L’Inde et la Chine s’affrontent pour le brut russe
23 avril 2026
Suède: le peuple sami s’oppose à une réforme sur l’élevage de rennes proposée par le gouvernement
23 avril 2026Bogota, une voix pour les Suds : épisode du podcast Colombie, bilan d’une ambition de gauche
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Voici notre analyse rapide sur « Bogota, une voix pour les Suds : épisode du podcast Colombie, bilan d’une ambition de gauche ».
Éléments essentiels
En élisant un président de gauche pour la première fois de son histoire en 2022, le peuple n’a pas seulement choisi la voie de la paix totale et de la réforme agraire. Il a aussi choisi de rompre avec la diplomatie des précédents présidents de droite, historiquement alignée sur les États-Unis. Ancien guerillero, figure de la gauche latino-américaine, Gustavo Petro a opéré un virage à 180 degrés tout d’abord dans ses relations avec Washington, un revirement qui a viré à l’affrontement avec son homologue Donald Trump et même un temps laissé craindre une intervention de l’armée états-unienne.
Mais plus largement, le chef d’État s’est positionné sur tous les dossiers internationaux liés à l’oppression des faibles par les forts. De Gaza à l’extractivisme en passant par les relations avec les multinationales, depuis quatre ans, la Colombie s’érige en porte-voix des opprimés et tente de réunir dans son sillage les États désireux de rééquilibrer l’ordre mondial. Une posture morale mais aussi très stratégique, puisque depuis quatre ans, la Colombie a réussi à accueillir des événements à portée mondiale : la Cop16 sur la biodiversité à Cali, en 2024, une réunion du groupe de la Haye, dénonçant le génocide à Gaza, tenue à Bogota en juillet 2025, ou encore, du 24 au 29 avril 2026, un sommet mondial sur la sortie des énergies fossiles, à Santa Maria. Autant de réunions, sommets, rencontres qui permettent à la diplomatie colombienne de défendre le multilatéralisme, le droit international, et de sceller des alliances avec des pays dits “des Suds”.
Comment Gustavo Petro a-t-il pris les rênes de la lutte contre la guerre à Gaza ou contre les énergies fossiles ? Comment la Colombie compose-t-elle avec l’hostilité ouverte et les menaces d’intervention de Donald Trump alors qu’elle reste dépendante économiquement des États-Unis ? À l’inverse, quels liens cette diplomatie a-t-elle permis de tisser ou renforcer à l’international ? Et enfin, comment cette diplomatie de gauche résonne-t-elle sur un continent latino-américain largement repassé à droite ces dernières années ?
Julie Gacon s’entretient avec Christian Casas Garcia, docteur en histoire de l’EHESS et membre du laboratoire Mondes Américains, et Jean-Louis Martin, économiste de l’environnement et chercheur à l’IRIS.
Focus – Entre la Colombie et l’Équateur, l’escalade commerciale et diplomatique
Avec Hortense Faivre d’Arcier Flores, docteure en études latino-américaines à l’université Paris 3 et membre du SIRICE de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
En février 2026, le président équatorien Daniel Noboa annonçait l’instauration de droits de douane de 30% à l’encontre de la Colombie, justifiée selon lui par l’inaction du gouvernement de Gustavo Petro pour sécuriser leur frontière commune. Depuis, les droits de douane respectifs sont passés à 100% sur certains produits, alors que la tension monte entre les deux dirigeants qui semblent s’opposer sur tout, de la manière de lutter contre le narcotrafic à la place à accorder aux États-Unis dans la région en passant par le sort de l’ancien vice-président équatorien Jorge Glas, condamné pour corruption dans son pays, mais qualifié de prisonnier politique par la Colombie.
Références sonores
Référence musicale
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

9999999