
Le journal de 8h du mardi 21 avril 2026
21 avril 2026Les États-Unis sont positifs à l’égard de l’accord avec l’Iran, mais les pourparlers restent incertains à l’approche de la fin du cessez-le-feu
21 avril 2026« Faire de Port-Vendres le hub méditerranéen » : fruits, croisières et yachts, le port de commerce affiche ses ambitions
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « « Faire de Port-Vendres le hub méditerranéen » : fruits, croisières et yachts, le port de commerce affiche ses ambitions ».
Points clés à retenir
Le port de commerce de Port-Vendres affiche une croissance record. Avec 366 214 tonnes de marchandises traitées en 2025, il s’impose comme un hub méditerranéen stratégique, dopé par la banane, la croisière, le yachting et les nouveaux aménagements.
À Port-Vendres, le port de commerce vient de franchir un vrai cap. Avec 366 214 tonnes de marchandises traitées en 2025, l’activité progresse de 23,4 % sur un an. Du côté de la Compagnie port-vendraise – la société qui assure depuis le 1er janvier 2024 la gestion du port pour le compte du Département – le constat est sans détour : « C’est un record et pourtant on pensait qu’il était difficile à atteindre. » Surtout, il ne s’agit pas seulement d’une bonne année. « Ce n’est pas un épiphénomène, c’est un palier. »
Le cœur de l’activité reste le trafic de fruits et légumes, avec 345 518 tonnes – l’essentiel étant lié à la banane, 271 518 tonnes – toujours largement porté par la Compagnie fruitière, maison mère du groupe. C’est elle qui donne au site sa dynamique économique, à travers ses flux historiques de bananes et de primeurs. Mais aussi via une flotte renouvelée et plus performante. Et le changement se voit très concrètement sur les quais. Les navires peuvent embarquer davantage, sans modifier les contraintes du site. « À charge égale, ils s’enfoncent moins. Donc à tirant d’eau égal, vous mettez plus de marchandises », résume-t-on du côté de la direction. Derrière cette hausse, il y a surtout une ligne stratégique assumée : « Faire de Port-Vendres le hub méditerranéen du groupe. Une nouvelle ligne vers l’Algérie est déjà en service, avec en ligne de mire d’autres dessertes courtes autour du bassin méditerranéen. »
Cette montée en puissance se traduit aussi très concrètement sur l’emploi. « L’augmentation des volumes entraîne mécaniquement davantage de manutention, de logistique, de maintenance et de services portuaires. Aujourd’hui, le port représente autour de 200 emplois directs et 200 indirects. »
Navires de croisière, yachting, ancienne criée…
À côté de cette montée en gamme, plusieurs autres activités progressent en même temps. La croisière tout d’abord, qui poursuit sa percée avec 34 escales, soit 61% de plus qu’en 2024. « C’est un travail de longue haleine, rappelle la direction, avec des escales qui se préparent souvent deux à trois ans à l’avance. » Le positionnement reste volontairement choisi, « celui d’une croisière de niche de grand standing ». Ici, pas de paquebots géants ni de tourisme de masse. « Les retombées économiques irriguent surtout Collioure, Banyuls, les caves, les restaurants et plus largement la Côte Vermeille. »
Même constat pour la grande plaisance. Avec 65 yachts accueillis en 2025 (56 en 2024), le port signe son deuxième meilleur niveau historique et a reçu cette année une unité de 118 mètres. Du jamais-vu sur le site. Le port n’en oublie pas pour autant ses autres activités. « Autour de l’ancienne criée, une partie du bâtiment doit laisser place à un port à sec d’environ 150 places, tout en conservant des espaces pour les pêcheurs, la maintenance et le charpentier de marine. »
Le 3e quai, prochain cap
Attendu pour fin juin 2026, le quai Dezoums, troisième quai du port de commerce, doit permettre au port de retrouver de la respiration. Car aujourd’hui, la réalité est simple : » on est totalement saturé. Le manque de place se ressent autant sur le stockage des fruits que sur la circulation interne. » Avec ses 170 mètres, ce nouveau quai doit permettre de mieux répartir les usages. A savoir, les conteneurs sur une zone, le trafic fruitier sur une autre, et davantage d’espace pour la grande plaisance au niveau du quai de la République. Au-delà des volumes, l’enjeu est aussi celui des conditions de travail et de la sécurité. La direction parle d’un outil qui permettra de « travailler de manière plus qualitative et plus sécurisée ». Autre évolution importante : le site sera électrifié. À terme, l’objectif est de permettre des escales branchées directement au réseau, sans émission à quai.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

9999999