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23 avril 2026« La France ne voulait pas donner une vraie indépendance au Sénégal » : l’histoire cachée révélée par Amina N’Diaye Leclerc, fille de Valdiodio, figure du mouvement indépendantiste
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
L'équipe éditoriale a étudié « « La France ne voulait pas donner une vraie indépendance au Sénégal » : l’histoire cachée révélée par Amina N’Diaye Leclerc, fille de Valdiodio, figure du mouvement indépendantiste » et partage son avis.
Points importants
C’est par les yeux de sa fille Amina N’Diaye Leclerc, devenue réalisatrice, que Valdiodio prend vie. Le film retrace le destin tragique de cet homme politique sénégalais, écarté du pouvoir pour avoir défendu sa propre vision de l’indépendance. Projection au Colisée de Carcassonne ce vendredi 24 avril 2026, à 20 heures.
Avec son film Valdiodio, la réalisatrice Amina N’Diaye Leclerc exhume les dessous politiques de l’indépendance du Sénégal entre trahisons, complots et luttes de pouvoir autour de son père, qui se battait pour la liberté de son pays.
« Ce film me tient à cœur, c’est l’histoire de mon père qui est liée à l’indépendance de mon pays natal, le Sénégal. C’est un récit intime, nourri des souvenirs épars que je garde de mes dix ans, lorsque le destin de mon père a basculé », détaille Amina N’Diaye Leclerc, réalisatrice et productrice.
C’est un conflit de pouvoir mais aussi de personnes
Dans les années 1950, alors que le Sénégal se battait pour son indépendance, Valdiodio, ministre de l’Intérieur puis des Finances, s’est imposé comme la figure de proue du mouvement. Prince héritier du royaume des Gelwaar, il est très apprécié par la jeunesse, « surtout après son discours », et commence à se placer comme naturel successeur du président de la République, Léopold Sédar Senghor, avec qui les relations s’enveniment peu à peu.
Accusé de tentative de coup d’État aux côtés de Mamadou Dia, alors président du Conseil, il est condamné en 1962 à croupir au bagne de Kédougou où il restera isolé pendant douze ans. « Ils voulaient arrêter Mamadou Dia, et mon père Valdiodio a été pris dans le filet. C’est un conflit de pouvoir mais aussi de personnes », détaille Amina N’Diaye Leclerc. Selon elle, à ce moment, la France ne voulait pas donner une vraie indépendance au Sénégal. « Elle voulait encore contrôler le pouvoir et d’ailleurs les gens se sont rendu compte que Senghor était manipulé ».
C’était une manière de retrouver mes racines
« Quand il a été enfermé, nous avons été contraints de nous exiler en France. J’ai été privée d’Afrique de par la condition de mon père et toute ma vie j’ai ressenti un manque, c’était comme un paradis perdu », détaille la réalisatrice. La suite de sa vie, elle la décrit comme une « hyperfixation », « dès que j’ai pu je suis retournée à Abidjan, en Côte-d’Ivoire ».
Deux documentaires plus tard, ce travail de mémoire prend une nouvelle forme avec Valdiodio, son premier long-métrage, « c’était une manière de retrouver mes racines ». Un film à découvrir au Colisée de Carcassonne ce vendredi 24 avril 2026, à 20 heures, en présence de la réalisatrice.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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