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23 avril 2026Taxe Zucman, SMIC, retraite, le PS veut de « la radicalité », Charles Consigny dénonce des « mensonges »
Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Notre équipe analyse l'article « Taxe Zucman, SMIC, retraite, le PS veut de « la radicalité », Charles Consigny dénonce des « mensonges » » pour en tirer les points essentiels.
Faits marquants
L’eurodéputée PS Chloé Ridel, à l’origine du texte de 144 pages censé définir le projet du Parti socialiste pour les années à venir, a défendu ce jeudi face aux Grandes Gueules une forme de « radicalité », notamment de la part de la « puissance publique ». Car les Socialistes veulent un virage social fort et plaident pour la mise en place de la taxe Zucman et la retraite à 62 ans ».
Le Parti socialiste s’attèle au fond, en attendant de trouver son candidat pour 2027. Voilà plusieurs années que le parti à la rose est pointé du doigt, y compris par ses propres militants et responsables politiques, sur l’absence de travail programmatique, au regard notamment de celui effectué par La France Insoumise.
« Don’t act », l’eurodéputée PS Chloé Ridel a présenté mercredi le projet sur lequel elle a planché. Tous les courants du PS ont été associés à la rédaction, sachant que le texte de 144 pages doit être enrichi par les militants, qui ont six semaines pour l’amender, pour un vote avant l’été.
« Nous voulons, dans ce pays, rendre la liberté réelle pour toutes et tous. Parce qu’aujourd’hui, elle devient un luxe pour les plus riches, pour les plus puissants », explique ce jeudi au micro des Grandes Gueules Chloé Ridel. « On porte cette ambition pour une liberté réelle pour toutes et tous, qui est le contraire de ce que promet le libéralisme qui construit la domination de quelques-uns sur la vaste majorité des citoyens.
La social-démocratie laissée au placard?
Celle-ci assume tourner la page de la social-démocratie. « Le monde a changé, il y a un capitalisme de prédation, il faut donc une forme de radicalité, de la puissance publique et de la démocratie pour faire face à cela. » Au programme, des « états généraux de la justice fiscale », afin de « rétablir la progressivité dans l’impôt sur le revenu, mais aussi dans l’impôt sur le patrimoine et l’héritage ». De par son texte, le PS entend aussi faire des économies, notamment dans les « dépenses sociales ».
43 annuités de cotisation
« On veut faire de la prévention des maladies une priorité. 80% des maladies sont évitables mais seulement 4% des dépenses de santé en France sont dédiées à la prévention. Donc il faut augmenter ses dépenses pour prévenir davantage les maladies et faire des économies », développe Chloé Ridel sur RMC Story.
Sur les retraites, le texte propose « un âge légal de départ ramené à 62 ans » mais qui ne constituera « pas le critère central du système », plutôt basé sur la « durée de cotisation ». 43 annuités sera la base mais « ensuite, en fonction de la pénibilité des métiers que vous avez exercés tout au long de votre vie, vous pouvez retrancher des années », précise-t-elle.
« Simplification administrative »
« Les Français ne font plus d’enfants, donc on ne va pas faire venir des immigrés indéfiniment pour renverser ce système, en réalité on est voué à changer profondément notre système de retraite », peste Charles Consigny. « Au minimum, ce sera la retraite à 65 ans. En réalité, probablement plutôt 67 », estime l’avocat des GG. Celui-ci voit l’Etat comme symbole d’un « système qui écrase les Français ».
Le texte de 144 pages propose, notamment, une « simplification administrative, de débureaucratisation au service de l’utilité pour les gens », répond Chloé Ridel. « En clarifiant strictement en supprimant tous les doublons de compétences. Il y a beaucoup de sources d’économie dans ce qu’on propose », poursuit-elle, évoquant aussi des actions en faveur du pouvoir d’achat, avec l’augmentation des salaires et la baisse des loyers.
Retour de la taxe Zucman
Parmi les centaines de mesures, non chiffrées à ce stade, le PS veut rehausser le Smic à 1.690 euros net, instaurer la taxe Zucman de 2% sur le patrimoine des fortunes de plus de 100 millions d’euros et créer un « impôt sur les grandes successions ».
« Il ne faut pas laisser leur vie aux marchés et aux libéraux qui créent de la domination des uns sur les autres. Et donc oui, la puissance publique est nécessaire, Et oui, la puissance publique peut organiser cette liberté », assène l’élue.
Du fond mais quid de la forme pour 2027?
Lors d’un bureau national mardi soir, les opposants à Olivier Faure se sont désolidarisés, déplorant que ce projet soit présenté à la presse avant la consultation des militants. Le fond donc, en attendant la forme, puisque le PS se divise toujours autant sur la manière dont le parti doit organiser sa participation à la présidentielle de 2027, certains étant partisans d’une primaire, d’autres non et souhaitent au contraire une désignation d’un candidat avant l’été.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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