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Un résumé rapide de « banque, administration, le casse-tête des reprises d’entreprises agace » selon notre rédaction.
Points saillants
Le ministre des PME veut en faire une « grande cause économique nationale »: la reprise d’entreprise. Serge Papin veut simplifier les processus de transmission notamment au niveau du financement. Il compte aussi créer un « Tinder » de la reprise pour faciliter la relation cédant-repreneur alors que 500.000 patrons doivent partir à la retraite d’ici 10 ans, menaçant 3 millions d’emplois.
500.000 chefs d’entreprises partiront à la retraite dans les 10 prochaines années, menaçant 3 millions d’emplois, et faisant de la transmission-reprise d’entreprise un enjeu majeur, selon Serge Papin. Le ministre des PME veut en faire une « grande cause économique nationale ». Il organise ce jeudi un cas baptisé « Objectif reprises » où il dévoilera son plan pour se saisir de ce sujet.
Un processus de transmission-reprise d’entreprise auquel est confronté un atelier de ferronnerie installé à quelques kilomètres de Chartres en Eure-et-Loir. Ici, les scies s’agitent, le cuivre se tord en arabesques suivant le tracé précis des artisans. Et au milieu de cet atelier, l’ancien patron Jean-Christophe 58 ans, passe le relais à son repreneur, Maroun.
« J’ai vu beaucoup de repreneurs passer »
“ll y a 4 ans, j’ai commencé à sentir qu’il fallait que lever le pied. J’ai vu beaucoup de monde passer. Certains étaient intéressés, d’autres voulaient l’entreprise, mais pour pas cher. Ils n’avaient pas trop l’intention d’y travailler, ils avaient l’intention de trouver quelqu’un pour la faire tourner. Et pour moi, ce n’était pas viable », indique Jean-Christophe sur RMC.
« Une entreprise, c’est comme un bébé, on s’en occupe et on a envie qu’elle soit en bonne santé. Maroun était, dans tous les gens que j’ai pu voir, le plus passionné”, appuie Jean-Christophe.
Entre les deux hommes une complicité se noue très vite et moins d’un an après sa première visite de l’atelier, Maroun 45 ans, rachète l’entreprise à 60%. Mais l’entrepreneur en a bien conscience, son parcours a été presque facile: « Dans mon parcours de repreneur, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Jean-Christophe rapidement, mais c’est parce que j’avais un réseau. Je savais qu’il y avait des chambres consulaires qui existent, la CCI, (la chambre des commerces et d’industrie), la chambre des métiers…
« Mais il n’y a pas un guichet unique et c’est vrai que ce serait super s’il y en avait un où vous pouvez aller avec vos différents critères, taille d’entreprise, secteur d’activité, chiffre d’affaires. Un peu de simplification administrative serait la bienvenue”, appelle Maroun.
Une temporalité qui pose problème
Ce repreneur a aussi eu des difficultés financières car malgré l’évidence de sa rencontre avec Jean-Christophe et leur envie mutuelle de s’associer, Maroun a eu des problèmes à récolter les fonds nécessaires au rachat de l’entreprise. “J’avais un dossier qui était assez solide, mais le seul problème, c’était la temporalité. Entre le moment où je suis allé voir les banques et le moment où j’ai déposé un dossier, il s’est passé six mois ».
« Le cédant aurait pu se lasser, les collaborateurs qui savaient qu’il y avait une cession en cours auraient pu se poser des questions. Ça peut jouer sur le moral, la motivation. Ce n’est pas forcément évident de ne pas savoir qui sera le prochain patron, à quelle sauce, on va être mangé. J’ai eu du mal à comprendre pourquoi ça a pris autant de temps”, indique-t-il.
Un « Tinder de la reprise »?
Six salariés auraient pu se retrouver sur le carreau. C’est exactement le cas de figure que redoute le ministre des PME Serge Papin. Il s’est donc engagé à simplifier les démarches de transmission-reprise d’entreprise.
“On va prévenir tous les chefs d’entreprise qui ont plus de 55 ans pour leur dire: anticipez, parce qu’il y en a pour qui c’est une angoisse. On va créer un site, on va appeler ça le Tinder de la reprise pour mettre en lien ceux qui ont envie de reprendre et ceux qui ont envie de céder. Les chambres de commerce, les chambres des métiers vont organiser aussi des journées de la reprise tous les mois pour rencontrer les acteurs. Et puis on s’occupe aussi du financement de tout ça”, a indiqué le ministre sur RMC-BFMTV ce jeudi matin.
Selon Anthony Grossel, notaire spécialisé dans la transmission d’entreprise ce qui pourrait concrètement faciliter la vie des cédants et repreneurs. Pour lui, c’est clair, il faudrait alléger la fiscalité sur le modèle du pacte Dutreil pour le moment réservé aux transmissions familiales. « Il permet de transmettre des entreprises en étant fiscalisé non pas sur 100% de la valeur, mais en étant fiscalisé sur 25%. Pourquoi? Parce qu’on applique un abattement de 75% sur la valeur globale”, pointe-t-il.
Une fiscalité allégée pour les couples cédants-repreneurs qui se sont déjà trouvés.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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