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22 avril 2026VIDÉO. « L’essentiel, c’est d’avoir une relation avec l’essence des choses » : dans l’atelier du peintre catalan Jacques Capdeville
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Selon nos experts, « VIDÉO. « L’essentiel, c’est d’avoir une relation avec l’essence des choses » : dans l’atelier du peintre catalan Jacques Capdeville » mérite une attention particulière.
Points clés à retenir
Le peintre catalan Jacques Capdeville nous a ouvert les portes de son atelier, au mas Sobirana, perdu au milieu de la montagne au-dessus de Céret. Un moment hors du temps pendant lequel il travaille, tout en racontant son addiction à la peinture, sa quête de conscience pure, sa relation viscérale à la nature, son besoin de contemplation, les artistes qui ont marqué sa vie, sa grande liberté.
Il faut suivre une route tortueuse sur plusieurs kilomètres au-dessus de Céret pour arriver au Mas Sobirana, l’antre du peintre Jacques Capdeville. Là-haut, dans son mas isolé au milieu de la nature, il se sent bien. « J’habite ici parce qu’il y a plein de fleurs autour, et que je peins des fleurs », confie l’artiste. « Je crois que c’est Toulouse-Lautrec qui habitait dans un bordel, mais lui, il peignait des prostituées je crois, non ? Moi c’est un peu pareil. Je suis là où il y a le matos pour peindre ». Il a autant besoin de son atelier que de la nature.
Des fois j’ai une note d’optimisme
Quelle que soit la météo, il passe beaucoup de temps dehors, à entretenir son terrain, ou simplement assis sur l’un des bancs installés par-ci, par-là, à regarder ce qui se passe autour lui. Et souvent, aussi, il pose les mots qui lui passent par la tête dans un petit carnet qui ne le quitte jamais : « L’ombre de l’arbre va me faire déplacer », « Je me déplace un peu et le ciel paraît plus grand », « Le vent m’invite à rentrer à la maison », lit-il en feuilletant son carnet. Ou encore « Je peindrai plus simple encore à partir d’aujourd’hui ». Et de commenter en riant : « Des fois j’ai une note d’optimisme« .
Il attrape les pensées comme elles viennent, sans leur donner de forme. Pour l’instant en tout cas. « C’est nouveau, mais j’ai envie de l’éditer. Enfin, de faire un truc avec ça », précise-t-il. Quand il n’est pas dehors, il est dans son atelier. Cette ancienne grange dans son jus, dont les murs en vieilles pierres ont été recouverts de blanc. Sur un côté, une grande fenêtre donne directement sur la montagne voisine, et inonde la pièce de soleil quand il est de sorti. Au milieu de la pièce, une grande estrade de bois sur laquelle sont posées de grandes toiles en attente d’inspiration.
Jean Capdeville, Claude Viallat
Très tôt, l’artiste a compris qu’il n’avait pas besoin de savoir dessiner pour peindre : « Ce n’est pas essentiel de savoir dessiner, en tout cas pour moi. L’essentiel, c’est d’avoir une relation avec l’essence des choses, et pas la chose ». Depuis toujours, il définit son travail comme « des tâches ». Et d’ajouter non sans humour : « Et je suis un peu surpris de voir que je continue à ne faire que des tâches 50 ans plus tard ». Très inspiré par son oncle, le peintre Jean Capdeville, il considère que son « papa », c’était Claude Viallat, un peintre nîmois contemporain et figure majeure du groupe supports-surfaces, qui l’a aidé à vendre ses toiles dans sa jeunesse.
Pour Jacques Capdeville, « un peintre, on lui demande d’être intelligent. Même peut-être qu’il vaut mieux être un peu con, je crois ». Il précise, plus sérieusement, « quand je peins, je fais très attention à ne réfléchir à rien. Et avant de commencer aussi, il ne faut pas avoir d’idées. C’est Bram Van Velde (peintre et lithographe néerlandais, NDLR) qui disait Je pense donc je m’écroule. Je crois qu’il n’a pas tort ». Pour arriver à cet état de « conscience pure », de « viscéralement juste », il peint « d’une façon extrêmement naturelle ».
Je fais de la peinture pour éliminer toutes les contraintes que tout adulte a
« J’ai envie de peindre, je vais peindre. Il n’y a aucune règle. En fait, je fais de la peinture pour éliminer toutes les contraintes que tout adulte a. Il n’y a pas de contraintes. C’est une forme de grande liberté. Je pourrais parler de luxe. C’est du vrai luxe ». Une liberté qu’il s’est accordée en arrêtant de peindre quand il avait 45 ans. Une pause qui a duré près de dix ans, avant de reprendre la peinture « sans le faire exprès ». Depuis, il a toujours un pinceau à la main et ses doigts dans un pot de peinture. « Peindre, c’est un peu comme arrêter de fumer. Là pour l’instant, j’arrête. Mais bon je sais pas combien de temps. On rechute assez facilement en peinture. C’est très addict quoi ! ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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