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22 avril 2026Infirmières, transporteurs, BTP… Pourquoi certains secteurs restent sur la réserve face aux nouvelles aides pour compenser les prix des carburants – franceinfo
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Infirmières, transporteurs, BTP… Pourquoi certains secteurs restent sur la réserve face aux nouvelles aides pour compenser les prix des carburants – franceinfo ».
Points essentiels de l’article
Soucieux de préserver les finances publiques, Sébastien Lecornu a présenté, mardi, des aides « ciblées », au risque de décevoir les professionnels concernés.
Publié
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Faut-il voir le réservoir à moitié vide ou à moitié plein ? Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a dévoilé, mardi 21 avril, une série de mesures « ciblées » de soutien aux professionnels affectés par la hausse des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. D’un montant total évalué à 180 millions d’euros pour le mois de mai, ces aides viendront compléter de premiers versements d’environ 150 millions d’euros couvrant le mois d’avril.
Tout en saluant des avancées, divers représentants des secteurs concernés ont exprimé de premières réserves sur les modalités retenues par le gouvernement. Des infirmiers, qui se disent « exclus du dispositif », jusqu’aux transporteurs, qui expriment leurs « grandes inquiétudes » dans l’attente des aides, franceinfo vous explique pourquoi certains en voudraient plus.
Parce que l’aide aux « grands rouleurs » est jugée trop restrictive
Principale nouveauté annoncée mardi, le dispositif d’accompagnement pour les « travailleurs modestes grands rouleurs » devrait pouvoir bénéficier à « pratiquement 3 millions de Français », a affirmé Sébastien Lecornu, et le ministre de l’Economie Roland Lescure espère ouvrir les demandes « d’ici à la fin du mois de mai ». Si certains secteurs bénéficient aussi d’aides spécifiques, les autres doivent compter sur ce dispositif dont le périmètre interroge certains représentants professionnels, notamment dans le secteur de la santé. La Fédération nationale des infirmiers estime ainsi que les infirmiers à domicile restent « exclus du dispositif », et réclame « un carburant professionnel détaxé », comme pour les pêcheurs ou les agriculteurs.
« Il s’agit d’un mépris assumé envers 132 000 infirmiers libéraux. »
Daniel Guillerm, président de la Fédération nationale des infirmiersdans un communiqué
« Au niveau des revenus, on ne sera pas forcément éligible », redoute ainsi Diane, infirmière en Eure-et-Loir, sur RMC. L’aide aux grands rouleurs sera en effet réservée aux travailleurs gagnant moins que la moitié des Français, soit 17 000 euros par an pour une personne seule. « Nous avons un chiffre d’affaires assez élevé, parce que nous sommes bien loin des 35 heures », explique cette professionnelle, qui pense qu’elle risque d’être au-dessus des seuils. Elle craint que des cabinets, pour assurer leur survie financière, en viennent à refuser la prise en charge de certains patients.
L’association Familles rurales, elle, déplore l’exclusion des « retraités », des « étudiants » ou encore des patients « qui doivent aller chez le kiné tous les jours ». Réserver les aides aux besoins professionnels revient à « reconnaître que les autres besoins essentiels ne sont pas vitaux », dénonce-t-elle. Sur ICI Paris Ile-de-France, l’un de ses responsables plaide pour « un élargissement » du dispositif aux « populations vulnérables telles que les jeunes et les demandeurs d’emploi, dont la mobilité est pourtant une condition essentielle d’accès à l’insertion sociale et professionnelle ».
Parce que certaines entreprises du bâtiment sont écartées
Le secteur du bâtiment et des travaux publics va bénéficier d’une « première enveloppe » dès « le début du mois de mai », a annoncé le chef du gouvernement. « On a besoin que ce soit accessible à tous, de façon à ne pas créer de différenciation d’une entreprise à une autre », plaide la Fédération française du bâtiment, alors que Sébastien Lecornu a seulement mentionné les petites et moyennes entreprises « de moins de 20 salariés ».
Les représentants du secteur s’interrogent également sur le choix d’une aide d’environ 20 centimes d’euro par litre qui ne concernerait que le gazole non routier (GNR), utilisé par exemple par les artisans et les entreprises qui doivent faire fonctionner des engins de chantier. « Nous souhaitons que cela s’étende au gazole routier », notamment pour les entreprises du BTP qui doivent faire rouler des camions, a défendu la vice-présidente de la fédération, Catherine Guerniou, sur franceinfo, alors que des discussions sont prévues dans les prochains jours entre le gouvernement et les représentants de la filière.
Parce que les transporteurs, les pêcheurs et les agriculteurs espéraient plus
Pour les transporteurs routiers, l’aide forfaitaire déjà en place, équivalent à une remise de 20 centimes par litre, a été reconduite sans nouvelle hausse. Ce dispositif ne répond « absolument pas » aux besoins, estime la Fédération nationale des transports routiers, sur franceinfo. Ce syndicat professionnel attendait des mesures pour soulager les trésoreries « complètement asséchées » des entreprises, comme « des prêts de très court terme à des taux très avantageux », au-delà du prêt flash carburant à 3,8%.
« Ce que nous demandions, ce n’était pas forcément des aides, mais des systèmes qui permettraient d’amortir ce choc. »
Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routierssur franceinfo
Le dispositif annoncé suscite « des grandes inquiétudes », confirme l’Organisation des transporteurs routiers européens. Près de deux mois après le début de la crise, « le site qui permet aux entreprises de déclarer les demandes d’aides [qui doivent être versées en mai] n’est pas encore opérationnel », regrette son délégué général, Jean-Marc Rivera, sur France Inter. Par ailleurs, ces aides, réservées aux sociétés de moins de 1 000 salariés, calculées selon les résultats des années passées et plafonnées à 60 000 euros, « sont beaucoup trop restrictives, voire très inéquitables entre les entreprises ».
Les pêcheurs, eux, voient passer leurs aides de 20 centimes par litre de gazole non routier à « entre 30 et 35 centimes d’euro par litre », selon Sébastien Lecornu. « C’est une avancée qui est importante », salue le Comité national des pêches, tout en espérant un effort supplémentaire pour les professionnels. « Il est important de les soutenir à hauteur de 40 centimes », continue de plaider son président, Olivier Le Nezet, porte-voix notamment des chalutiers, plus gourmands en carburant que d’autres modes de pêche moins polluants. Même son de cloche chez les agriculteurs, qui voient l’aide à la pompe bondir de 4 à 15 centimes d’euro par litre. « On avait demandé 30 centimes du litre, c’est une première réponse », se satisfait la FNSEA, sur franceinfo.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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