street ».
Les éléments principaux
(BFM Bourse) – Le groupe à la pomme a annoncé lundi soir que son emblématique dirigeant passerait la main à John Ternus, jusque là chef du hardware, en septembre prochain. Une surprise qui ne ravit pas forcément Wall Street alors que le groupe à pomme a fait preuve de frugalité dans l’IA.
Un changement d’ère est désormais acté chez Apple. Lundi soir, le groupe à la pomme a annoncé que son emblématique directeur général, Tim Cook, passerait la main en septembre prochain à John Ternus, actuellement responsable de l’ingénierie du « hardware » (les appareils à proprement parler comme les Mac ou les iPhones, par opposition aux logiciels).
À compter du 1er septembre, Tim Cook occupera le poste de président exécutif du conseil d’administration de la société de Cupertino.
Le dirigeant avait pris ses fonctions en 2011 à la suite du décès du légendaire Steve Jobs, fondateur d’Apple.
Comme le rappelle très justement Apple, le groupe, sous la houlette de Cook, a vu ses revenus plus que quadrupler, passant de 108 milliards de dollars sur l’exercice clos en 2011, à 416 milliards de dollars sur celui achevé en 2025.
La capitalisation boursière de la société a, elle, dépassé 4.000 milliards de dollars l’an dernier, alors que le groupe pesait autour de 350 milliards lorsque Tim Cook avait pris les rênes de l’entreprise, en 2011.
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Un cours de Bourse multiplié par 20 avec Cook
Dirigeant timide et également connu pour être l’un des rares grands patrons d’entreprises à avoir officiellement évoqué son homosexualité, Tim Cook restera comme l’artisan du développement des services d’Apple (App Store, Apple Music).
« Tim Cook s’est forgé une image publique internationale, a fait preuve d’une maîtrise inégalée de la chaîne d’approvisionnement et de la logistique, et s’est concentré sans relâche sur le secteur des services, ce qui a joué un rôle déterminant dans l’atteinte par Apple d’une capitalisation boursière de 4.000 milliards de dollars sous sa direction, le cours de l’action ayant été multiplié par 20 », salue ce mardi Dan Ives, analyste chez Wedbush.
« Tim Cook a le mérite d’avoir contribué à faire de l’activité de services d’Apple un joyau méconnu », explique de son côté Dan Coatsworth d’AJ Bell.
« Cela a permis de fidéliser les utilisateurs à l’écosystème d’Apple et de générer une importante source de revenus récurrents. Cook a également su maintenir la pertinence des produits phares d’Apple et donner aux consommateurs et aux entreprises suffisamment de raisons de continuer à acheter les dernières versions », ajoute-t-il.
Pour John Ternus, l’héritage n’est pas forcément facile à assumer. Il est arrivé chez Apple en 2001, au moment de la création d’Itunes et de la sortie du premier iPod, avant de piloter l’ingénierie hardware en 2013.
Apple assure qu’il a joué un rôle crucial dans la multiplication des différentes lignes de produits de la société, que ce soit au niveau des iPhone, Mac ou Apple Watch.
« L’automne dernier, les efforts de son équipe ont été pleinement mis en valeur avec le lancement d’une gamme d’iPhone repensée, comprenant les incroyablement puissants iPhone 17 Pro et Pro Max, l’iPhone Air, d’une finesse et d’une robustesse exceptionnelles, ainsi que l’iPhone 17, qui a constitué une formidable amélioration pour les utilisateurs », vante Apple.
Wall Street demande à voir
Pas sûr que Wall Street apprécie tant que cela. L’annonce de la succession à la tête d’Apple a pris de court le marché, sans provoquer pour autant de grande panique.
À la Bourse de New York, l’action Apple perd 0,7% en début de séance ce mardi 21 avril.
« Les investisseurs verront cela d’un œil mitigé, (…) le costume (pour Ternus, NDLR) paraît large, et si le moment choisi par Cook pour quitter ses fonctions de directeur général peut sembler logique, il soulève également des questions », écorne Dan Ives.
Cette annonce survient effectivement quelques jours avant les résultats trimestriels du groupe (le 30 avril) et surtout quelques semaines avant la cruciale conférence des développeurs de la société (WWDC), du 8 au 12 juin.
Ce rendez-vous est d’autant plus scruté qu’Apple est attendu au tournant au niveau de sa stratégie dans l’intelligence artificielle (IA). Contrairement aux autres « bigtech » américaines, la société de Cupertino a fait preuve de frugalité dans ce domaine, avec un écosystème perçu comme relativement balbutiant.
En 2024, l’annonce de la propre IA du groupe, appelée « Apple Intelligence », avait suscité des espoirs très vite échaudés par un déploiement calamiteux et des fonctionnalités peu excitantes.
Le récent succès de l’iPhone 17 n’a pas changé la donne pour autant. Si bien que John Ternus sera très clairement attendu au tournant sur ce point.
« Ternus étant un dirigeant chevronné dans le domaine du matériel informatique, les investisseurs s’intéresseront sans doute aux nouveaux produits et formats, mais surtout à la manière dont il compte accélérer les progrès d’Apple en matière d’IA », prévient ainsi Citi.
Un premier rendez-vous en juin à surveiller au biveau du groupe
Parmi les domaines clés à surveiller, la banque américaine liste la refonte de l’assistant personnel Siri, promise depuis longtemps, le transformation en interne par Apple de modèles de langage d’IA à grande échelle (LLM), une intégration et une monétisation plus poussées de l’écosystème IA, ainsi que de nouvelles catégories potentielles telles que les lunettes intelligentes.
« La stratégie d’Apple en matière d’intelligence artificielle sera la priorité numéro un de John Ternus », abonde William Kervin de Morningstar.
« Nous pensons qu’Apple est prête à lancer cette année des logiciels d’IA améliorés dans le cadre de son partenariat avec Google Gemini, et nous nous attendons à ce que John Ternus se concentre sur l’intégration des modèles Google optimisés à l’écosystème logiciel et matériel propre à Apple », développe-t-il.
« Apple ne peut pas rester en retrait face à l’avènement de l’ère de l’IA, alors que cette quatrième révolution industrielle prend de l’ampleur », assène de son côté Dan Ives.
« En substance, Apple est un péage sur l’autoroute de l’IA grand public, et Ternus doit enfin mettre en place la bonne stratégie en matière d’IA et se concentrer sur la monétisation à l’avenir », ajoute-t-il.
Pour l’analyste, tout commencera lors de la conférence des développeurs de juin où le groupe devra démontrer que le statu quo est brisé « avec une stratégie d’IA tant sur le ‘software’ et le ‘hardware’ visant à monétiser les 1,5 milliard d’iPhones et les 2,5 milliards d’appareils iOS dans le monde ».
« Dans ce monde dominé par l’IA, Apple dispose de plus de liquidités, de clients et d’une notoriété de marque supérieure à celle de n’importe quelle autre entreprise au monde… mais l’heure est venue de montrer ses muscles et de passer à l’offensive plutôt que de rester sur la défensive », insiste l’analyste.
« Apple doit trouver un équilibre entre la préservation de sa formidable culture d’entreprise et l’introduction de nouvelles innovations pour l’avenir, car les bases sont déjà en place à Apple Park… mais Meta, OpenAI, Google, Anthropic, Samsung, Huawei… et d’innombrables autres acteurs se disputent des parts de marché dans cette nouvelle ère de l’IA », prévient encore Dan Ives.
Dan Coatsworth égratigne le bilan de Tim Cook en expliquant que le dirigeant a dû faire face à des critiques de plus en plus vocales, ces dernières années, sur le manque d’innovation d’Apple, le groupe se contentant de lancer de nouvelles itérations de produits existants.
Une année riche en 2027?
Dans le cas de John Ternus, « son parcours laisse espérer qu’Apple pourra retrouver son dynamisme et proposer de nouveaux produits novateurs qui bouleverseront le marché, comme à l’époque », veut-il croire.
Bank of America se montre optimiste. Cette annonce « est de bon augure pour la vision à long terme d’Apple et le positionnement de l’entreprise en tant que leader de longue date dans le domaine des produits ».
« Le moment choisi pour cette transition à la tête de l’entreprise nous laisse penser que, premièrement, les résultats à court terme devraient rester extrêmement solides, étant donné qu’Apple planifiera probablement ces changements alors que l’entreprise bénéficie d’une forte dynamique commerciale », poursuit l’établissement.
« Deuxièmement, la nomination d’un dirigeant axé sur les produits et fort de nombreuses années d’expérience dans la conception du matériel Apple laisse entrevoir que nous pourrions entrer dans une nouvelle ère en matière d’appareils (appareils dotés d’IA, appareils portables, notamment des lunettes de réalité augmentée, et appareils pour la maison connectée) », anticipe Bank of America.
L’établissement pense que 2027 pourrait être une année marquante en termes de lancement de produits et s’attend à ce que la transition managériale soit fluide.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
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Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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