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23 avril 2026Le Liban espère prolonger le cessez-le-feu avec Israël, mais les trêves dans la région sont souvent précaires
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Le Liban espère prolonger le cessez-le-feu avec Israël, mais les trêves dans la région sont souvent précaires ».
Résumé à retenir
• L’absence dans les négociations du Hezbollah qui est accusé d’être derrière la mort de deux soldats français complique la situation.
• Les deux experts militaires interrogés par Le HuffPost pointent l’importance de la confiance que les parties ont l’une envers l’autre.
Le cessez-le-feu peut-il tenir le coup au Liban ? C’est en tout cas ce que veut croire le gouvernement libanais alors qu’une nouvelle session de pourparlers s’ouvre ce jeudi 23 avril, au niveau des ambassadeurs et sous l’égide des États-Unis. L’objectif de Beyrouth est clair : demander une prolongation d’un mois de la trêve, entrée en vigueur le 17 avril dernier et prévue pour durer dix jours.
Le pays du cèdre demandera aussi « le strict respect du cessez-le-feu et l’arrêt par Israël des opérations de dynamitage et de destruction dans les zones où il est présent », a indiqué une source officielle à l’AFP. Le président libanais, Joseph Aoun, a pour sa part affirmé que le but des futures négociations était notamment « l’arrêt total des agressions israéliennes et le retrait israélien » du Liban.
Les troupes israéliennes occupent une partie du sud du pays, tout particulièrement pilonné puisqu’il est un fief du Hezbollah. L’État hébreu, qui voit dans les islamistes Libanais pro-iraniens une menace existentielle, a affirmé avant les pourparlers de ce jeudi ne pas avoir de « désaccords sérieux » avec le Liban, et l’appelle à « travailler ensemble » contre le Hezbollah.
Ce dernier est le grand absent des négociations, auxquelles il s’est de toute façon opposé. Le mouvement islamiste est en outre accusé par Paris d’être derrière l’embuscade qui a coûté la vie à deux Casques bleus français de la Finul le 18 avril, au lendemain du début de la trêve. Alos qu’un hommage national est rendu ce jeudi à Florian Montorio, le Hezbollah a nié « avoir un lien » avec l’attaque contre les forces onusiennes, qui ont indiqué retenir la piste d’« acteurs non étatiques » – vraisemblablement le « proxy » pro-iranien.
Un manque de « bonne volonté » des différentes parties
Dans ce contexte plus que compliqué, peut-on vraiment espérer que le cessez-le-feu dure ? Deux spécialistes interrogés par Le HuffPost le 17 avril dernier, lors de son entrée en vigueur, rappelaient que les trêves dans la région ont tout pour être précaires. La présence d’acteurs « extrémistes » dans les rangs israéliens ou du Hezbollah peut compliquer le respect de la trêve, avait décrit le général Chauvancy, estimant que ces derniers n’ont « pas forcément envie de voir la paix s’installer » et peuvent chercher à « créer des incidents ».
La question du manque de « bonne volonté » des différents acteurs impliqués était aussi évoquée par Guillaume Lasconjarias, historien militaire et professeur associé à Sorbonne Université. D’après lui, le « viol systématique » des trêves à Liban et à Gaza ces dernières années montre que « très souvent les différentes parties ne s’engagent jamais pleinement dans une forme de dialogue sain et raisonnable ».
« L’acteur majeur dans la région », Israël, « n’a pas de raison de cesser la lutte » puisqu’il est « assuré du soutien quasi systématique de son parrain américain », soulignait Guillaume Lasconjarias au HuffPost. En face, les groupes comme le Hamas ou le Hezbollah ne souhaitent pas réellement et n’ont pas intérêt à entrer dans un « processus de négociation qui les conduirait à renoncer à leurs capacités », affirmait l’historien militaire.
Celui-ci relevait que l’État libanais, lui, cherche sans doute à négocier « en toute bonne foi », mais qu’il a longtemps évité la question du désarmement du Hezbollah, qu’il n’a de toute façon « pas les moyens » d’impulser.
Une question de confiance dans l’adversaire
Cet enjeu est pourtant central selon les deux spécialistes contactés par Le HuffPost. Si le Hezbollah reste un « acteur de nuisance », il pourrait décider tôt ou tard de « reprendre le combat » contre l’État hébreu, qui ne se prive jamais de répliquer brutalement, avait abondé le général Chauvancy. Plus qu’un simple « proxy » iranien, le Hezbollah conserve « sa propre agentivité » avec une « volonté d’atteindre Israël », loin d’une « optique d’apaisement », décrivait Guillaume Lasconjarias, jugeant qu’« un cessez-le-feu est particulièrement difficile dans ce cadre-là ».
L’historien militaire soulignait en outre que la différence de nature entre un État comme Israël et les groupes armés avec lesquels il s’oppose – qu’il s’agisse du Hezbollah au Liban ou du Hamas à Gaza – ne favorise pas la confiance entre les parties, et donc le respect d’un cessez-le-feu. « Ici, il n’y a pas le parallélisme des formes et le cadre diplomatique qui peuvent exister quand ce sont deux États qui négocient », expliquait-il.
« Dès lors que vous n’avez pas confiance dans le camp adverse, comment voulez-vous faire la paix ? », avait également appuyé le général Chauvancy, revenant sur la « méfiance pluri-décennale » entre les différents acteurs qui rend toute négociation « difficile à atteindre ». Le soupçon mutuel qui règne ne peut que favoriser une trêve précaire ou « paix armée », estimait-il, avec la « possibilité de reprendre le combat pour un oui ou pour un non ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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