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23 avril 2026
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23 avril 2026« Les 7 boules de cristal » et la fin de la guerre : épisode 4/5 du podcast Tintin, trésors de guerre
Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Voici les éléments principaux de « « Les 7 boules de cristal » et la fin de la guerre : épisode 4/5 du podcast Tintin, trésors de guerre » pour nos lecteurs.
Points importants
À peine Hergé a-t-il achevé Le Trésor de Rackham le Rouge qu’il doit se lancer dans une nouvelle histoire. Mais la situation a changé pendant l’année 1943. La guerre, qui semblait gagnée par l’Allemagne nazie, tourne en faveur des Alliés. À la rédaction du Soir, l’atmosphère est devenue pesante. Le tirage du quotidien s’est réduit comme peau de chagrin, à cause du manque de papier, et le rédacteur en chef a renvoyé de nombreux journalistes. Hergé lui n’est pas menacé de licenciement : son petit strip quotidien de Tintin est la seule échappée qui perce la grisaille du Soir en temps de guerre. Plus que jamais, le dessinateur se réfugie dans le travail et se tient à distance des événements qui dévastent l’Europe.
À cette époque, ce qui le préoccupe le plus est de convaincre Edgar P. Jacobs de venir travailler à ses côtés. Impressionné par le dessin et les couleurs de l’album Le Rayon U, Hergé invite Jacobs dans son atelier afin qu’il l’aide à remodeler ses histoires d’avant-guerre.
Edgar P. Jacobs, un coscénariste de choix
Très vite, Hergé s’aperçoit que Jacobs est bien plus qu’un collaborateur technique. Ensemble, ils vont concevoir la plus effrayante des aventures de Tintin : Les 7 boules de cristal. Dans une joyeuse complicité, les deux hommes font des repérages, miment les scènes et discutent des dialogues. Le 2 septembre 1944, l’ex-général Alcazar explique à Tintin la véritable identité de l’Indien Chiquito. C’est la dernière chose que les lecteurs du Soir vont connaître des 7 boules de cristal.
À la fin de la guerre, Hergé sur le banc des accusés
À l’automne 1944, Hergé a 37 ans, et les deux tiers de son œuvre derrière lui. Depuis quinze ans, tout lui a souri. Mais dès la libération de Bruxelles, les accusations contre lui se multiplient. Sa photo et son adresse sont publiées dans une brochure intitulée « Galerie des traîtres ». Comme tous ceux qui ont collaboré à un journal contrôlé par l’Occupant, il est interdit de publication dans la presse. Mais l’affaire s’arrête là : le dessinateur passera une seule nuit en prison et son dossier judiciaire est classé sans suite. Sur le plan éditorial, ses difficultés seront aussi de courte durée. Dès l’automne 1945, un jeune éditeur issu de la Résistance, Raymond Leblanc, lui propose de créer un hebdomadaire appelé Tintin. Le premier numéro paraît à Bruxelles le 26 septembre 1946 et connaît un succès immédiat.
En 1983, quelques semaines avant sa mort, Hergé évoquait cette période de l’épuration comme l’expérience la plus douloureuse de sa vie. Parce que cette clémence officielle, il l’a payée sur un autre plan : les rumeurs en effet ne cesseront jamais. Ni condamné ni réellement blanchi, le dessinateur n’est jamais parvenu à comprendre les reproches qu’on lui adressait : il avait l’impression d’avoir simplement fait son travail, comme un boulanger faisait le sien.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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