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23 avril 2026Une victime frappée au visage, un agresseur criant « C’est nous, la police »… Ce que l’on sait des accusations de violences visant deux CRS à Nice – franceinfo
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Une victime frappée au visage, un agresseur criant « C’est nous, la police »… Ce que l’on sait des accusations de violences visant deux CRS à Nice – franceinfo ».
Les faits essentiels
Deux hommes ont été filmés frappant un jeune homme au sol, samedi. Ils sont aussi accusés d’avoir volé de l’argent et le permis de la victime. Deux policiers, qui n’étaient pas en service au moment des faits, ont été placés en garde à vue mercredi.
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Deux CRS en déplacement sur la Côte d’Azur ont été placés en garde à vue pour violences et vol aggravés, mercredi 22 avril, à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant deux personnes s’en prendre violemment à un jeune homme, a annoncé le parquet de Nice. Voici ce que l’on sait de cette affaire.
Une agression par « deux individus alcoolisés »
La scène s’est déroulée samedi matin, vers 5 heures, dans le quartier de l’Ariane, à Nice. L’homme agressé, qui rentrait d’une soirée arrosée, venait de s’installer dans son véhicule devant chez lui pour « dessaouler ». Dans une plainte déposée samedi après-midi, il affirme qu’une « dispute » a éclaté « avec deux individus alcoolisés », qui pensaient avoir été insultés « alors qu’il téléphonait dans sa voiture », selon le procureur, Damien Martinelli. « Ils ont cru que je les insultais, alors que je parlais au téléphone », a témoigné la victime, jeudi, auprès de Nice-Matin.
Ne parvenant pas à dissiper le malentendu, le plaignant, âgé de 22 ans, raconte avoir tenté de prendre la fuite, en vain. Il a reçu « plusieurs coups au visage » et été « amené au sol », avant de parvenir à se relever « et à s’éloigner en traitant de ‘lâches’ les deux mis en cause », selon le parquet, rapportant les déclarations du jeune homme. Il a alors été « de nouveau frappé et amené au sol », où il a de nouveau reçu « des coups » assénés par les deux mêmes individus. L’un des hommes lui a dérobé « différents objets tombés, dont une somme de 100 euros et son permis de conduire ».
Une vidéo montrant plusieurs coups violents
Une partie de la scène a été filmée par un habitant du quartier, et la vidéo a été remise à la police, mardi, par le père de la victime, selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur. Sur ces images, rendues publiques mardi par Nice-Matin, l’homme agressé, en train de se débattre au sol, demande à un témoin d’appeler la police. « C’est nous, la police », lui répond un des agresseurs, dans ce document relayé par l’avocat du plaignant sur X.
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Des insultes et des coups supplémentaires sont échangés, avant qu’un passant ne tente de mettre fin à l’altercation, en vain. Un membre du duo, habillé en noir, se relève et assène un violent coup de pied dans le dos de la victime, pourtant presque inanimée. « Qu’est-ce qu’il a fait ? Il n’a pas voulu donner ses papiers », affirme l’autre agresseur, plus distant, au passant. « Je vais mourir », semble lâcher la victime, de nouveau insultée et frappée. « C’est bon, laisse tomber », finit par demander à l’auteur des coups l’autre membre de la paire.
Deux CRS placés en garde à vue
Les suspects, tous deux CRS, se sont présentés aux services de police, mercredi, accompagnés de leur hiérarchie, avant d’être placés en garde à vue, selon le parquet. Jeudi soir, les gardes à vue ont été prolongées. Nés en 1998 et 1999, ils étaient affectés dans une compagnie en déplacement à Nice, selon le procureur. Une source proche de l’enquête contactée par France Télévisions précise qu’ils appartiennent à la CRS 81, une compagnie habituellement cantonnée à Marseille et créée en 2023 pour lutter contre le narcotrafic et les violences urbaines. Ils n’étaient pas en service au moment des faits.
Des images de vidéosurveillance exploitées par les enquêteurs ont permis de retracer le parcours des fonctionnaires, apparus « visiblement éméchés dans la rue avant l’agression », selon cette source proche de l’enquête. L’homme mis en cause pour le vol de biens appartenant à la victime a déclaré en audition « qu’il pensait qu’il s’agissait du portefeuille de son collègue, perdu dans la bagarre », rapporte cette source. La garde à vue des deux policiers a été prolongée jeudi, et le parquet pourrait communiquer de nouveau « en fin de journée ».
Une victime sous le choc
Rencontré par Nice-Matin à sa sortie de l’hôpital, jeudi, le plaignant, prénommé Sabri, affirme avoir « des bleus, des ouvertures partout sur le corps, au dos, aux genoux, aux bras ». Il accuse aussi ses agresseurs de lui avoir arraché des poignées de cheveux alors qu’il était au sol. Sur la vidéo, l’un de ses agresseurs l’attrape par les cheveux et le traîne au sol.
« Ce qui me choque le plus, c’est que ce sont des CRS », confie-t-il. « Si ça s’était passé à l’intérieur de l’immeuble, sans témoin, ils m’auraient laissé pour mort », avance-t-il. Face à ce « déchaînement de violence », son avocat, Sefen Guez Guez, a exprimé « sa satisfaction » quant à l’action de la justice et sa « colère de voir des effectifs de police se comporter comme s’ils faisaient un safari dans les rues de Nice ».
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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