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22 avril 2026Elections sénatoriales dans l’Aude : quel duo pour conserver les sièges du PS, quel candidat pour « compter » le poids du RN, quelle stratégie à droite ?
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Elections sénatoriales dans l’Aude : quel duo pour conserver les sièges du PS, quel candidat pour « compter » le poids du RN, quelle stratégie à droite ? ».
Résumé pour le lecteur
Un décret vient de fixer au dimanche 27 septembre les élections sénatoriales. L’Aude est l’un des 63 départements concernés, avec deux sièges à pourvoir. Choix des deux sortants socialistes, candidature du RN, piste pour la droite : tour d’horizon d’un scrutin réservé aux grands électeurs, issus à 95 % des élections municipales de mars dernier.
Sébastien Pla repart
Le 27 septembre 2020, Sébastien Pla décrochait son 1er mandat de sénateur pour intégrer le groupe socialiste, écologiste et républicain. Six ans plus tard, jour pour jour, le 27 septembre 2026, l’ancien maire de Duillhac-sous-Peyrepertuse, mais aussi ex-conseiller départemental puis régional, se présentera pour renouveler son siège au palais du Luxembourg. Ce mardi 22 avril 2026, l’élu le confirme : « Je demanderai le soutien du PS, oui. » Un soutien qui, faute d’autre prétendant masculin – en tout cas déclaré pour l’heure –, relèverait de l’évidence, puisque Sébastien Pla rappelle la « règle » qui veut que le PS audois investisse une femme et un homme pour les deux sièges à pourvoir dans le département. La confirmation ne tardera pas. Le bureau national du PS vient de livrer le calendrier des investitures : « Les candidatures devront être déposées entre le lundi 27 avril et le lundi 11 mai, » précise ce 22 avril Alix Soler-Alcaraz, premier secrétaire fédéral du PS dans l’Aude. « Et le vote des militants doit avoir lieu le 21 mai. »
La sortante ou une 1re candidature ?
Qui sera la femme, justement ? La sortante socialiste, Gisèle Jourda, élue depuis 2020 à la Chambre haute ? Ce mardi 22 avril, l’ancienne élue trébéenne réservait sa réponse : « Je n’ai pas encore tranché. » Ni oui ni non, donc, pour l’heure, sans oublier de préciser qu’elle est « enchantée du mandat que j’exerce, même s’il n’a jamais été pensé dans un plan de carrière ». Un rappel livré par celle qui restera comme la première femme élue au Sénat dans l’Aude. Bien consciente que le mandat peut aiguiser les appétits : « Qu’il y ait des ambitions, c’est normal. » Depuis plusieurs semaines, un nom est associé à ces ambitions. Celui de la maire de Bram, réélue au 1er tour le 15 mars 2026, et vice-présidente du conseil régional, Claudie Faucon-Méjean. Une potentielle candidate, d’ailleurs suppléante de Sébastien Pla, qui fait assaut de prudence : « C’est une hypothèse que je n’exclus pas. » Côté pile, la possibilité de siéger dans un Sénat « qui porte la voix des collectivités, que je pratique depuis 25 ans, et un mandat qui s’inscrirait dans ce parcours » ; côté face, des conséquences « sur les mandats que j’exerce actuellement ». Des pour et des contre qui font que Claudie Faucon-Méjean n’est donc pas encore « totalement décidée ». Mais le calendrier du PS l’invite à trancher, vite.
Au RN, l’hypothèse Victor Chabert
En 2020, lors des précédentes sénatoriales, le Rassemblement national (RN) était représenté par Christophe Barthès. Tout juste élu maire de Carcassonne, et après avoir cédé son mandat de député à son suppléant Édouard Jordan, l’élu d’extrême droite ne repartira donc pas. Un nom circule, très fortement. Celui de Victor Chabert, redevenu le 15 mars 2026, après la défaite au 1er tour de la liste du responsable départemental du RN Maxime Bot, conseiller municipal limouxin. Retour aux sources, douze ans après les municipales limouxines de 2014, lorsqu’il était devenu le plus jeune conseiller municipal… socialiste. Celui qui est aussi directeur du service presse du RN, et conseiller presse de Marine Le Pen et Jordan Bardella, ne confirmera ni n’infirmera : appels ou SMS, il n’a pas répondu. Maxime Bot, directeur de cabinet de Christophe Barthès et délégué départemental du RN de l’Aude, n’en dira pas plus : « L’annonce des candidats se fera en temps voulu. » Mais la piste Chabert, évoquée dans un bulletin du Monde du 15 avril dernier, est bien réelle. Elle permettrait d’abord au parti de « se compter » dans l’Aude, après la prise du chef-lieu, avec 31 conseillers, les 6 élus glanés à Castelnaudary, les 7 sièges limouxins ou encore la réélection à Lézignan de Gérard Forcada (26 élus), à qui le RN avait apporté son soutien pour le 2nd tour. L’occasion, sans doute, même si le RN n’a pas dans l’Aude les mêmes prétentions de victoire que dans le Gard, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes ou les Bouches-du-Rhône, de progresser : en 2014, le candidat FN Robert Morio obtenait 44 des 1 123 votes des grands électeurs, issus à 95 % des conseils municipaux ; il y a six ans, Christophe Barthès avait – modestement – progressé, avec 61 suffrages sur 1 102, et 5,54 % des exprimés.
À droite, les « conditions » de François Mourad
Là encore, la prudence règne. Tout juste sorti de municipales carcassonnaises où il a subi la victoire de Christophe Barthès dans une triangulaire, le délégué audois d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe, assure avoir été « sollicité par un certain nombre d’appareils politiques de la droite et du centre » en vue des sénatoriales. François Mourad ira-t-il, alors ? Lui assure qu’il « n’a pas envie de sauter d’élection en élection » et qu’il veut « honorer ses mandats municipaux et départementaux ». Mais les prochaines semaines et prochains mois seront bien l’occasion de discuter l’hypothèse : « Je prends le temps d’y réfléchir, j’ai réservé ma réponse, et on se positionnera après l’été. Avec les municipales, on a réussi à mettre autour de la table Horizons, Les Républicains, l’UDI, le Parti radical. Mais si j’y vais, c’est à la condition de pouvoir défendre les dossiers d’une nécessaire réforme des collectivités territoriales. » Un sujet sur lequel l’élu plaide notamment pour l’Arlésienne des « conseillers territoriaux ». Là aussi à suivre, alors que François Mourad assure « qu’il y aura de toute façon une candidature de la droite et du centre ».
Seront-ils au rendez-vous ?
À droite et au centre, justement, Christine Breyton (présidente de Renaissance Aude) – et candidate aux sénatoriales 2020 pour la REM – ou Bernard Tondereau (président des Républicains), n’ont pas répondu à nos sollicitations. Y aura-t-il des représentants du parti présidentiel ou de la droite républicaine ? Une question dont la réponse réside sans doute dans la décision de François Mourad. Et à gauche ? Car c’est là aussi une « tradition », les Verts tout autant que les communistes ont l’habitude de présenter des candidats devant les grands électeurs. C’était le cas en 2008, 2014 et 2020. Candidate pour les Verts, comme Daniel Dediès, en 2020, la conseillère départementale Sandrine Sirvent assure que le groupe « a commencé à s’interroger sur le sujet ». Et qu’une réunion, « la semaine prochaine », doit permettre d’avancer. Du côté du PCF, Sylvie Vilas, la secrétaire départementale et conseillère régionale, n’a pas répondu à nos appels.
Grands électeurs, candidatures, élection : comment sont élus les deux sénateurs audois ?
Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé de moitié. Le lundi 21 avril, un décret a convoqué le 27 septembre 2026 les collèges électoraux qui éliront 178 sénatrices et sénateurs dans 63 départements. Dans l’Aude, comme dans tous les départements qui élisent un ou deux sénateurs, l’élection se déroule au scrutin uninominal majoritaire à 2 tours. Les candidats devront se déclarer à partir du lundi 7 et jusqu’au vendredi 11 septembre 2026, 18 h. Mais qui élira les deux sénateurs audois ? Les grands électeurs, issus à une très grande majorité des conseils municipaux issus du scrutin des 15 et 22 mars derniers, ainsi que les députés, conseillers régionaux et départementaux. C’est le 5 juin 2026 que les conseillers municipaux désigneront leurs délégués pour le vote du 27 septembre : dans les communes de moins de 9 000 habitants, le nombre de délégués est fonction du nombre d’habitants ; entre 9 000 et 30 000 habitants, tous les conseillers sont délégués de droit ; au-delà de 30 000 habitants, des délégués supplémentaires peuvent être désignés, à raison d’un par tranche de 800 habitants. En 2020, lors des dernières municipales, 1 179 grands électeurs étaient inscrits : Gisèle Jourda et Sébastien Pla l’avaient emporté dès le 1er tour, avec 657 (59,62 %) et 653 (59,26 %) voix, face à neuf autres candidats (un divers centre, un LR, deux LaREM, deux Verts, deux PCF).
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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