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23 avril 2026Législatives 2024 : Canohès, Saleilles, Saint-Laurent-de-la-Salanque… les mairies nouvelles cibles du RN dans les Pyrénées-Orientales
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L'équipe éditoriale a étudié « Législatives 2024 : Canohès, Saleilles, Saint-Laurent-de-la-Salanque… les mairies nouvelles cibles du RN dans les Pyrénées-Orientales » et partage son avis.
Résumé des éléments principaux
Si le Rassemblement National rumine son échec national au second tour de ces législatives, il amplifie son ancrage dans les Pyrénées-Orientales. Ces quatre députées sortantes ont été facilement réélues. Le parti de Louis Aliot cumule des scores « astronomiques » dans de très nombreuses communes du département. De quoi attiser son appétit municipal à l’horizon 2026.
71,45 % à Pollestres, 64,98 % au Soler, 63,14 % au Barcarès, 61,95 % à Canohès, 59,66 % à Argelès, 59,31 % à Cabestany, 59,05 % à Saint-Laurent-de-la-Salanque… les scores des candidates Rassemblement national à ces législatives 2024 sur de très nombreuses communes des Pyrénées-Orientales donnent le vertige. Le vote « rurbain » plébiscite une fois de plus le RN. Cette large périphérie fait bien mieux que la ville centre Perpignan. Tout cela aiguise l’appétit de Louis Aliot. L’échelon municipal reste son maillon très faible. Le seul rendez-vous électoral local qui lui résiste. Hormis Perpignan et Baixas, depuis le ralliement de Gilles Foxonet, le RN ne dirige aucune autre municipalité. Pire, rares sont ses élus à peser dans les oppositions.
À moins de deux ans de la prochaine échéance municipale, le parti lepéniste affine ses cibles. En tête de liste, Canohès. La candidate est toute trouvée, Carla Mutti, binôme de Louis Aliot au conseil départemental, déjà opposante du maire Jean-Louis Chambon. Saint-Laurent-de-la-Salanque est aussi dans les ambitions prioritaires. La commune de la Salanque est un réservoir de voix de l’extrême droite scrutin après scrutin : 56,34 % pour Bardella aux Européennes, 59,05 % pour Anaïs Sabatini aux Législatives. La démographie de la commune, en très forte croissance ces dernières années, est une alliée. Et le maire Alain Got pourrait ne pas briguer un nouveau mandat en 2026. Saleilles est aussi dans le viseur. Argelès, et les 60 % de Michèle Martinez ce 7 juillet, devient une possibilité. Canet un peu moins.
L’assourdissant silence des maires LR
« Il existe une dynamique RN évidente », décrypte Olivier Rouquan. « Mais, l’effondrement en quelques années des Républicains dans les Pyrénées-Orientales pèse aussi », ajoute le politologue cérétan. « Il pourrait s’amplifier avec les municipales de 2026. Des élus LR vont, justement, se poser des questions sur leur positionnement ». De quoi expliquer l’assourdissant silence des maires républicains pendant ces législatives anticipées. Même lors du ralliement d’Eric Ciotti à la bardellamania. « Certains sont abasourdis, d’autres n’ont surtout pas voulu provoquer le RN et subir une candidature face à eux en 2026 », prévient un observateur.
Reste l’essentiel : des candidats crédibles. Le RN a encore payé lors des législatives la présentation de candidats ouvertement antisémites ou racistes. Provoquant la colère de Louis Aliot sur France Bleu Roussillon : « C’est le seul truc qui me rend dingue, je vais réagir dès ce lundi, j’ai une réunion avec Marine Le Pen et Jordan Bardella parce qu’effectivement ce genre de candidats ne pourra plus passer entre les mailles du filet. » Dans les Pyrénées-Orientales, le maire de Perpignan y joue sa notabilisation. Et pour l’instant, le réservoir reste maigre. Très maigre.
Ces communes RN « compatibles »
« Fautes de grives, on mange des merles ». Sans grand vivier de candidats, le RN ne peut se disperser. Du coup, des communes majeures, où il cumule également les performances électorales, ne seront pas dans son collimateur. Villeneuve-de-la-Raho en fait partie. Pollestres aussi. D’autant que le maire Jean-Charles Moriconi a appelé à voter Sophie Blanc face à l’Insoumis Francis Daspe au second tour. Le Barcarès ne laisse pas insensible les troupes de Louis Aliot, si le maire Alain Ferrand, actuellement incarcéré, est empêché en 2026. Quid de Saint-Estève ? Depuis son départ des Républicains, le maire et président de l’Agglo Robert Vila, un temps annoncé chez Horizons, reste sans point de chute. Le RN veut-il le séduire ? Le défier ? Ou instaurer un pacte de non-agression ? Une certitude, Louis Aliot, s’il est réélu à Perpignan, visera la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole. Il lui faut donc plus d’élus… et des alliés.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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