
« Une croissance à 0,9%, et une inflation à 1,9% », confirme Roland Lescure
21 avril 2026
Sam Altman, Palmer Luckey et Warren Buffett réagissent à la décision du PDG d’Apple
21 avril 2026Face au coût de la guerre au Moyen-Orient pour les finances publiques, le gouvernement prévient que « 6 milliards d’euros de dépenses pourraient être stoppées »
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Face au coût de la guerre au Moyen-Orient pour les finances publiques, le gouvernement prévient que « 6 milliards d’euros de dépenses pourraient être stoppées » ».
Résumé synthétique
Pour respecter l’objectif de déficit fixé à 5% du PIB en 2026 alors que le coût du conflit Moyen-Orient est déjà estimé à 6 milliards d’euros pour l’économie tricolore, le gouvernement a annoncé ce mardi un effort sur les dépenses de 4 milliards d’euros pour l’État et de 2 milliards pour la Sécurité sociale.
Face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement prend ses précautions. À l’occasion d’un comité d’alerte des finances publiques ce mardi 21 avril, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a annoncé que « 6 milliards d’euros de dépenses pourraient être stoppées » en 2026 pour tenir l’objectif de déficit de 5% du PIB cette année.
Dans le détail, le gouvernement a annoncé des mesures d’économies de 4 milliards d’euros sur les dépenses de l’État qui devraient prendre la forme de gels voire d’annulations ciblées de crédits ministériels. La Sécurité sociale devrait elle contribuer à hauteur de 2 milliards de mise en réserves.
Ce plan pourra toutefois être « adapté au cours de l’année dans un sens ou dans un autre » en fonction de l’évolution de la situation au Moyen-Orient, a prévenu le ministre de l’Économie Roland Lescure.
L’économie française bousculée par la guerre au Moyen-Orient
Les mesures d’économies annoncées visent en effet à compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient déjà estimé à date à 6 milliards d’euros pour l’économie française. Le conflit a déjà entraîné « un renchérissement significatif du service de la dette », avec un coût de la crise « estimé aux alentours de 4 milliards » d’euros, avait prévenu Bercy mardi dernier.
Face à l’envolée des prix de l’énergie, le gouvernement a également diminué sa prévision de croissance économique, à 0,9% en 2026 (contre 1% prévu avant), et revu en hausse sa prévision d’inflation, à 1,9% (contre 1,3% avant).
Le gouvernement a en outre annoncé 130 millions d’euros de dépenses de soutien face à la crise. Et le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait savoir qu’un « prochain paquet d’aides » serait annoncé dans la journée pour les filières les plus touchées.
Plus tôt dans la journée, le Premier ministre a aussi évoqué dans une lettre adressée à ses ministres les conséquences d’une inflation plus forte sur les dépenses sociales et les allégements de cotisations. Les opérations extérieures des armées françaises, renforcées au Moyen-Orient, pourraient quant à elles coûter plus d’un milliard d’euros supplémentaire en 2026.
Or, le ministre des Comptes publics David Amiel avait prévenu fin mars que « toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise » énergétique entraînerait « une annulation d’une dépense qui était prévue, à l’euro près », pour « tenir (les) objectifs pour 2026 ».
Raison pour laquelle Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres des « mesures supplémentaires de freinage de la dépense » sur les budgets ministériels et ceux des administrations de sécurité sociale.
>> Plus d’informations à venir sur BFM Business dans quelques instants. Retrouvez également le direct de BFM Business en vidéo et suivez-nous sur Twitter.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

9999999
