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21 avril 2026Sur l’immigration, Bruno Retailleau et Jordan Bardella visent l’Espagne sans retenue (ni cohérence)
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Points clés à retenir
Il veut mettre l’Espagne « au ban des nations européennes », rien que ça. À un an de l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, désormais candidat déclaré des Républicains, a visiblement envie de se faire des amis de l’autre côté des Pyrénées, chez les plus proches alliés de la France. Et Jordan Bardella aussi.
Sur LCI, lundi 20 avril, l’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas retenu ses coups contre le gouvernement socialiste espagnol qui a lancé il y a quelques jours un vaste plan de régularisation de sans-papiers. Une annonce présentée par le Premier ministre Pedro Sanchez comme une « nécessité » pour l’économie face au vieillissement de la population, et qui doit permettre à 500 000 personnes de résider légalement sur le territoire.
« On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la événement » , a affirmé le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France. De quoi justifier de mettre l’Espagne « au ban des nations européennes, » a-t-il asséné sans sourciller.
Quid du traité de Maastricht ?
Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol « contraire à l’esprit européen », il a promis de « rétablir les contrôles aux frontières », assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de « crise ».
Une proposition qui, au demeurant, est tout sauf fidèle à l’esprit du traité de Maastricht, pilier fondateur de l’Union européenne, et d’autant plus incongrue dans la bouche du président du parti gaulliste et historiquement pro-européen qu’est celui des Républicains.
Une absurdité dénoncée par une partie de la classe politique française : « Déclaration ridicule et irresponsable de Bruno Retailleau, a jugé le député des Français de l’étranger, issu de la majorité, Pieyre-Alexandre Anglade sur X. Nous avons besoin d’unité et de coopération, pas de propos d’estrade qui divisent et nous affaiblissent.»
« Au delà du fait que ce que dit Retailleau est totalement inopérant et absurde, Sanchez est l’honneur de l’Europe qu’il s’agisse de la régularisation par le travail ou de ses positions géopolitiques », a jugé le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure sur le même réseau social.
L’Espagne, nouveau punching-ball
Mais Bruno Retailleau n’est pas le seul à s’embourber dans des propos dont on peine à trouver la cohérence politique. Le 18 avril, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a lui aussi décidé de faire de l’Espagne son souffre-douleur : « Je considère que la libre circulation dans l’espace Schengen devrait être réservée aux seuls ressortissants des pays européens, a-t-il jugé. Obtenir un titre de séjour en Espagne, par exemple, ne doit pas permettre de circuler librement dans tous les pays de l’Union européen. »
Des propos tenus par le potentiel candidat du RN en 2027 depuis Milan en Italie… là où le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni a aussi ouvert grandes ses frontières en 2025, pour les mêmes raisons que son voisin espagnol. L’Italie prévoit ainsi l’accueil de près de 500 000 travailleurs étrangers entre 2026 et 2028 sur son territoire, après en avoir déjà accueilli le même nombre ces dernières années. « Une immigration de travail » à propos de laquelle Jordan Bardella est beaucoup moins prolixe lorsqu’il s’agit de son alliée italienne.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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